from1789
Vue en plongée de la forteresse de la Bastille, avec ses hautes tours, entourée d'une foule armée de fusils et de canons qui tire vers les murailles ; des corps gisent sur le pavé.
Document d’époque Le siège de la Bastille, gouache de Claude Cholat, témoin de l'événement, réalisée peu après le 14 juillet 1789. Une inscription le présente comme « l'un des vainqueurs de la Bastille ».Claude Cholat, Peu après 1789 · Domaine public : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

La Révolution · 5 mai – 6 octobre 1789 · Versailles, Paris, Campagnes de nombreuses provinces

Été 1789 : des états généraux aux journées d'octobre

Députés à Versailles, insurgés parisiens et paysans révoltés mettent fin en quelques mois aux et à la monarchie absolue.

Au pouvoir

, roi de France, puis roi des Français depuis 1774

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Abolir les et les , et fonder le pouvoir sur la nation par une constitution et une déclaration des droits.

Combien ils étaient

7 000 à 10 000 participants

Estimation selon l'historien Loris Chavanette

6 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Partiellement obtenue

2 demandes obtenues, 1 en partie, sur 3

En août 1789, l'Assemblée abolit les et vote la Déclaration des droits, que le roi accepte le 5 octobre, jour de la marche des Parisiennes sur Versailles. Mais les principaux restent dus jusqu'à leur  : ils ne sont supprimés sans indemnité que le 17 juillet 1793.

Changement : texte adopté env. 1 mois après la demande de juillet 1789

Ce qui était en jeu

3 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Fin des et des

    Dans les campagnes, les révoltes de l'été 1789 visent les seigneurs et leurs droits. À Versailles, l'Assemblée y répond par l'abolition des , des provinces et des villes.

    Partiellement obtenue

    Partielle à l'issue de la mobilisation de 1789 : partielle en 1789 : et , et sont supprimés ; les sont abolies en principe mais restent perçues jusqu'à leur remplacement ; les pesant sur la terre restent dus jusqu'à . Leur abolition sans indemnité n'intervient que le 17 juillet 1793. L'abolition sans indemnité n'intervient que le 17 juillet 1793, sous la , dans un autre contexte politique.

  2. Une constitution et une déclaration des droits fondées sur la souveraineté de la nation

    Le 20 juin 1789, les députés jurent de ne pas se séparer avant d'avoir établi une constitution. L'idée de la faire précéder d'une déclaration des droits aboutit à la Déclaration du 26 août.

    Obtenue

    La Déclaration est votée le 26 août 1789 et acceptée par le roi le 5 octobre. La Constitution est achevée et acceptée par le roi le 14 septembre 1791.

  3. « Du pain et le roi » à Paris (journées des 5 et 6 octobre)

    Les Parisiennes qui marchent sur Versailles le 5 octobre réclament du pain et le retour du roi à Paris. Une partie de la les rejoint.

    Obtenue

    Les manifestantes obtiennent un décret sur les subsistances et des charrettes de pain ; le roi accepte la Déclaration le 5 octobre et s'installe aux Tuileries le 6. L'Assemblée le suit : elle siège à Paris à partir du 19 octobre.

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Ouverture des états généraux à Versailles

    Les députés des se réunissent dans la salle des Menus-Plaisirs.

  2. Le tiers état se proclame Assemblée nationale

    Rejoint par une partie du clergé, il revendique de représenter la nation.

  3. Serment du Jeu de paumeMobilisation · Une constitution et une déclaration des droits fondées sur la souveraineté de la nation

    Les députés jurent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume.

  4. Renvoi du ministre Necker

    Renvoi daté du 11 juillet par J. Tulard et le Larousse ; selon le site de l', la nouvelle provoque l'émoi à Paris le 12, avec des orateurs au Palais-Royal.

  5. Prise des Invalides puis de la Bastille

    La forteresse capitule vers 17 heures ; le gouverneur de Launay est tué.

  6. Le roi reconnaît Bailly maire et La Fayette commandant

    La veille, il a rappelé Necker.

  7. Début de la Grande Peur dans les campagnes

    Les paniques se propagent jusqu'au 6 août environ, mêlées à des révoltes agraires.

  8. Nuit du 4 août : renonciation aux privilègesDécision : vote · Fin des droits seigneuriaux et des privilèges

    La séance du soir se prolonge tard dans la nuit ; les articles sont adoptés à l'unanimité.

  9. Décret « détruisant entièrement le régime féodal »Demande satisfaite · Fin des droits seigneuriaux et des privilèges

    Une partie des droits reste due jusqu'au .

  10. Déclaration des droits de l'homme et du citoyenDemande satisfaite · Une constitution et une déclaration des droits fondées sur la souveraineté de la nation

    Dix-sept articles précédés d'un préambule.

  11. Marche des Parisiennes sur VersaillesDécision : accord · Une constitution et une déclaration des droits fondées sur la souveraineté de la nationMobilisation · « Du pain et le roi » à Paris (journées des 5 et 6 octobre)Demande satisfaite · « Du pain et le roi » à Paris (journées des 5 et 6 octobre)

    Le roi accepte la Déclaration et les articles de constitution.

  12. La famille royale s'installe à ParisDécision : application · « Du pain et le roi » à Paris (journées des 5 et 6 octobre)

    Le roi quitte Versailles pour les Tuileries ; l'Assemblée le suit et siège à Paris à partir du 19 octobre.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

InterprétationL'été 1789 combine une révolution politique, menée par des députés à Versailles, et des mobilisations populaires, urbaines à Paris et rurales dans les provinces. Pour Timothy Tackett, l'impression d'un embrasement des campagnes joue un rôle déterminant dans la nuit du 4 août, même si les régions touchées par les révoltes étaient sans doute environ dix fois moins étendues que celles de la . Pour Jean-Jacques Clère, l'Assemblée, ne pouvant recourir à la force, devait donner satisfaction aux paysans.

InterprétationL'abolition de 1789 reste en grande partie théorique pour les paysans : les droits pesant sur la terre doivent être rachetés à un prix élevé. Selon J.-J. Clère, les paysans rejettent à peu près systématiquement le principe du , les refus de payer s'étendent, et l'abolition sans indemnité n'arrive qu'en 1792-1793. Il souligne que les paysans eurent conscience de ne devoir cette victoire qu'à eux-mêmes.

InterprétationLes causes de la restent débattues. L'historien Georges Lefebvre y voyait la croyance en un « complot aristocratique ». Timothy Tackett propose plutôt une peur de l'effondrement de l'. Une étude parue dans Nature en 2025 modélise sa propagation de ville en ville le long des routes et la relie à des facteurs comme le prix du blé ou le régime de propriété : les auteurs y voient une réaction en partie rationnelle, lecture que des historiens discutent.

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 2 images

Louis XVI réunit les à Versailles à partir du 5 mai 1789 pour répondre à une grave crise. Le 17 juin, les députés du , rejoints par une partie du clergé, se proclament Assemblée nationale. Le 20 juin, trouvant leur salle fermée, ils jurent dans une salle de voisine de ne pas se séparer avant d'avoir établi une constitution.

À Paris, la colère monte en juillet : troupes massées autour de la ville, prix du pain élevé, puis renvoi du ministre Jacques Necker le 11 juillet (J. Tulard, Larousse), dont la nouvelle agite Paris le 12 (site de l'). Au Palais-Royal, des orateurs comme Camille Desmoulins haranguent la foule. Le 13, les électeurs parisiens réunis à l'Hôtel de Ville élisent une commission permanente chargée de l'approvisionnement et créent une milice civique.

Le 14 juillet au matin, la foule s'empare aux d'environ 30 000 fusils et 12 canons, mais manque de poudre. Elle se tourne vers la Bastille, forteresse-prison qui ne détient plus que sept prisonniers. La , une trentaine de Suisses et environ 80 invalides selon le Larousse, capitule vers 17 heures ; le gouverneur de Launay et le Flesselles sont tués. Les assaillants viennent surtout du faubourg Saint-Antoine, avec une minorité d'étrangers (53 nés hors de France, et 3 probables, parmi les 668 vainqueurs dont l'origine est connue).

Le roi rappelle Necker le 16 juillet et, le 17, reconnaît les nouvelles autorités parisiennes : Bailly comme maire et La Fayette comme commandant de la .

Entre le 20 juillet et le 6 août environ, des vagues de panique traversent les campagnes : on redoute l'arrivée de « brigands ». Elles se mêlent à des révoltes agraires distinctes, souvent commencées une à deux semaines plus tôt, qui visent des seigneurs ; dans quelques régions (Dauphiné, Franche-Comté, Normandie), des bandes attaquent ou brûlent des châteaux. La Bretagne ou la Lorraine ne sont qu'à peine touchées par la panique.

Dans la nuit du 4 août, l'Assemblée adopte à l'unanimité une série de renonciations : fin du et de la , des , des , des , de la et des privilèges des provinces et des villes ; accès de tous aux emplois. Mais les autres sont seulement déclarés .

Le décret du 11 août met ces décisions en forme. Son article 1er proclame la destruction du , mais précise que les droits non supprimés sans indemnité continueront d'être perçus jusqu'à leur remboursement. Le prix et les modalités du sont renvoyés à plus tard.

Le 26 août, l'Assemblée adopte la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, en 17 articles : égalité en droits, souveraineté de la nation, loi expression de la volonté générale, propriété « inviolable et sacrée ». Le 5 octobre, des milliers de Parisiennes marchent sur Versailles pour réclamer du pain ; le roi accepte ce jour-là la Déclaration et les premiers articles de la Constitution, puis s'installe à Paris, aux Tuileries, le 6 octobre.

Tableau allégorique : deux figures féminines, l'une tenant des chaînes brisées, l'autre ailée tenant un sceptre, encadrent des tables de pierre portant le texte de la Déclaration, sous un œil rayonnant dans un triangle.
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, peinture de Jean-Jacques-François Le Barbier, vers 1789. Le texte des 17 articles y est présenté comme gravé sur des tables.Jean-Jacques-François Le Barbier, 1789 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Estampe coloriée : un cortège de femmes armées de piques et de sabres tire un canon ; une légende manuscrite court sous l'image.
« À Versailles, à Versailles du 5 octobre 1789 », estampe anonyme publiée à Paris en 1789. La légende évoque le départ des femmes de Paris pour ramener « du pain et le Roy ».Anonyme, 1789 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/3

Fin des droits seigneuriaux et des privilèges

Dans les campagnes, les révoltes de l'été 1789 visent les seigneurs et leurs droits. À Versailles, l'Assemblée y répond par l'abolition des privilèges d'ordre, des provinces et des villes.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Partielle à l'issue de la mobilisation de 1789 : partielle en 1789 : servage et mainmorte, justices seigneuriales et privilèges fiscaux sont supprimés ; les dîmes sont abolies en principe mais restent perçues jusqu'à leur remplacement ; les droits seigneuriaux pesant sur la terre restent dus jusqu'à rachat. Leur abolition sans indemnité n'intervient que le 17 juillet 1793. L'abolition sans indemnité n'intervient que le 17 juillet 1793, sous la Convention, dans un autre contexte politique.

  1. Demandejuil. 1789
  2. Vote4 août 1789
  3. Vote (réalise la demande)11 août 1789
  4. Réponse18 sept. 1789
  5. Vote15 mars 1790
  6. Vote3 mai 1790
  7. Vote18 juin 1792
  8. Vote25 août 1792
  9. Vote (réalise la demande)17 juil. 1793
  10. Bilan17 juil. 1793
Voir les 10 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    Révoltes agraires dans plusieurs provinces, puis paniques de la Grande Peur à partir du 20 juillet environ : des paysans s'en prennent à des seigneurs et, dans quelques régions, à leurs châteaux.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    Vote

    Séance de nuit : l'Assemblée adopte à l'unanimité l'arrêté de renonciation aux privilèges, sous réserve de rédaction.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours

    VoteRéalise la demande

    Décret des 4-11 août : le régime féodal est déclaré détruit, mais les droits non abolis sans indemnité restent perçus jusqu'au rachat.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 38 jours

    Réponse

    Lecture de la réponse du roi aux articles du 4 août : il en approuve l'esprit général mais n'y donne pour certains qu'une adhésion conditionnelle, et juge que les redevances en argent devraient être indemnisées.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 6 mois

    Vote

    Décret des 15-28 mars 1790 sur les droits féodaux : il distingue les droits abolis sans indemnité des droits « utiles », liés à une concession primitive de terre, maintenus jusqu'au rachat. Pour ces derniers, c'est aux communautés de prouver le contraire.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 49 jours

    Vote

    Décret des 3-9 mai 1790 : le prix du rachat est fixé à vingt fois la redevance annuelle pour les droits en argent, vingt-cinq fois pour les droits en nature. Le rachat suppose l'accord du seigneur.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 2,1 ans

    Vote

    L'Assemblée législative supprime sans indemnité les droits casuels perçus lors des ventes de terres, sauf si un titre primitif prouve qu'ils sont le prix d'une concession ; la preuve incombe désormais à l'ancien seigneur.

  8. Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois

    Vote

    Les droits féodaux et censuels maintenus jusqu'au rachat sont abolis sans indemnité, sauf si l'ancien seigneur produit l'acte primitif de concession de la terre.

  9. Délai depuis l’étape précédente : + 11 mois

    VoteRéalise la demande

    La Convention supprime sans indemnité tous les droits féodaux restants.

  10. Délai depuis l’étape précédente : + le même jour

    Bilan

    Selon J.-J. Clère, les paysans rejettent presque systématiquement le principe du rachat, et les rachats restent insignifiants, sauf dans quelques départements comme la Charente-Inférieure.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Trois historiens consultés lient la nuit du 4 août aux révoltes et paniques rurales : pour J.-J. Clère, le recours à la force étant exclu, il fallait donner satisfaction aux paysans ; pour T. Tackett, l'impression d'un embrasement général joue un rôle déterminant ; J. Tulard présente la séance comme une conséquence de la révolte agraire. Pour 1792-1793, les sources consultées ne permettent pas d'isoler la part du refus paysan, sur lequel insiste Clère, de celle du contexte politique.

Revendication 2/3

Une constitution et une déclaration des droits fondées sur la souveraineté de la nation

Le 20 juin 1789, les députés jurent de ne pas se séparer avant d'avoir établi une constitution. L'idée de la faire précéder d'une déclaration des droits aboutit à la Déclaration du 26 août.

ObtenueObtenue

La Déclaration est votée le 26 août 1789 et acceptée par le roi le 5 octobre. La Constitution est achevée et acceptée par le roi le 14 septembre 1791.

  1. Demande20 juin 1789
  2. Vote9 juil. 1789
  3. Vote (réalise la demande)26 août 1789
  4. Accord5 oct. 1789
  5. Accord (réalise la demande)14 sept. 1791
  6. Bilan30 sept. 1791
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Demande

    Serment du Jeu de paume : les députés s'engagent à se réunir partout où il le faudra jusqu'à l'établissement d'une constitution.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 19 jours

    Vote

    L'Assemblée, qui réunit désormais des députés des trois ordres (près de 1 200 membres), se constitue définitivement en assemblée constituante.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 48 jours

    VoteRéalise la demande

    Adoption de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (17 articles et un préambule).

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 40 jours

    Accord

    Par un billet de sa main, Louis XVI accepte « purement et simplement » la Déclaration et les articles de constitution déjà votés.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 23 mois

    AccordRéalise la demande

    Le roi accepte la Constitution achevée, dont la Déclaration forme le préambule.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 16 jours

    Bilan

    L'Assemblée constituante se sépare et cède la place à l'Assemblée législative.

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

Cette revendication est portée d'abord par les députés eux-mêmes, dans le cadre des états généraux. Les mobilisations populaires pèsent à deux moments : après le 14 juillet, le roi rappelle Necker et reconnaît les autorités parisiennes ; le 5 octobre, il accepte la Déclaration sous la pression de la marche sur Versailles. Les sources consultées ne permettent pas de mesurer plus précisément leur part.

Revendication 3/3

« Du pain et le roi » à Paris (journées des 5 et 6 octobre)

Les Parisiennes qui marchent sur Versailles le 5 octobre réclament du pain et le retour du roi à Paris. Une partie de la garde nationale les rejoint.

ObtenueObtenue

Les manifestantes obtiennent un décret sur les subsistances et des charrettes de pain ; le roi accepte la Déclaration le 5 octobre et s'installe aux Tuileries le 6. L'Assemblée le suit : elle siège à Paris à partir du 19 octobre.

  1. Demande5 oct. 1789
  2. Accord (réalise la demande)5 oct. 1789
  3. Application6 oct. 1789
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    Le matin, plusieurs milliers de femmes partent de Paris vers Versailles pour « chercher du pain ».

  2. Délai depuis l’étape précédente : + le même jour

    AccordRéalise la demande

    Le roi accepte par écrit la Déclaration des droits et les articles de constitution ; un décret sur les subsistances est obtenu.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    Application

    La famille royale est contrainte de suivre la foule à Paris et s'installe aux Tuileries. L'Assemblée la suit ; sa première séance parisienne a lieu le 19 octobre, à l'archevêché.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Les Archives nationales (citées par la Revue française de généalogie) présentent l'acceptation du roi comme obtenue « sous la pression du peuple et de ses représentants » ; la BnF indique qu'elle passe par Mounier, président de l'Assemblée. La marche n'est donc pas la seule pression, mais elle coïncide avec l'acceptation et provoque le départ du roi pour Paris.

Tous les chiffres6 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : participants, morts. Elles ne se comparent pas entre elles.

Paris (Bastille)participants

  • près de 900

    Estimation selon des chercheursDavid Garrioch (Monash University), d'après les listes officielles

    « Vainqueurs de la Bastille » inscrits sur les listes officielles — Listes établies après coup pour honorer les combattants : elles ne comptent pas toute la foule présente autour de la forteresse.

  • un millier environ

    Estimation selon des chercheursJean Tulard (Encyclopædia Universalis)

    Assaillants de la Bastille

Écart entre ces chiffres : du simple au 1,1. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Parismorts

  • une centaine

    Estimation selon la présidence de la RépubliquePrésidence de la République (site elysee.fr)

    Morts parisiens de la journée du 14 juillet — Bilan sans méthode indiquée ni répartition entre assaillants et défenseurs. Le Larousse, de son côté, compte « une centaine de morts » parmi les assaillants lors du premier assaut (voir l'entrée suivante).

Paris (Bastille)morts

  • une centaine

    Estimation selon l'encyclopédie LarousseEncyclopédie Larousse (article « la Bastille »)

    Assaillants tués lors du premier assaut de la Bastille — Synthèse encyclopédique, sans méthode indiquée. Elle ajoute la mort de Launay, de trois officiers, de trois soldats et de Flesselles.

Paris-Versaillesparticipants

  • 7 000 à 8 000

    Estimation selon des chercheursJean Tulard (Encyclopædia Universalis)

    Femmes parties de Paris vers Versailles — Ordre de grandeur, non un comptage.

  • 7 000 à 10 000

    Estimation selon l'historien Loris ChavanetteLoris Chavanette (Les femmes entrent en Révolution, 2026)

    Femmes de la marche sur Versailles — Estimation rapportée par le compte rendu de la Fondation Napoléon.

Écart entre ces chiffres : du simple au 1,4. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal9 limites
  • Le nombre de morts du 14 juillet n'est connu qu'en ordre de grandeur : « une centaine de Parisiens » selon le site de l', « une centaine » d'assaillants lors du premier assaut selon le Larousse. Le chiffre de 98 assaillants tués, souvent cité, n'a pas été retrouvé dans une source consultée.
  • Le nombre d'assaillants de la Bastille varie selon les décomptes : « près de 900 » vainqueurs sur les listes officielles (D. Garrioch), « un millier environ » (J. Tulard) ; d'autres sites citent 863 ou 954 noms sans source vérifiable.
  • Le nombre de femmes parties vers Versailles le 5 octobre n'est qu'estimé : 7 000 à 8 000 (J. Tulard), 7 000 à 10 000 (L. Chavanette). Aucun comptage d'époque n'a été consulté.
  • Aucune estimation chiffrée du nombre de communes ou de personnes touchées par la et les révoltes agraires n'a été trouvée dans les sources lues, hormis l'ordre de grandeur relatif proposé par T. Tackett.
  • Plusieurs sources n'ont été lues qu'en partie : articles payants de l'Encyclopædia Universalis, résumés de l'étude de Nature (2025) et de l'article de D. Garrioch, articles 1 à 9 seulement du décret du 11 août dans les Archives parlementaires.
  • Le renvoi de Necker est daté du 11 juillet (J. Tulard, Larousse) ; le site de l' date du 12 l'arrivée de la nouvelle à Paris. Les deux dates ne se contredisent pas.
  • La date de des décrets d'août 1789 n'a pas été vérifiée : le dossier s'arrête à la réponse réservée du roi lue le 18 septembre.
  • Le Larousse date du 6 octobre le transfert de l'Assemblée à Paris ; les Archives parlementaires montrent que sa première séance parisienne a lieu le 19 octobre.
  • Le billet du roi du 5 octobre est connu ici par un article de presse spécialisée décrivant l'exposition des Archives nationales, et non par la notice des Archives elles-mêmes.
Sources24 références · 5 mai – 6 octobre 1789

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 6
  • Institution publique ou patrimoniale 4
  • Travaux de recherche 7
  • Presse 2
  • Synthèse encyclopédique 5
  1. 1
    Institution publique ou patrimoniale

    Le Serment du jeu de Paume (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Réunion des états généraux à Versailles à partir du 5 mai 1789, proclamation de l'Assemblée nationale le 17 juin, salle fermée et serment du 20 juin.

    Dossier « Les actes fondateurs de la démocratie » (Journées européennes du patrimoine 2016) · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Synthèse encyclopédique

    Les assemblées politiques en France depuis 1789 (site extérieur)

    Larousse (encyclopédie en ligne)

    Proclamation du 17 juin, constitution définitive le 9 juillet (près de 1 200 membres), vote de la Déclaration le 26 août, Constitution acceptée par le roi le 14 septembre 1791, fin le 30 septembre 1791. (Il date aussi du 6 octobre 1789 le transfert à Paris, ce que les Archives parlementaires nuancent.)

    Section 1.1, « L'Assemblée nationale constituante (juin 1789-septembre 1791) » · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Synthèse encyclopédique

    Quatorze juillet 1789 (site extérieur)

    Jean Tulard · Encyclopædia Universalis

    Renvoi de Necker le 11 juillet, Palais-Royal, commission permanente et milice civique créées par les électeurs le lendemain du 12, Bastille défendue par une poignée de Suisses et d'invalides, environ un millier de vainqueurs surtout du faubourg Saint-Antoine, sept prisonniers, rappel de Necker le 16 et reconnaissance de Bailly et La Fayette le 17.

    Partie de l'article accessible sans abonnement (pages suivantes payantes) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  4. 4
    Institution publique ou patrimoniale

    La fête nationale du 14 juillet (site extérieur)

    Présidence de la République

    Troupes autour de Paris, prix du pain, nouvelle du renvoi de Necker connue à Paris le 12 juillet, 30 000 fusils et 12 canons pris aux Invalides, capitulation vers 17 heures, mort de Launay et de Flesselles, sept prisonniers, bilan d'une centaine de Parisiens morts.

    Partie sur le 14 juillet 1789 · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Synthèse encyclopédique

    La Bastille (site extérieur)

    Larousse (encyclopédie en ligne)

    Renvoi de Necker le 11 juillet ; garnison de 30 Suisses et 80 invalides ; une centaine de morts parmi les assaillants lors du premier assaut ; mort de Launay, de trois officiers, de trois soldats et de Flesselles ; sept détenus.

    Partie sur le 14 juillet 1789 · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Travaux de recherche

    An inclusive « Nation »: « Foreigners » at the Bastille, July 14, 1789 (site extérieur)

    David Garrioch · French History and Culture, vol. 11, p. 50-62 (notice Monash University) · publié le 2023

    Près de 900 vainqueurs de la Bastille sur les listes officielles ; origine connue pour 668, dont 53 nés à l'étranger (plus 3 probables).

    Résumé de l'article · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  7. 7
    Institution publique ou patrimoniale

    La prise de la Bastille (Claude Cholat) (site extérieur)

    Paris Musées, musée Carnavalet - Histoire de Paris

    Gouache sur papier de Claude Cholat conservée au musée Carnavalet, portant une inscription où l'auteur se dit « l'un des vainqueurs de la Bastille ».

    Notice d'œuvre, inventaire D.8132 · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Synthèse encyclopédique

    Grande Peur (1789) (site extérieur)

    Jean Tulard · Encyclopædia Universalis

    Propagation de la panique entre le 20 juillet et le 6 août 1789 ; six foyers selon Lefebvre ; régions épargnées (Bretagne, Lorraine…) ; la révolte agraire provoque la séance du 4 août.

    Introduction de l'article (seule partie accessible) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  9. 9
    Travaux de recherche

    La Grande Peur et le complot aristocratique sous la Révolution française (site extérieur)

    Timothy Tackett · Annales historiques de la Révolution française, n° 335 (OpenEdition) · publié le 2004

    Grande Peur de la fin juillet et du début d'août 1789 ; révoltes distinctes, souvent antérieures d'une à deux semaines, avec attaques de châteaux dans quelques régions ; impression d'embrasement déterminante pour la nuit du 4 août ; zones de révolte environ dix fois plus réduites que celles de la Grande Peur ; hypothèse d'une peur de l'effondrement de l'ordre public.

    §1-5 (thèse de Lefebvre), §17-23 (révoltes et châteaux), §24-25 (nuit du 4 août, hypothèse de la peur de l'anarchie) · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Travaux de recherche

    Epidemiology models explain rumour spreading during France's Great Fear of 1789 (site extérieur)

    Stefano Zapperi, Constant Varlet-Bertrand, Cécile Bastidon, Caterina A. M. La Porta, Antoine Parent · Nature, vol. 646, p. 358-364 · publié le 27 août 2025

    Reconstruction du réseau de transmission de ville en ville par des modèles épidémiologiques, le long du réseau routier, et lien avec alphabétisation, prix du blé, revenus et régimes de propriété.

    Résumé (abstract), lu via Europe PMC ; métadonnées via Crossref · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  11. 11
    Presse

    Révolution française : la Grande Peur n'était pas un délire collectif, l'enquête scientifique qui change tout (site extérieur)

    Futura Sciences · publié le 29 août 2025

    Présente l'étude de Nature : Grande Peur du 20 juillet au 6 août 1789, mouvement jugé rationnel par les auteurs, interprétation débattue par les historiens.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Texte officiel ou archive

    Arrêté du 4 août 1789 portant renonciation aux privilèges (site extérieur)

    Archives parlementaires, 1re série, t. VIII (Persée) · publié le 1875

    Liste des renonciations votées dans la nuit du 4 août (servage, mainmorte, justices seigneuriales, chasse, dîmes, privilèges fiscaux, vénalité des offices, privilèges des provinces et villes, accès aux emplois) ; droits seigneuriaux rachetables ; vote à l'unanimité tard dans la nuit.

    Tome VIII, p. 350 · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Texte officiel ou archive

    Décret du 11 août 1789 relatif à l'abolition des privilèges (site extérieur)

    Archives parlementaires, 1re série, t. VIII (Persée) · publié le 1875

    Article 1er : destruction du régime féodal, abolition sans indemnité des droits liés à la mainmorte et à la servitude personnelle, autres droits rachetables et perçus jusqu'au remboursement ; articles 2 à 9 (colombiers, chasse, justices seigneuriales, dîmes, vénalité des offices, privilèges pécuniaires).

    Tome VIII, p. 397-398, articles 1 à 9 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  14. 14
    Texte officiel ou archive

    Lecture, lors de la séance du 18 septembre 1789, de la réponse du Roi sur des articles arrêtés par l'Assemblée du 4 août (site extérieur)

    Archives parlementaires, 1re série, t. IX (Persée) · publié le 1877

    Le roi approuve l'esprit général des articles du 4 août, ne donne à certains qu'une adhésion conditionnelle et estime que les redevances en argent devraient être indemnisées ou rachetables.

    Tome IX, p. 28-31 · consulté le 22 octobre 2026

  15. 15
    Travaux de recherche

    Le 11 août 1789 : la société féodale, une fin en dents de scie (site extérieur)

    Matthieu Bertozzo · Revue générale du droit · publié le 11 août 2017

    Décret des 4, 6, 7, 8 et 11 août : droits perçus jusqu'au remboursement, modalités du rachat renvoyées à plus tard ; décret du 15 mars 1790 ; abolition sans contrepartie le 17 juillet 1793.

    Billet de la rubrique « Almanach de la Révolution française » · consulté le 22 octobre 2026

  16. 16
    Travaux de recherche

    L'abolition des droits féodaux en France (site extérieur)

    Jean-Jacques Clère · Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, n° 94-95 (OpenEdition) · publié le 2005

    Étapes de l'abolition (1789, 1790, 18 juin et 25 août 1792, 17 juillet 1793) ; prix du rachat au denier 20 ou 25 ; rachats insignifiants ; rôle des révoltes et résistances paysannes.

    §9, §17-19 (révoltes et décrets d'août), §20-35 (décrets de mars et mai 1790, prix et échec du rachat), §38-49 (résistances, décrets de 1792), §53-54 et §60 (17 juillet 1793, conclusion) · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Texte officiel ou archive

    Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (site extérieur)

    Légifrance

    Texte daté du 26 août 1789, préambule et 17 articles ; article 3 (souveraineté de la nation) et article 17 (propriété inviolable et sacrée).

    Préambule et articles 1 à 17 · consulté le 22 octobre 2026

  18. 18
    Texte officiel ou archive

    Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (site extérieur)

    Conseil constitutionnel

    Égalité en droits (art. 1), droits naturels dont la résistance à l'oppression (art. 2), souveraineté de la nation (art. 3), loi expression de la volonté générale (art. 6), propriété (art. 17).

    Rubrique « Le bloc de constitutionnalité », articles 1, 2, 3, 6 et 17 · consulté le 22 octobre 2026

  19. 19
    Presse

    Les Archives nationales donnent à voir les essentiels de notre histoire (site extérieur)

    Revue française de généalogie

    Billet du 5 octobre 1789 par lequel le roi, sous la pression du peuple et de ses représentants, accepte « purement et simplement » les articles de constitution et la Déclaration votée le 26 août ; Déclaration placée en préambule de la Constitution de 1791.

    Passage sur la Déclaration des droits de l'homme (AE/II/2983) et le billet de Louis XVI (AE/II/2982) · consulté le 22 octobre 2026

  20. 20
    Institution publique ou patrimoniale

    À Versailles, à Versailles (site extérieur)

    Bibliothèque nationale de France · publié le 20 février 2019

    Marche des Parisiennes, rejointes par la garde nationale, pour ramener « du pain et le Roi » ; décret sur les subsistances, charrettes de pain, ratification de la Déclaration ; installation du roi aux Tuileries.

    Commentaire de l'estampe (département des Estampes et de la photographie) · consulté le 22 octobre 2026

  21. 21
    Synthèse encyclopédique

    Octobre 1789, journées des 5 & 6 (site extérieur)

    Jean Tulard · Encyclopædia Universalis

    Banquet du 1er octobre à Versailles ; le 5 octobre au matin, sept à huit mille femmes partent pour Versailles « chercher du pain ».

    Extrait affiché sur la page du dictionnaire « octobre » · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  22. 22
    Travaux de recherche

    Les femmes entrent en Révolution, 5-6 octobre 1789 (compte rendu) (site extérieur)

    Chantal Prévot, sur le livre de Loris Chavanette (Tallandier, 2026) · Fondation Napoléon (napoleon.org)

    Estimation de sept à dix mille femmes ; ratification de la Déclaration et retour forcé de la famille royale à Paris ; évolution de l'historiographie, des « furies » aux actrices politiques.

    Compte rendu entier · consulté le 22 octobre 2026

  23. 23
    Travaux de recherche

    Arrival of the Royal Family in Paris on 6 October 1789 (site extérieur)

    Liberty, Equality, Fraternity: Exploring the French Revolution (Roy Rosenzweig Center for History and New Media, George Mason University ; American Social History Project, CUNY)

    Le 6 octobre 1789, la foule menée par des milliers de femmes ramène le roi de Versailles à Paris, contre son gré.

    Notice et commentaire de l'estampe (BnF, 1789) · consulté le 22 octobre 2026

  24. 24
    Texte officiel ou archive

    Ouverture de la séance du 19 octobre 1789 dans la grande salle de l'archevêché de Paris (site extérieur)

    Archives parlementaires, 1re série, t. IX (Persée) · publié le 1877

    L'Assemblée nationale se réunit pour la première fois à Paris, dans la grande salle de l'archevêché, le 19 octobre 1789, comme décidé le 15.

    Tome IX, p. 457 · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Privilèges (Ancien Régime)

Droits particuliers, au sens de « lois privées », dont bénéficiaient sous l’Ancien Régime certains groupes : le clergé et la noblesse, mais aussi des provinces, des villes ou des métiers. Ils sont abolis dans la nuit du 4 août 1789.

Sources : Wikipédia, « Privilège (Ancien Régime) », Wikipédia, « Féodalité »

En clair

Droits seigneuriaux

Redevances et services que les paysans devaient au seigneur : petite rente annuelle (le cens), part de la récolte (le champart), taxe lors de la vente d’une terre, obligation d’utiliser son moulin, journées de travail gratuit (les corvées).

Source : Wikipédia, « Droits seigneuriaux »

En clair

Rachat des droits

En 1789, les droits seigneuriaux pesant sur la terre ne sont pas supprimés gratuitement : ils sont « rachetables », le paysan doit payer pour s’en libérer. La Convention les abolit sans indemnité le 17 juillet 1793.

Source : Wikipédia, « Abolition des privilèges »

En clair

Servage

Condition du serf, paysan attaché à une terre qu’il cultive et ne peut quitter, soumis à des obligations envers son seigneur. En France, à la fin du XVIIIe siècle, il n’en reste que des traces, surtout sous la forme de la mainmorte.

Sources : Larousse, « servage », Wikipédia, « Servage »

En clair

Mainmorte

Règle d’origine féodale qui empêchait le serf de transmettre ses biens à sa famille à sa mort : ils revenaient au seigneur. Elle subsistait encore dans certaines régions de France en 1789.

Sources : Wikipédia, « Mainmorte », Wikipédia, « Servage »

En clair

Justices seigneuriales

Tribunaux tenus au nom des seigneurs, qui jugeaient les habitants de leur seigneurie ; on en comptait de 20 000 à 30 000 à la veille de la Révolution. Supprimés en 1789, ils sont remplacés en 1790 par les juges de paix.

Source : Wikipédia, « Justice seigneuriale »

En clair

Dîme

Prélèvement d’environ un dixième des récoltes, dû à l’Église, qui servait à payer le clergé des paroisses, entretenir les lieux de culte et secourir les pauvres. La Révolution l’abolit par étapes entre 1789 et 1793.

Source : Wikipédia, « Dîme »

En clair

Convention nationale

Assemblée élue en septembre 1792, après la chute de Louis XVI, qui proclame la République et gouverne la France jusqu’en octobre 1795. C’est elle qui abolit sans indemnité les droits seigneuriaux en 1793.

Sources : Wikipédia, « Convention nationale », Wikipédia, « Abolition des privilèges »

En clair

Garde nationale

Milice de citoyens créée en 1789 dans chaque commune, tantôt force de maintien de l’ordre, tantôt force insurrectionnelle. Réservée surtout aux hommes aisés sous Louis-Philippe, elle s’ouvre à tous en 1848 ; elle est dissoute en 1871.

Source : Wikipédia, « Garde nationale (France) »

En clair

Les trois ordres

Les trois groupes qui divisaient la société d’Ancien Régime : le clergé, la noblesse et le tiers état. Chacun avait son rang et ses droits propres, et envoyait ses propres députés aux états généraux.

Sources : Wikipédia, « Société d’ordres », Wikipédia, « États généraux de 1789 »

En clair

Élysée

Le palais de l’Élysée, à Paris, est le siège de la présidence de la République et la résidence officielle du chef de l’État. Par extension, « l’Élysée » désigne le président et ses services.

Source : Wikipédia, « Palais de l’Élysée »

En clair

Grande Peur

Vague de panique collective qui traverse les campagnes françaises du 20 juillet au 6 août 1789 environ : des rumeurs annoncent l’arrivée de brigands ou de troupes, et les villages s’arment pour se défendre.

Source : Wikipédia, « Grande Peur »

En clair

Ordre public

En droit, la paix et la sécurité de la société : le bon ordre, la sécurité, la salubrité et la tranquillité publiques. Une « menace à l’ordre public » permet à l’administration de refuser un titre ou d’interdire un acte.

Source : Wikipédia, « Ordre public en droit français »

En clair

États généraux

Assemblée de députés des trois ordres (clergé, noblesse, tiers état) que le roi pouvait convoquer. Ceux de 1789, réunis à Versailles par Louis XVI pour régler la crise financière, sont les derniers de l’histoire de France.

Source : Wikipédia, « États généraux de 1789 »

En clair

Tiers état

Sous l’Ancien Régime, le troisième ordre : tous ceux qui n’appartiennent ni au clergé ni à la noblesse, soit l’immense majorité des habitants, paysans, artisans ou citadins, riches comme modestes.

Sources : Wikipédia, « Tiers état », Wikipédia, « Société d’ordres »

En clair

Jeu de paume

Sport ancêtre du tennis, joué d’abord à la main puis à la raquette, souvent dans une salle couverte. Le 20 juin 1789, les députés trouvent leur salle fermée et se réunissent dans celle du Jeu de paume, à Versailles.

Sources : Wikipédia, « Jeu de paume », Wikipédia, « Serment du Jeu de paume »

En clair

Les Invalides

Hôtel des Invalides, à Paris, fondé par Louis XIV pour loger les soldats âgés ou blessés, qu’on appelait eux-mêmes des « invalides ». On y stockait des armes : la foule s’en empare le 14 juillet 1789.

Source : Wikipédia, « Hôtel des Invalides »

En clair

Garnison

Ensemble des soldats installés dans une ville ou dans une forteresse pour la garder ; par extension, la ville elle-même où ces troupes stationnent. Une « forte garnison » signifie de nombreux soldats sur place.

Source : Larousse, « garnison »

En clair

Prévôt des marchands

Sous l’Ancien Régime, chef de la municipalité de Paris, élu et assisté de quatre échevins, chargé notamment du ravitaillement de la ville : un rôle proche de celui d’un maire. Flesselles, tué le 14 juillet 1789, fut le dernier.

Source : Wikipédia, « Prévôt des marchands de Paris »

En clair

Droits de chasse et de colombier

Privilèges réservés aux seigneurs : eux seuls pouvaient chasser et élever des pigeons dans un colombier, alors que les cultivateurs jugeaient ces oiseaux nuisibles aux semailles. Ces droits sont abolis sans indemnité en août 1789.

Sources : Wikipédia, « Pigeonnier », Wikipédia, « Abolition des privilèges »

En clair

Vénalité des offices

Système de l’Ancien Régime où l’on achetait une fonction publique, appelée « office » ou « charge », au lieu de l’obtenir au mérite ou à l’ancienneté ; la charge pouvait en outre se transmettre en héritage.

Source : Wikipédia, « Vénalité des offices »

En clair

Régime féodal

Nom que les révolutionnaires donnent à l’ensemble des droits des seigneurs sur les paysans et sur les terres. La féodalité du Moyen Âge avait disparu depuis longtemps : ils visaient en réalité le régime seigneurial.

Sources : Wikipédia, « Féodalité », Wikipédia, « Abolition des privilèges »

En clair

Promulgation

Acte par lequel le président de la République rend applicable une loi définitivement votée, dans les quinze jours. Il ne peut pas la bloquer, seulement demander une nouvelle délibération. La loi est ensuite publiée au Journal officiel.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

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23 mouvements documentés : une sélection, pas un inventaire. Pourquoi ceux-là

Preuve

Sources de l’affirmation

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