Ce qui a été demandé, compté, répondu et obtenu, aligné question par question. Avec 23 dossiers choisis, la comparaison reste descriptive : elle ne permet pas de conclure que la taille ou la durée d’un mouvement explique son résultat.
Documents
Une archive ou une photographie par mouvement, avec son crédit. Le titre ouvre le dossier.
Contexte
Demandé
La revendication principale, telle que formulée.
Compté
Chaque chiffre est attribué à son auteur. Les estimations divergentes ne sont jamais moyennées.
Unités
Changé
Le bilan de la revendication principale à la date indiquée.
Délai
Temps écoulé depuis la première demande, à la même échelle pour les deux. Une étape qui suit la demande n’en découle pas forcément.
demanderéponsedécisionapplication
Certitude
Solidité du lien entre la mobilisation et ce qui a changé.
établiprobablediscuté ou indéterminé
Toutes les demandes
Dossier
Unité commune : participants. Même unité ne veut pas dire même mesure : estimateurs, territoires et époques diffèrent. Les autres chiffres ne se comparent pas.
Monarchie absolue (Ancien Régime), en transition vers une monarchie constitutionnelle
Révolution, Insurrection, Émeute, Marche · Versailles, Paris, Campagnes de nombreuses provinces
Demandé
1789
Abolir les privilèges et les droits seigneuriaux, et fonder le pouvoir sur la nation par une constitution et une déclaration des droits.
Compté
1789
7 000 à 10 000participantsEstimation selon l'historien Loris Chavanette · 5 octobre 1789Femmes de la marche sur Versailles · Paris-Versailles
près de 900participantsEstimation selon des chercheurs · David Garrioch, d'après les listes officielles · 14 juillet 1789« Vainqueurs de la Bastille » inscrits sur les listes officielles · Paris (Bastille)
un millier environde participantsEstimation selon des chercheurs · Jean Tulard · 14 juillet 1789Assaillants de la Bastille · Paris (Bastille)
En août 1789, l'Assemblée abolit les privilèges et vote la Déclaration des droits, que le roi accepte le 5 octobre, jour de la marche des Parisiennes sur Versailles. Mais les principaux droits seigneuriaux restent dus jusqu'à leur rachat : ils ne sont supprimés sans indemnité que le 17 juillet 1793.
Délai
1789
Revendication principale : Fin des droits seigneuriaux et des privilèges
demande4 ans
Demandejuillet 1789
Vote4 août 1789 · env. 1 mois après
Réponse18 septembre 1789 · env. 3 mois après
Vote17 juillet 1793 · env. 4 ans après
Certitude
1789
Lien probable
Trois historiens consultés lient la nuit du 4 août aux révoltes et paniques rurales : pour J.-J. Clère, le recours à la force étant exclu, il fallait donner satisfaction aux paysans ; pour T. Tackett, l'impression d'un embrasement général joue un rôle déterminant ; J. Tulard présente la séance comme une conséquence de la révolte agraire. Pour 1792-1793, les sources consultées ne permettent pas d'isoler la part du refus paysan, sur lequel insiste Clère, de celle du contexte politique.
Toutes les demandes
1789
Partiellement obtenueFin des droits seigneuriaux et des privilègesPartiellement obtenue ·lien probable
ObtenueUne constitution et une déclaration des droits fondées sur la souveraineté de la nationObtenue ·lien discuté
Obtenue« Du pain et le roi » à Paris (journées des 5 et 6 octobre)Obtenue ·lien probable
Dossier
1789
24 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Le retrait des ordonnances du 25 juillet 1830, qui suspendaient la liberté de la presse, dissolvaient la Chambre élue et restreignaient le droit de vote.
Compté
1830
8 000hommes en armesEstimation selon l'encyclopédie Larousse · 28 juillet 1830Insurgés en armes face aux troupes de Marmont · Paris
12 000soldatsEstimation selon l'encyclopédie Larousse · 27 juillet 1830Troupes engagées dans la répression · Paris
504mortsDécompte officiel selon l’administration · Liste officielle des morts de Juillet · 29 juillet 1830Morts du côté des insurgés inscrits sur la liste officielle · Paris
Charles X finit par retirer les ordonnances, trop tard : il abdique le 2 août 1830, au-delà de la demande initiale. La Charte révisée du 14 août interdit la censure et retire au roi le pouvoir de suspendre les lois. Mais le corps électoral reste très étroit et la presse est de nouveau encadrée en 1835.
Délai
1830
Revendication principale : Retrait des ordonnances de Saint-Cloud
demande4 ans
Demande26 juillet 1830
Répression27 juillet 1830 · 1 jour après
Retrait30 juillet 1830 · 4 jours après
Application1er août 1830 · 6 jours après
Abrogation14 août 1830 · 19 jours après
Certitude
1830
Lien direct établi
Toutes les sources consultées présentent les ordonnances comme le déclencheur des journées de Juillet, et leur retrait est réclamé pendant les combats mêmes. Dans la lettre remise au duc d’Orléans à l’aube du 2 août, citée par Wikipédia, Charles X le nomme lieutenant général en voulant « mettre fin aux troubles » et confirme avoir « jugé convenable » de retirer ses ordonnances.
Toutes les demandes
1830
ObtenueRetrait des ordonnances de Saint-CloudObtenue ·lien direct établi
Partiellement obtenueLiberté de la presse sans censurePartiellement obtenue ·lien probable
Partiellement obtenueGarder la Chambre élue et le droit de vote, puis l'élargirPartiellement obtenue ·lien discuté
Dossier
1830
20 sources · dont 8 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Manifestation, Grève, Insurrection · Lyon, La Croix-Rousse, La Guillotière
Demandé
1831
Un tarif minimum des façons : un prix plancher payé par les fabricants pour le tissage de chaque pièce de soie.
Compté
1831
plusieurs centainesde participantsEstimation selon les musées Gadagne · 21 novembre 1831Soulèvement du 21 novembre à la Croix-Rousse · La Croix-Rousse
environ 6 000participantsEstimation selon la presse · Lyon Capitale · 25 octobre 1831Rassemblement silencieux devant la préfecture pendant la négociation · Lyon, abords de la préfecture
environ 600victimes (morts et blessés)Estimation selon les musées Gadagne et le musée d'histoire militaire de Lyon · novembre 1831Victimes des combats, deux camps confondus · Lyon et faubourgs
Accepté le 25 octobre 1831 sous l'égide du préfet, le tarif est refusé par une partie des fabricants, désavoué par le ministre, puis déclaré nul le 7 décembre 1831. Pendant et après l'insurrection, l'État décide commandes, secours et forte garnison ; le conflit reprend en 1834.
Délai
1831
Revendication principale : Un tarif minimum des façons pour les étoffes de soie
Le tarif d'octobre naît directement de la démarche des chefs d'atelier auprès du préfet, et son annulation est un acte explicite du ministre de la Guerre après la reprise de la ville. Les documents d'époque et les institutions lyonnaises concordent sur ce lien ; l'échec de la demande ne fait pas débat. Ce qui reste discuté, c'est la part de l'insurrection dans les mesures de compensation (commandes, secours, prud'hommes), que les sources lues ne relient pas explicitement à la mobilisation.
Toutes les demandes
1831
Non obtenueUn tarif minimum des façons pour les étoffes de soieNon obtenue ·lien direct établi
Dossier
1831
20 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Monarchie de Juillet (Louis-Philippe), puis gouvernement provisoire de la IIe République
Manifestation, Insurrection, Révolution · Paris, France entière
Demandé
1848
Élargir le droit de vote, réservé en 1846 à 246 000 électeurs payant un impôt minimal, puis renvoyer Guizot et en finir avec la monarchie.
Compté
1848
1 512barricadesRelevé selon le plan du colonel du génie Leblanc · février 1848Barricades élevées dans Paris en février 1848 · Paris
environ 70banquetsRelevé selon l'encyclopédie Larousse · février 1848Banquets de la campagne de 1847-1848 · France entière
une « grosse cinquantaine »de banquetsRelevé selon des chercheurs · Jacqueline Lalouette · février 1848Banquets réformistes de 1847-1848 · France entière
La monarchie tombe le 24 février ; le décret du 5 mars instaure le suffrage universel masculin. Le droit au travail n'entre pas dans la Constitution ; la fermeture des ateliers nationaux déclenche l'insurrection de juin, environ 4 000 insurgés tués selon le Larousse. La loi de 1850 ôte le vote à un tiers des électeurs.
Délai
1848
Revendication principale : Élargir le droit de vote, réservé aux plus riches
Le décret du 5 mars est pris par le gouvernement provisoire né des journées de février, et l'Assemblée nationale présente cette révolution comme née de revendications électorales. Aucun texte lu ne montre pourtant le décret ou ses auteurs se réclamer de la mobilisation. Les banquets, où se côtoyaient libéraux de la « gauche dynastique » et républicains, réclamaient une « réforme électorale et parlementaire » : le suffrage universel va au-delà, et c'est la chute du régime qui l'a rendu possible.
Toutes les demandes
1848
ObtenueÉlargir le droit de vote, réservé aux plus richesObtenue ·lien probable
ObtenueRenvoyer Guizot, puis en finir avec la monarchieObtenue ·lien direct établi
Non obtenueLe droit au travail et les ateliers nationauxNon obtenue ·lien probable
Partiellement obtenueLa liberté de réunion et de pressePartiellement obtenue ·lien probable
Dossier
1848
19 sources · dont 9 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Insurrection · Saint-Pierre (Martinique), Le Prêcheur, Martinique
Demandé
1848
La liberté immédiate, alors que l'émancipation annoncée par Paris n'était pas encore appliquée en Martinique.
Compté
1848
74 447personnes libéréesEstimation selon la presse · Martinique la 1ère · 1848Personnes libérées par l'abolition en Martinique · Martinique
33mortsEstimation selon la presse · Martinique la 1ère · 22 mai 1848Morts dans l'incendie de la maison Sanois à Saint-Pierre · Saint-Pierre
3 morts et 10 blessésEstimation selon la presse · Martinique la 1ère · mai 1848Fusillade ordonnée par le maire du Prêcheur · Le Prêcheur
Changé
1848
Obtenueau 17 octobre 2026
Le décret du 27 avril prévoyait la liberté deux mois après sa promulgation dans chaque colonie. Au lendemain du soulèvement, le 23 mai 1848, le gouverneur Rostoland abolit l'esclavage, avant l'arrivée du commissaire le 3 juin. Le principe était acquis à Paris ; selon les sources lues, la révolte en a avancé la date.
Délai
1848
Revendication principale : Liberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncée
demande4 ans
Demande22 mai 1848
Vote22 mai 1848 · le jour même
Promulgation23 mai 1848 · 1 jour après
Application25 mai 1848 · 3 jours après
Certitude
1848
Lien probable
Toutes les sources consultées lient l'arrêté du 23 mai à la révolte de la veille : pour Eric Mesnard, l'insurrection « contraignit » le gouverneur ; pour La 1ère, il agit par crainte d'une insurrection généralisée ; le Sénat le rapproche de la tension née des révoltes. Martinique la 1ère ajoute deux autres facteurs : la plaidoirie de Pory-Papy et le fait que le remplaçant du gouverneur était en mer. Le texte de l'arrêté et les rapports du gouverneur n'ont pas été lus, d'où « probable » et non « directe ». Le lien vaut pour la date de l'abolition locale, pas pour son principe, décidé à Paris.
Toutes les demandes
1848
ObtenueLiberté immédiate, sans attendre l'application de l'abolition annoncéeObtenue ·lien probable
ObtenueAbolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaisesObtenue ·lien discuté
Dossier
1848
15 sources · dont 7 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Début de la IIIe République (gouvernement d'Adolphe Thiers, installé à Versailles)
Insurrection · Paris
Demandé
1871
Que Paris se gouverne par une Commune élue, face au gouvernement de Versailles, et applique ses propres mesures sociales et laïques.
Compté
1871
229 167 votants sur 485 569 inscritsEstimation selon les résultats cités par l'encyclopédie Larousse · 26 mars 1871Votants aux élections municipales du 26 mars 1871 · Paris
6 000 à 7 500mortsEstimation selon des chercheurs · Robert Tombs, historien, 2011 · mai 1871Communards inhumés dans Paris pendant et peu après la Semaine sanglante · Paris (inhumations dans l'enceinte de la ville)
10 000 à 20 000mortsEstimation selon des chercheurs · Hélène Lewandowski, historienne, 2021 · mai 1871Bilan humain de la Commune · Paris
La Commune élue applique ses décrets à Paris : remise des loyers, séparation de l'Église et de l'État, fin du travail de nuit des boulangers. Écrasée du 21 au 28 mai 1871, elle laisse 6 000 à 7 500 morts selon Robert Tombs, 20 000 à 30 000 selon le Larousse, et 13 450 condamnations, amnistiées en partie en 1879-1880.
Délai
1871
Revendication principale : Un conseil municipal élu pour gouverner Paris
demande4 ans
Demande18 mars 1871
Application26 mars 1871 · 8 jours après
Répression21 mai 1871 · 2 mois après
Certitude
1871
Lien direct établi
La Commune est la création directe des insurgés du 18 mars et des électeurs parisiens du 26 mars. Sa disparition résulte de la reconquête militaire de Paris.
Toutes les demandes
1871
Non obtenueUn conseil municipal élu pour gouverner ParisNon obtenue ·lien direct établi
Partiellement obtenueRemettre les loyers impayés et soulager les petits débiteursPartiellement obtenue ·lien direct établi
Partiellement obtenueSupprimer le travail de nuit des ouvriers boulangersPartiellement obtenue ·lien direct établi
Partiellement obtenueSéparer l'Église et l'ÉtatPartiellement obtenue ·lien indéterminé
ObtenueAmnistier les condamnés de la CommuneObtenue ·lien discuté
Dossier
1871
20 sources · dont 11 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
La loi du 29 juin 1907 taxe le sucre de chaptalisation, moins que ne le voulaient les comités, et impose des déclarations de récolte ; arriérés d’impôts remis, dirigeants mis en liberté provisoire. La surproduction demeure. Les tirs des 19 et 20 juin à Narbonne font cinq morts selon S. Le Bras, sept selon Hérodote.
Délai
1907
Revendication principale : Une loi contre le mouillage et le sucrage des vins
demande4 ans
Demande11 mars 1907
Réponse22 mai 1907 · 2 mois après
Promulgation29 juin 1907 · 4 mois après
Application3 septembre 1907 · 6 mois après
Certitude
1907
Lien probable
Jacques Lauze présente la loi comme « la réponse de l'État » au mouvement, et Larousse comme une concession. Le travail parlementaire avait pourtant commencé avant : la commission d'enquête est instituée en janvier 1907 et la Chambre débat de la fraude dès janvier, selon Le Bras. Le mouvement a pesé sur le calendrier et le contenu de la loi, sans en être la seule cause.
Toutes les demandes
1907
Partiellement obtenueUne loi contre le mouillage et le sucrage des vinsPartiellement obtenue ·lien probable
ObtenueNe pas payer l'impôt sur des récoltes invenduesObtenue ·lien probable
ObtenueLibérer les dirigeants arrêtés en juin 1907Obtenue ·lien probable
Dossier
1907
10 sources · dont 3 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Grève, Occupation · France entière, Paris et région parisienne, Le Havre…
Demandé
1936
Hausses de salaires, respect du droit syndical et signature de contrats collectifs de travail.
Compté
1936
2 millionsde grévistesDécompte officiel selon le ministère du Travail · juin 1936Grévistes recensés par le ministère du Travail pendant la vague de grèves · France entière
deux millionsde grévistesEstimation selon l'INA (article de Florence Dartois) · 11 juin 1936Grévistes le 11 juin 1936 · France entière
deux millions de grévistes, neuf mille établissements occupésEstimation selon des chercheurs · Gérard Noiriel, historien · juin 1936Grévistes et établissements occupés, ordre de grandeur national · France entière
Le 7 juin, l'accord Matignon accorde hausses de salaires, liberté syndicale, délégués ouvriers et contrats collectifs. Suivent trois lois de juin 1936 : congés payés, 40 heures, conventions collectives. Les congés payés durent ; les 40 heures sont démantelées à partir de 1937-1938 puis rétablies en 1946.
Délai
1936
Revendication principale : Hausses de salaires et respect du droit syndical
demande4 ans
Demande11 mai 1936
Accord7 juin 1936 · 27 jours après
Applicationjuillet 1936 · env. 2 mois après
Certitude
1936
Lien direct établi
L'accord est négocié pendant les grèves et pour y mettre fin : la CGT y demande aux grévistes de reprendre le travail dès que les directions l'acceptent, et le patronat renonce aux sanctions pour faits de grève.
Toutes les demandes
1936
ObtenueHausses de salaires et respect du droit syndicalObtenue ·lien direct établi
ObtenueContrats collectifs de travail et délégués du personnelObtenue ·lien probable
Partiellement obtenueSemaine de 40 heures sans baisse de salairePartiellement obtenue ·lien discuté
ObtenueCongés annuels payésObtenue ·lien discuté
Dossier
1936
25 sources · dont 17 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
La fin du couvre-feu imposé le 5 octobre 1961 aux seuls « Français musulmans d'Algérie » de la région parisienne.
Compté
1961
environ 20 000manifestantsEstimation selon l'historienne Sylvie Thénault · 17 octobre 1961Manifestants à Paris le 17 octobre · Paris
11 538personnes détenuesDécompte officiel selon la police · Préfecture de police · 18 octobre 1961Personnes détenues selon le bilan policier du 18 octobre (4 h) · Paris et banlieue
2, puis 3mortsDécompte officiel selon la police · Préfecture de police · 18 octobre 1961Bilan officiel des morts · Paris et banlieue
La manifestation est réprimée : 11 538 détenus selon la préfecture. Morts : 2 puis 3 selon le bilan officiel, 30 à 50 selon J.-P. Brunet, 108 à 121 de fin août à octobre selon J. House et N. MacMaster. Aucun policier poursuivi. Reconnaissance par l'État en 2012 et 2021 ; l'Assemblée condamne la répression en 2024.
Délai
1961
Revendication principale : Fin du couvre-feu visant les seuls Algériens
demande4 ans
Demande17 octobre 1961
Répression17 octobre 1961 · le jour même
Répression18 octobre 1961 · 1 jour après
Certitude
1961
Lien indéterminé
Aucune source consultée ne date la levée du couvre-feu ni ne la relie à la manifestation. On ne peut donc établir aucun lien entre la mobilisation et la fin de la mesure.
Toutes les demandes
1961
IndéterminéeFin du couvre-feu visant les seuls AlgériensIndéterminée ·lien indéterminé
Non obtenueEnquête sur la répression et poursuites contre les responsablesNon obtenue ·lien discuté
Partiellement obtenueReconnaissance officielle de la répressionPartiellement obtenue ·lien discuté
Dossier
1961
17 sources · dont 6 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Manifestation, Grève, Occupation, Émeute · France entière, Paris, Nanterre…
Demandé
1968
Pour les étudiants, la fin de la répression et une autre université ; pour les grévistes, de meilleurs salaires et le droit syndical dans l'entreprise.
Compté
1968
environ 7 millionsde grévistesEstimation selon l'historienne Michelle Zancarini-Fournel · mai 1968Grévistes au plus fort de la grève (fin mai) · France entière
de 6 à plus de 11 millionsde grévistesEstimation selon le site Acrimed · mai 1968Fourchette des estimations publiées (estimateurs non identifiés) · France entière
171 000manifestantsEstimation selon la police · Préfecture de police · 13 mai 1968Manifestation du 13 mai à Paris · Paris
Le SMIG est relevé d'environ 35 % au 1er juin 1968, une loi de décembre 1968 reconnaît la section syndicale d'entreprise et la loi Faure réforme l'université. Mais le constat de Grenelle n'est jamais signé, et les gaullistes sortent renforcés des élections de juin 1968.
Délai
1968
Revendication principale : Réouverture de la Sorbonne et fin des poursuites contre les étudiants
demande4 ans
Demande6 mai 1968
Réponse11 mai 1968 · 5 jours après
Répression12 juin 1968 · 37 jours après
Certitude
1968
Lien probable
Les annonces du 11 mai interviennent au lendemain de la nuit des barricades et répondent aux revendications portées par l'UNEF et le SNESup ; les sources consultées convergent sur ce lien. Les intentions de Pompidou (apaisement ou calcul) ne sont pas établies ici.
Toutes les demandes
1968
Partiellement obtenueRéouverture de la Sorbonne et fin des poursuites contre les étudiantsPartiellement obtenue ·lien probable
ObtenueHausse des salaires et du salaire minimum (SMIG)Obtenue ·lien direct établi
ObtenueDroit syndical dans l'entrepriseObtenue ·lien probable
Manifestation, Marche, Occupation · Causse du Larzac (Aveyron), Millau, Rodez…
Demandé
1971-1981
Empêcher l'extension du camp militaire du Larzac, qui menaçait d'expropriation une centaine d'exploitations agricoles.
Compté
1971-1981
plus de 60 000participantsEstimation selon l'historien Pierre-Marie Terral · août 1973Premier grand rassemblement d'été sur le plateau · Causse du Larzac (Rajal del Gorp)
environ 6 000manifestantsEstimation auteur du comptage non précisé · 6 novembre 1971Rassemblement de Millau · Millau
10 000 à 20 000manifestantsEstimation auteur du comptage non précisé · 14 juillet 1972Accueil des tracteurs du Larzac à Rodez · Rodez
François Mitterrand, qui l'avait promis, abandonne le projet en 1981 (le 3 juin en Conseil des ministres, selon l'historien Pierre-Marie Terral). L'État garde environ 6 300 hectares achetés pour le projet et les confie en 1985 à une société de paysans. Le camp couvre encore 3 000 hectares en 2013.
Délai
1971-1981
Revendication principale : Abandon de l'extension du camp militaire
demande4 ans
Demande6 novembre 1971
Réponse26 décembre 1972 · 14 mois après
Accord24 février 1981 · 9,3 ans après
Retrait3 juin 1981 · 9,6 ans après
Certitude
1971-1981
Lien probable
L'abandon répond exactement à la revendication. François Mitterrand avait promis aux paysans d'annuler le projet s'il était élu, et il présente sa décision comme une promesse tenue. Mais elle suit une alternance électorale, et les élus locaux comme une majorité d'agriculteurs venaient d'accepter un compromis. Pierre-Marie Terral reprend la formule de Jean Chesneaux : les paysans ont été « sauvés par le gong », mais il fallait tenir jusque-là.
Toutes les demandes
1971-1981
ObtenueAbandon de l'extension du camp militaireObtenue ·lien probable
Partiellement obtenueGarder les terres à ceux qui les travaillentPartiellement obtenue ·lien probable
Dossier
1971-1981
16 sources · dont 11 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
L'égalité des droits et la fin des crimes racistes ; sur le parcours est réclamée une carte unique de séjour et de travail de dix ans pour les étrangers.
Compté
1983
environ 100 000manifestantsEstimation selon L'Humanité du 5 décembre 1983 · 3 décembre 1983Défilé d'arrivée à Paris · Paris, de la Bastille à Montparnasse
une quinzainede marcheurs au départEstimation selon le Musée national de l'histoire de l'immigration · 15 octobre 1983Groupe au départ de Marseille · Marseille
32marcheurs au départEstimation selon la presse · INA : notice du reportage de FR3 Rhône-Alpes du 3 décembre 1983 et page « Au cœur de la marche des Beurs » · 15 octobre 1983Marcheurs au départ selon l'INA · Marseille
La loi du 17 juillet 1984 crée une carte de résident de dix ans, renouvelable de plein droit. Elle n'est pas accordée à tous : certaines catégories l'obtiennent de plein droit, les autres peuvent la demander après trois ans de résidence régulière. Ses conditions sont resserrées dès 1986.
Délai
1983
Revendication principale : Une carte unique de séjour et de travail valable dix ans
demande4 ans
Demande25 octobre 1983
Réponse3 décembre 1983 · 39 jours après
Vote25 mai 1984 · 7 mois après
Promulgation17 juillet 1984 · 9 mois après
Application19 juillet 1984 · 9 mois après
Certitude
1983
Lien probable
Le soir même de l'arrivée de la Marche, la délégation reçue à l'Élysée obtient la garantie d'une carte de dix ans (INA, Mogniss H. Abdallah), et la loi de 1984 reprend cette durée. Mais le lien est établi par l'INA et par des acteurs de la Marche (Abdallah, Christian Delorme), pas par la loi elle-même. Le musée ne rapporte qu'une « rumeur » sur l'intérêt de l'Élysée pour la banderole de Valence. L'exposé des motifs et les débats parlementaires n'ont pas été lus.
Toutes les demandes
1983
Partiellement obtenueUne carte unique de séjour et de travail valable dix ansPartiellement obtenue ·lien probable
IndéterminéeJustice face aux crimes racistes et aux violences policièresIndéterminée ·lien indéterminé
Dossier
1983
17 sources · dont 9 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Image générée par IA (ChatGPT, OpenAI), 2026-10-25 · Illustration IA, pas une archive
Contexte
1984
Ve République
Manifestation · Paris, Versailles, Bordeaux…
Demandé
1984
Abandon du projet de loi Savary, perçu par les défenseurs de l'enseignement privé (« école libre ») comme une menace pour son autonomie.
Compté
1984
plus d'un millionde manifestantsEstimation selon le journal Antenne 2 Midi · 24 juin 1984Manifestation pour l'enseignement privé, Paris, 24 juin 1984 · Paris
un million et demide manifestantsEstimation chiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur, sans attribution · 24 juin 1984Manifestation pour l'enseignement privé, Paris, 24 juin 1984 · Paris
environ un millionde manifestantsEstimation chiffre cité par l'historien Jean-Marie Mayeur, sans attribution · avril 1984Manifestations laïques d'avril 1984 dans les départements · France entière (départements)
Changé
1984
Obtenueau 17 octobre 2026
Dix-huit jours après le défilé parisien du 24 juin 1984, François Mitterrand annonce un nouveau projet de loi limité, ce qui revient à abandonner le texte Savary. Le ministre puis le gouvernement Mauroy démissionnent le 17 juillet. Le « service public unifié et laïque » promis en 1981 n'est pas créé.
Délai
1984
Revendication principale : Abandon du projet de loi Savary sur l'enseignement privé
demande4 ans
Demande4 mars 1984
Vote24 mai 1984 · 3 mois après
Retrait12 juillet 1984 · 4 mois après
Certitude
1984
Lien probable
L'abandon suit de dix-huit jours le défilé parisien, et l'historien Jean-Marie Mayeur, écrivant en 1985, présente le retrait comme la « conséquence de la manifestation du 24 juin ». Mais l'allocution du 12 juillet ne mentionne pas les manifestations : le président présente sa décision comme un choix institutionnel (référendum sur les libertés publiques). Le lien est très probable, sans être reconnu officiellement ; une lecture d'historien seule ne suffit pas à le dire direct.
Toutes les demandes
1984
ObtenueAbandon du projet de loi Savary sur l'enseignement privéObtenue ·lien probable
Non obtenueCréation d'un service public unifié et laïque de l'éducation (camp laïque)Non obtenue ·lien discuté
Dossier
1984
26 sources · dont 18 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Image générée par IA (ChatGPT, OpenAI), 2026-10-25 · Illustration IA, pas une archive
Contexte
1995
Ve République
Grève, Manifestation · France entière, Paris, Île-de-France
Demandé
1995
Retrait du « plan Juppé » : réforme des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux, réforme de la Sécurité sociale, contrat de plan de la SNCF.
Compté
1995
2 millionsde manifestantsEstimation selon les syndicats · 12 décembre 1995Manifestations du 12 décembre · France entière
55 % de grévistesEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 10 octobre 1995Grève de la fonction publique du 10 octobre (avant le plan) · Fonction publique, France entière
plus de 100 000étudiants et lycéensEstimation chiffre rapporté par l'Encyclopædia Universalis, estimateur non précisé · 21 novembre 1995Journée nationale étudiante du 21 novembre · Paris et province
Les 10 et 11 décembre 1995, le gouvernement renonce à toucher aux régimes spéciaux de retraite puis enterre le contrat de plan SNCF ; un mois après la présentation du plan Juppé, il renonce à sa réforme des retraites. Le volet Sécurité sociale est maintenu : ordonnances et révision constitutionnelle de 1996.
Délai
1995
Revendication principale : Retrait de la réforme des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciaux
demande4 ans
Demande15 novembre 1995
Réponse29 novembre 1995 · 14 jours après
Retrait10 décembre 1995 · 25 jours après
Certitude
1995
Lien probable
Le recul intervient en pleine grève des transports, après seize jours de conflit selon le JDD, et porte précisément sur la revendication des grévistes des entreprises publiques. L'INA décrit un gouvernement « au pied du mur » face à la grève. Dans sa thèse (2024, lue en résumé), Rémi Azemar parle d'une « victoire limitée des grévistes ». Aucune déclaration officielle de 1995 n'a été consultée pour connaître les motifs avancés par le gouvernement.
Toutes les demandes
1995
ObtenueRetrait de la réforme des retraites des fonctionnaires et des régimes spéciauxObtenue ·lien probable
ObtenueAbandon du contrat de plan État-SNCF 1996-2000Obtenue ·lien probable
Non obtenueRetrait du plan de réforme de la Sécurité socialeNon obtenue ·lien indéterminé
Dossier
1995
20 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Retrait du projet Fillon, qui porte de 37,5 à 40 ans la durée de cotisation des fonctionnaires, et maintien de 37,5 annuités pour tous.
Compté
2003
environ 350 000manifestantsEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 1er février 2003Manifestation unitaire du 1er février · France entière
environ 400 000manifestantsEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 3 avril 2003Manifestations du 3 avril · Grandes villes de France
environ 1,5 millionde manifestantsEstimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine · 13 mai 2003Journée de grève et de manifestations du 13 mai · France entière
La loi du 21 août 2003 garde son cœur : 40 ans de cotisation pour les fonctionnaires d'ici 2008, puis 41 ans prévus pour tous en 2012. Le 15 mai, un relevé de décisions accepté par la CFDT et la CFE-CGC ajoute des mesures d'accompagnement. Le 10 juin, l'État renonce à décentraliser trois métiers de l'Éducation.
Délai
2003
Revendication principale : Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tous
demande4 ans
Demande3 avril 2003
Réponse7 mai 2003 · 34 jours après
Accord15 mai 2003 · 42 jours après
Vote24 juillet 2003 · 4 mois après
Promulgation21 août 2003 · 5 mois après
Certitude
2003
Lien indéterminé
La demande principale n'a pas été satisfaite : il n'y a pas de mesure à attribuer à la mobilisation sur ce point. L'allongement de la durée de cotisation est voté tel qu'annoncé en avril.
Toutes les demandes
2003
Non obtenueRetrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tousNon obtenue ·lien indéterminé
Partiellement obtenueOuverture de « vraies négociations » sur le projetPartiellement obtenue ·lien discuté
Partiellement obtenueAbandon du transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationalePartiellement obtenue ·lien probable
Dossier
2003
18 sources · dont 10 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Promulgué le 31 mars 2006, le CPE reste en suspens : le président demande qu'aucun contrat ne soit signé avant une loi modificative. La loi du 21 avril le remplace par des aides à l'embauche de jeunes en difficulté. Le reste de la loi pour l'égalité des chances reste en vigueur.
Délai
2006
Revendication principale : Retrait du contrat première embauche
demande4 ans
Demande7 février 2006
Vote10 février 2006 · 3 jours après
Réponse30 mars 2006 · 51 jours après
Promulgation31 mars 2006 · 52 jours après
Abrogation21 avril 2006 · 2 mois après
Certitude
2006
Lien direct établi
La loi du 21 avril et l'exposé des motifs de la proposition UMP ne parlent que du « débat suscité par l'article 8 ». Mais le Premier ministre lie lui-même le remplacement à la crise : le 10 avril, il juge que les conditions de « confiance » et de « sérénité » ne sont pas réunies ; devant l'Assemblée (compte rendu publié au Journal officiel du 12 avril), il dit qu'il « fallait sortir de la crise », évoque la sécurité des jeunes, les examens menacés et le « blocage ». La pression des responsables de la majorité et la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont aussi pesé sur la forme de la sortie de crise.
Toutes les demandes
2006
ObtenueRetrait du contrat première embaucheObtenue ·lien direct établi
Non obtenueRetrait de l'ensemble de la loi pour l'égalité des chancesNon obtenue ·lien indéterminé
Dossier
2006
21 sources · dont 12 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Retrait du projet de loi ouvrant le mariage, et donc l'adoption, aux couples de personnes de même sexe.
Compté
2012-2013
340 000manifestantsEstimation selon la préfecture de police de Paris · 13 janvier 2013Manifestation nationale contre le projet de loi, 13 janvier 2013 · Paris
60 000manifestantsEstimation selon la police · 16 décembre 2012Manifestation pour le mariage des couples de même sexe, 16 décembre 2012 · Paris
150 000manifestantsEstimation selon les organisateurs · 16 décembre 2012Manifestation pour le mariage des couples de même sexe, 16 décembre 2012 · Paris
La loi est adoptée définitivement le 23 avril 2013, jugée conforme à la Constitution et promulguée le 17 mai ; le premier mariage a lieu le 29 mai. La PMA, laissée hors de la loi puis du projet sur la famille reporté en 2014, est ouverte aux couples de femmes en 2021.
Délai
2012-2013
Revendication principale : Retrait du projet de loi sur le mariage des couples de même sexe
demande4 ans
Demande17 novembre 2012
Vote12 février 2013 · 3 mois après
Réponse17 mai 2013 · 6 mois après
Promulgation17 mai 2013 · 6 mois après
Application29 mai 2013 · 6 mois après
Certitude
2012-2013
Lien indéterminé
La demande n'a pas abouti. Les sources consultées ne montrent aucune modification du principe du texte qui puisse être rattachée aux manifestations : le Sénat a modifié certains articles, mais aucune source lue ne lie ces changements à la rue.
Toutes les demandes
2012-2013
Non obtenueRetrait du projet de loi sur le mariage des couples de même sexeNon obtenue ·lien indéterminé
Non obtenueRefus de l'adoption par les couples de même sexeNon obtenue ·lien indéterminé
Non obtenueUn référendum ou une consultation avant le voteNon obtenue ·lien indéterminé
Non obtenueUne « clause de conscience » pour les mairesNon obtenue ·lien indéterminé
Non obtenuePas de PMA pour les couples de femmesNon obtenue ·lien discuté
Dossier
2012-2013
28 sources · dont 13 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Supprimer l'écotaxe poids lourds, une taxe au kilomètre sur les camions, alors que l'agroalimentaire breton supprime des emplois.
Compté
2013-2014
entre 15 000 et 30 000manifestantsEstimation selon l'AFP · 2 novembre 2013Rassemblement de Quimper (fourchette de l'AFP) · Quimper
plus de 20 000manifestantsEstimation selon l'Agence Bretagne Presse · 2 novembre 2013Rassemblement de Quimper · Quimper
environ 30 000manifestantsEstimation selon les organisateurs · Christian Troadec, porte-parole du collectif, cité par l'Agence Bretagne Presse · 30 novembre 2013Rassemblement de Carhaix · Carhaix-Plouguer
L'écotaxe est suspendue le 29 octobre 2013, trois jours après les heurts de Pont-de-Buis. Elle est abandonnée en octobre 2014, après l'échec d'une version réduite, puis abrogée au 1er janvier 2017. Les demandes sur l'emploi et sur les pouvoirs de la Bretagne n'ont pas abouti de façon mesurable.
Délai
2013-2014
Revendication principale : Supprimer l'écotaxe poids lourds
demande4 ans
Demande2 août 2013
Réponse29 octobre 2013 · 3 mois après
Promulgation8 août 2014 · 12 mois après
Retrait9 octobre 2014 · 14 mois après
Application30 octobre 2014 · 15 mois après
Abrogation29 décembre 2016 · 3,4 ans après
Certitude
2013-2014
Lien probable
La suspension de 2013 est liée aux protestations bretonnes par des sources convergentes : la Cour des comptes écrit qu'elle a été « prise sous la pression », dans l'espoir d'apaiser les manifestations ; l'AFP la situe après les heurts du samedi précédent en Bretagne ; le rapporteur de la mission de l'Assemblée nationale dit que les contestations bretonnes y ont conduit ; le Sénat évoque des « considérations d'ordre public ». Mais l'abandon d'octobre 2014 suit les oppositions au péage de transit, que la ministre constate devant les transporteurs, et un désaccord au sein du gouvernement. Le Sénat estime en outre que la taxe ne pouvait pas démarrer au 1er janvier 2014, même sans suspension.
Un rattrapage de l'État en Guyane : sécurité, santé, écoles, justice, routes, et des moyens financiers à la hauteur des besoins du territoire.
Compté
2017
des milliers de personnesEstimation selon les signataires de l'accord de Guyane · 28 mars 2017Marches du 28 mars 2017 · Guyane (deux marches)
environ 10 000manifestantsEstimation selon la presse · France 24 · 28 mars 2017Marches du 28 mars 2017 (Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni) · Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni
Changé
2017
Partiellement obtenueau 17 octobre 2026
L'accord du 21 avril 2017 confirme un plan d'urgence de 1,086 milliard d'euros et promet seulement d'examiner 2,1 milliards de plus. En 2019, sur les seules clauses financières, la Cour des comptes juge l'effort de l'État « significatif, quoiqu'incomplet » ; la cession promise de terres n'avait pas eu lieu.
Délai
2017
Revendication principale : Un plan de rattrapage : sécurité, santé, écoles, justice, routes
demande4 ans
Demande23 mars 2017
Réponse31 mars 2017 · 8 jours après
Accord21 avril 2017 · 29 jours après
Application23 octobre 2017 · 7 mois après
Certitude
2017
Lien direct établi
Le plan d'urgence est adopté pendant le blocage, puis repris dans un accord signé par le collectif lui-même. Le préambule de l'accord cite les marches du 28 mars. La Cour des comptes écrit que les mouvements sociaux de mars 2017 ont conduit l'État et les acteurs locaux à adopter ce plan.
Toutes les demandes
2017
Partiellement obtenueUn plan de rattrapage : sécurité, santé, écoles, justice, routesPartiellement obtenue ·lien direct établi
La hausse des taxes sur les carburants prévue pour 2019 est supprimée en décembre 2018. Une loi d'urgence et un décret augmentent le revenu des salariés modestes et de retraités. Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) n'est pas créé : en octobre 2026, l'article 11 de la Constitution n'a pas changé depuis 2008.
Délai
2018-2019
Revendication principale : Annuler la hausse des taxes sur les carburants
demande4 ans
Demande17 novembre 2018
Réponse4 décembre 2018 · 17 jours après
Vote19 décembre 2018 · 32 jours après
Promulgation28 décembre 2018 · 41 jours après
Certitude
2018-2019
Lien probable
Les membres de l'exécutif cités dans les sources lues ne relient pas explicitement le recul au mouvement ; le recul intervient en pleine mobilisation, trois jours avant un samedi d'action redouté, et la dépêche AFP du 5 décembre le présente comme une réponse au mouvement. Le Conseil des prélèvements obligatoires place lui aussi la composante carbone « au cœur » du mouvement et rappelle que la hausse des taxes s'ajoutait en 2018 à celle des prix du pétrole hors taxes.
Toutes les demandes
2018-2019
ObtenueAnnuler la hausse des taxes sur les carburantsObtenue ·lien probable
Partiellement obtenueAméliorer le pouvoir d'achat des salariés modestes et des retraitésPartiellement obtenue ·lien direct établi
Non obtenueCréer un référendum d'initiative citoyenne (RIC)Non obtenue ·lien probable
Non obtenueRétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)Non obtenue ·lien indéterminé
Dossier
2018-2019
30 sources · dont 14 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Manifestation, Grève · France entière, Paris, Marseille…
Demandé
2023
Renoncer au report de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans et à l'allongement accéléré de la durée de cotisation.
Compté
2023
1,09 millionde manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 23 mars 2023Neuvième journée, 23 mars 2023 · France entière
1,12 millionde manifestantsEstimation selon le ministère de l'Intérieur · 19 janvier 2023Première journée, 19 janvier 2023 · France entière
plus de 2 millionsde grévistes ou manifestantsEstimation selon les organisateurs · Intersyndicale nationale · 19 janvier 2023Première journée, 19 janvier 2023 · France entière
Loi promulguée le 14 avril 2023 ; l'âge légal monte dès le 1er septembre 2023. Fin 2025, à la demande du Parti socialiste, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 décale ce calendrier d'un trimestre : 64 ans pour la génération 1969 au lieu de 1968. Au 17 octobre 2026, les 64 ans restent dans la loi.
Délai
2023
Revendication principale : Maintenir l'âge légal de départ à 62 ans
demande4 ans
Demande19 janvier 2023
Vote20 mars 2023 · 2 mois après
Réponse14 avril 2023 · 3 mois après
Promulgation14 avril 2023 · 3 mois après
Application1er septembre 2023 · 7 mois après
Application1er septembre 2026 · 3,6 ans après
Certitude
2023
Lien indéterminé
Le report n'a pas été retiré malgré la mobilisation. Le décalage de 2025 est présenté par les sources consultées comme une condition posée par le Parti socialiste pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, et comme une demande de la CFDT, membre de l'intersyndicale de 2023. Aucune source consultée ne le relie directement aux manifestations de 2023.
Toutes les demandes
2023
Non obtenueMaintenir l'âge légal de départ à 62 ansNon obtenue ·lien indéterminé
Non obtenueRenoncer à l'accélération de la hausse de la durée de cotisationNon obtenue ·lien indéterminé
Dossier
2023
29 sources · dont 12 textes officiels, archives ou institutions · contre-vérifié
Mieux vivre de leur travail : moins de charges et de normes, respect des lois Egalim sur les prix, aides d'urgence aux éleveurs.
Compté
2024
17 500agriculteurs mobilisés, sur 113 blocagesEstimation selon les renseignements territoriaux · 26 janvier 2024Vendredi 26 janvier 2024 · France entière
1 710agriculteurs mobilisés, sur 25 blocagesEstimation selon les renseignements territoriaux · 29 janvier 2024Lundi 29 janvier 2024, mi-journée · France entière
30 départements et 16 autoroutesRelevé selon la police · Gendarmerie nationale, citée par franceinfo · 29 janvier 2024Lundi 29 janvier 2024 : territoire touché · France entière
Le gouvernement renonce à la hausse de la taxe sur le gazole agricole, verse des aides d'urgence et suspend le plan Écophyto. Selon un rapporteur du Sénat, plus de 3 000 demandes ont abouti à 70 engagements. Des lois suivent en 2025 et 2026, aux causes plus larges. Leur effet sur le revenu agricole n'est pas établi.
Délai
2024
Revendication principale : Renoncer à la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricole
demande4 ans
Demandejanvier 2024
Réponse26 janvier 2024 · env. 1 mois après
Certitude
2024
Lien direct établi
La mesure est annoncée par le Premier ministre lui-même, sur un barrage, en réponse à la mobilisation. Le rapport du Sénat range ces mesures parmi les engagements nés du mouvement du début de 2024. Le texte de la loi de finances pour 2025 n'a pas été lu directement.
Toutes les demandes
2024
ObtenueRenoncer à la hausse de la taxe sur le gazole non routier agricoleObtenue ·lien direct établi
IndéterminéeFaire respecter les lois Egalim sur la formation des prixIndéterminée ·lien probable
Partiellement obtenueVerser rapidement des aides d'urgence aux éleveurs et aux filières en crisePartiellement obtenue ·lien direct établi
Au 25 octobre 2026, aucune mesure ne répond aux revendications sur la vie chère ou les salaires ; le gouvernement promet de modifier Parcoursup et reçoit les lycéens le 26. Deuxième journée le 24 octobre, moins violente. Nouvelles dates annoncées : 31 octobre et 5 novembre.
Prochain rendez-vous annoncé : 26 octobre 2026, Organisations lycéennes et étudiantes reçues à Matignon. Pas encore advenu au 25 octobre 2026.
Délai
2026
Revendication principale : Contre la vie chère et la hausse du prix des carburants
demande4 ans
Demande7 septembre 2026
Réponse7 octobre 2026 · 30 jours après
Réponse21 octobre 2026 · 44 jours après
En coursau 25 octobre 2026
Certitude
2026
Lien indéterminé
Les mesures sur le gazole et l'électricité datent du 7 octobre, dix jours avant la manifestation, alors que l'appel circulait déjà et au lendemain d'une journée lycéenne. Elles ne peuvent pas être présentées comme une conséquence de la journée du 17 octobre, et la source lue ne dit pas si elles visaient à la désamorcer. Après la journée, aucune mesure sur les prix n'est prise à la date du 22 octobre.
Toutes les demandes
2026
En coursContre la vie chère et la hausse du prix des carburantsEn cours au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé
En coursDes moyens pour les lycées et une réforme de ParcoursupEn cours au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé
En coursHausse des salaires et du Smic (syndicats)En cours au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé
Non obtenueDémission d'Emmanuel MacronNon obtenue au 25 octobre 2026 ·lien indéterminé
Dossier
2026
36 sources · dont 1 texte officiel, archive ou institution · contre-vérifié