from1789
Photographie sépia d'une rue bordée d'immeubles. Au centre, une barricade basse de pavés sur laquelle posent des dizaines d'hommes en uniforme, dont un tambour ; des passants, femmes et enfants, se tiennent sur les côtés.
Document d’époque Barricade à l'entrée du faubourg Saint-Antoine, place de la Bastille. Tirage sur papier albuminé d'un photographe anonyme, daté du 18 mars 1871 par une légende manuscrite (la notice du musée indique « avant 1870 »).Photographe anonyme, 18 mars 1871 (légende manuscrite) · CC0 : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

IIIe République · 18 mars – 28 mai 1871 · Paris

La Commune de Paris, mars-mai 1871

Après le siège et la défaite de 1870-1871, Paris s'insurge le 18 mars 1871 et élit une Commune, écrasée par l'armée lors de la , du 21 au 28 mai.

Au pouvoir

, chef du pouvoir exécutif, puis président de la République depuis 1871

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Que Paris se gouverne par une Commune élue, face au , et applique ses propres mesures sociales et laïques.

Combien ils étaient

Aucun effectif des participants dans les sources lues ; le dossier donne d’autres chiffres (votants, morts…).

15 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Non obtenue

1 demande obtenue, 3 en partie, sur 5

La Commune élue applique ses décrets à Paris : remise des loyers, séparation de l'Église et de l'État, fin du travail de nuit des boulangers. Écrasée du 21 au 28 mai 1871, elle laisse 6 000 à 7 500 morts selon Robert Tombs, 20 000 à 30 000 selon le Larousse, et 13 450 condamnations, amnistiées en partie en 1879-1880.

Ce qui était en jeu

5 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Un conseil municipal élu pour gouverner Paris

    Après le 18 mars, le Comité central de la fait élire un conseil municipal, la Commune. Elle gouverne Paris face au gouvernement Thiers et à l'Assemblée installés à Versailles.

    Non obtenue

    Élue le 26 mars et installée le 28, la Commune gouverne Paris pendant un peu plus de deux mois. L' l'écrase entre le 21 et le 28 mai 1871.

  2. Remettre les loyers impayés et soulager les petits débiteurs

    Le décret du 29 mars 1871 juge que le travail, l'industrie et le commerce ont supporté les charges de la guerre et que la propriété doit faire sa part de sacrifices. D'autres décrets portent sur les dettes commerciales et les objets déposés au Mont-de-Piété, l'établissement public de prêt sur gage.

    Partiellement obtenue

    Décrétées et affichées, ces mesures ne valent que dans le Paris de la Commune, pendant deux mois. Les sources consultées ne disent ni comment elles ont été appliquées, ni ce qu'elles deviennent après mai 1871.

  3. Supprimer le travail de nuit des ouvriers boulangers

    Les ouvriers boulangers réclament la fin du travail de nuit et des « placeurs », des intermédiaires d'embauche que dit « institués par l'ex-police impériale ».

    Partiellement obtenue

    Accordée par du 20 avril 1871, la suppression ne vaut que dans le Paris de la Commune. Selon Wikipédia, elle se heurte au travail clandestin. Son devenir après mai 1871 n'est pas documenté dans les sources consultées.

  4. Séparer l'Église et l'État

    Le décret invoque la liberté de conscience et juge que le impose les citoyens contre leur propre foi. Il accuse aussi le clergé d'avoir été complice de la monarchie.

    Partiellement obtenue

    Décrétée à Paris le 3 avril 1871, la séparation ne s'applique que dans le Paris de la Commune et disparaît avec elle. La loi du 9 décembre 1905 l'instaure pour toute la France, trente-quatre ans plus tard, sans lien établi avec la Commune.

  5. Amnistier les condamnés de la Commune

    Après la répression, des parlementaires républicains réclament l' des insurgés condamnés. La question divise le Parlement pendant près de neuf ans.

    Obtenue

    Obtenue en deux temps : partielle le 3 mars 1879, pour les condamnés libérés ou  ; loi du 11 juillet 1880, qui considère comme amnistiés les condamnés graciés avant le 14 juillet 1880, sauf certains condamnés pour incendie ou assassinat dont la peine n'a pas été .

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Début du siège de Paris par l'armée allemande

    La capitale subit le siège pendant l'hiver, avec bombardements et famine, sans capituler.

  2. Armistice

    Les forts sont occupés, l' désarmée, et 200 millions de francs doivent être versés à la Prusse sous quinze jours.

  3. Élection d'une Assemblée nationale à majorité monarchiste

    Paris élit au contraire des républicains. Thiers devient .

  4. Échec de la reprise des canons de Montmartre, soulèvement de ParisMobilisation · Un conseil municipal élu pour gouverner Paris

    Barricades dans les faubourgs ; les généraux Lecomte et Thomas sont fusillés.

  5. Élections municipales à ParisDécision : application · Un conseil municipal élu pour gouverner Paris

    Environ la moitié des inscrits vote. Le conseil élu s'installe le 28 mars sous le nom de Commune de Paris.

  6. Décret de remise des loyersDemande satisfaite · Remettre les loyers impayés et soulager les petits débiteursDécision : loi promulguée · Remettre les loyers impayés et soulager les petits débiteurs

    Remise des , janvier et avril 1871 aux locataires.

  7. Affiche du décret de séparation de l'Église et de l'ÉtatDemande satisfaite · Séparer l'Église et l'État

    Le est supprimé et les biens des déclarés propriétés nationales.

  8. Suppression du travail de nuit des boulangersDemande satisfaite · Supprimer le travail de nuit des ouvriers boulangersDécision : application · Supprimer le travail de nuit des ouvriers boulangers

    Arrêté de la , pris à la demande des ouvriers boulangers.

  9. Entrée de l'armée de Versailles dans ParisRépression · Un conseil municipal élu pour gouverner Paris

    Début de la  : combats de rue, exécutions, incendies, exécutions d'otages.

  10. Derniers combats autour du Père-Lachaise

    La Commune est vaincue. Les arrestations et les procès devant les suivent.

  11. Loi d'amnistie partielleDemande satisfaite · Amnistier les condamnés de la Commune

    Elle vaut pour les condamnés de 1871 libérés ou  ; les meneurs en sont exclus.

  12. Loi d'amnistie élargieDemande satisfaite · Amnistier les condamnés de la Commune

    Les condamnés avant le 14 juillet 1880 sont considérés comme .

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

InterprétationLe nombre de morts de la reste débattu. Les premiers chiffres viennent d'anciens communards : 17 000 à 20 000 pour Lissagaray (1876), au moins 30 000 pour Pelletan (1880). Les histoires républicaines classiques (Seignobos, Lavisse) retiennent un minimum de 17 000 morts. L'historien Robert Tombs, qui envisageait 10 000 à 30 000 morts en 1981, puis environ 10 000 en 1994, conclut en 2011 à 6 000 à 7 500 communards inhumés dans Paris, d'après les archives des inhumations ; un compte rendu de son livre de 2014 lui prête « environ 10 000 » morts. D'autres textes récents retiennent 10 000 à 20 000 morts (Lewandowski, 2021), voire 20 000 à 30 000 (Larousse, Sénat), sans détailler leur méthode.

InterprétationLes mesures de la Commune ne s'appliquent qu'à Paris et pendant le temps de son pouvoir, soit un peu plus de deux mois. Parmi les textes lus, les seules lois nationales qui visent expressément les insurgés de 1871 sont les lois d' de 1879 et 1880. Pour Robert Tombs, un massacre moins étendu qu'on ne l'a cru rend moins surprenant que la Commune ait eu si peu de conséquences sur la  : dès juin 1871, les radicaux l'emportent dans les quartiers ouvriers, et les ouvriers parisiens soutiennent ensuite la République.

InterprétationD'après Tombs, les commémorations de la fin des années 1870 se font le 18 mars, par des conférences, des banquets et des bals ; le rassemblement de mai au ne se concentre sur les massacres qu'à partir de 1880. Pour Alain Dalotel, le centenaire de 1971 parle au contraire peu de la .

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 2 images

Paris est assiégé par l'armée allemande à partir du 19 septembre 1870. L'armistice est signé le 28 janvier 1871. Les élections du 8 février donnent une Assemblée nationale à majorité monarchiste, alors que Paris élit des républicains. Le gouvernement d'Adolphe Thiers siège à Bordeaux, puis à Versailles.

Dans la nuit du 17 au 18 mars 1871, Thiers décide de désarmer la ville et de reprendre les 227 canons rassemblés à Montmartre et à Belleville. L'opération échoue : les soldats fraternisent avec la foule, des barricades s'élèvent et les généraux Lecomte et Thomas sont fusillés en fin de journée.

Les élections municipales, prévues d'abord pour le 22 mars, ont lieu le 26 mars : 229 167 votants sur 485 569 inscrits selon le Larousse, soit une abstention d'environ 50 %. Le 28 mars, le conseil élu s'installe à l'Hôtel de Ville sous le nom de Commune de Paris ; sur ses 85 membres, 15 élus du « parti des maires » refusent de siéger.

La Commune prend ses propres décrets, affichés dans Paris. Le 29 mars, elle fait remise aux locataires des d'octobre 1870, janvier et avril 1871. Une affiche datée du 3 avril déclare l'Église séparée de l'État et supprime le . Le 20 avril, sa supprime le travail de nuit des ouvriers boulangers. Le Larousse cite aussi la suppression des amendes et retenues sur salaires et une politique scolaire laïque, gratuite et obligatoire.

Les entrent dans Paris le 21 mai. Les combats de rue durent jusqu'au 28 mai et finissent autour du cimetière du Père-Lachaise. Au moins 581 bâtiments sont endommagés, par les combats ou par les incendies, selon l'historienne Hélène Lewandowski. Le palais des Tuileries est incendié par des communards à partir du soir du 23 mai.

Estimation Pendant ces combats, des communards exécutent des otages, dont l'archevêque de Paris Georges Darboy : 52 selon le Larousse, 64 selon une page d'histoire du Sénat.

Environ 38 000 prisonniers sont comptés après la chute de la Commune, d'après le Sénat. Selon le rapport du général Appert, remis à l'Assemblée le 20 juillet 1875, la justice militaire a statué sur 46 835 personnes : 23 727 , 7 213 refus d'informer, 2 445 acquittements et 13 450 condamnations. Il y a 95 condamnations à mort et 23 exécutions ; 4 586 personnes sont condamnées à la , en Algérie ou en Nouvelle-Calédonie, où les premiers départs ont lieu en 1872.

Une première proposition d', déposée en septembre 1871, n'aboutit pas. En mai 1876, écarte cinq propositions ; au Sénat, Victor Hugo ne rallie que dix collègues. Une amnistie partielle est le 3 mars 1879, puis élargie par la loi du 11 juillet 1880.

Affiche imprimée en noir sur papier clair, titrée « République française » puis « Commune de Paris », suivie d'un décret en cinq articles.
Affiche officielle n° 41 du décret de la Commune du 29 mars 1871 : remise générale aux locataires des termes de loyer d'octobre 1870, janvier et avril 1871. Photographiée lors de l'exposition de l'Hôtel de Ville de Paris en 2011.Commune de Paris (affiche imprimée par l'Imprimerie nationale), 29 mars 1871 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Affiche imprimée en noir sur papier clair, titrée « Commune de Paris », annonçant un arrêté en deux articles et signée des membres de la commission exécutive.
Affiche officielle n° 176 : arrêté de la commission exécutive du 20 avril 1871, pris « sur les justes demandes » des ouvriers boulangers, qui supprime le travail de nuit et les placeurs. Photographiée lors de l'exposition de l'Hôtel de Ville de Paris en 2011.Commune de Paris, commission exécutive (affiche imprimée par l'Imprimerie nationale), 20 avril 1871 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Répression
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/5

Un conseil municipal élu pour gouverner Paris

Après le 18 mars, le Comité central de la garde nationale fait élire un conseil municipal, la Commune. Elle gouverne Paris face au gouvernement Thiers et à l'Assemblée installés à Versailles.

Non obtenueNon obtenue

Élue le 26 mars et installée le 28, la Commune gouverne Paris pendant un peu plus de deux mois. L'armée de Versailles l'écrase entre le 21 et le 28 mai 1871.

  1. Demande18 mars 1871
  2. Application26 mars 1871
  3. Application28 mars 1871
  4. Répression21 mai 1871
  5. Bilan28 mai 1871
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    Après l'échec de la reprise des canons, le Comité central de la garde nationale tient Paris et annonce des élections municipales, fixées d'abord au 22 mars.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours

    Application

    Élections municipales à Paris : 229 167 votants sur 485 569 inscrits, selon le Larousse.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    Application

    Installation du conseil élu à l'Hôtel de Ville sous le nom de Commune de Paris.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 54 jours

    Répression

    Les troupes de Versailles entrent dans Paris : début de la Semaine sanglante.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours

    Bilan

    Fin des combats autour du Père-Lachaise : la Commune a cessé d'exister.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

La Commune est la création directe des insurgés du 18 mars et des électeurs parisiens du 26 mars. Sa disparition résulte de la reconquête militaire de Paris.

Revendication 2/5

Remettre les loyers impayés et soulager les petits débiteurs

Le décret du 29 mars 1871 juge que le travail, l'industrie et le commerce ont supporté les charges de la guerre et que la propriété doit faire sa part de sacrifices. D'autres décrets portent sur les dettes commerciales et les objets déposés au Mont-de-Piété, l'établissement public de prêt sur gage.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Décrétées et affichées, ces mesures ne valent que dans le Paris de la Commune, pendant deux mois. Les sources consultées ne disent ni comment elles ont été appliquées, ni ce qu'elles deviennent après mai 1871.

  1. Promulgation (réalise la demande)29 mars 1871
  2. Promulgation29 mars 1871
  3. Promulgation16 avr. 1871
  4. Promulgation6 mai 1871
  5. Bilan28 mai 1871
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. PromulgationRéalise la demande

    Décret affiché : remise générale des termes d'octobre 1870, janvier et avril 1871. Les baux deviennent résiliables par les locataires pendant six mois, et les congés peuvent être prolongés de trois mois.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + le même jour

    Promulgation

    Le même jour, la vente des objets déposés au Mont-de-Piété est suspendue, selon la synthèse Wikipédia.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 18 jours

    Promulgation

    Un délai de trois ans est accordé pour régler les échéances commerciales impayées, selon la synthèse Wikipédia.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 20 jours

    Promulgation

    Les dépôts de moins de 20 francs peuvent être retirés gratuitement du Mont-de-Piété, selon la synthèse Wikipédia.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 22 jours

    Bilan

    La reprise de Paris par l'armée met fin au pouvoir qui avait pris ces décrets.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

Les mesures sont prises par le conseil issu de l'insurrection et des élections du 26 mars. Le Larousse les cite parmi les mesures de la Commune.

Revendication 3/5

Supprimer le travail de nuit des ouvriers boulangers

Les ouvriers boulangers réclament la fin du travail de nuit et des « placeurs », des intermédiaires d'embauche que l'arrêté dit « institués par l'ex-police impériale ».

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Accordée par l'arrêté du 20 avril 1871, la suppression ne vaut que dans le Paris de la Commune. Selon Wikipédia, elle se heurte au travail clandestin. Son devenir après mai 1871 n'est pas documenté dans les sources consultées.

  1. Demandeavr. 1871
  2. Promulgation (réalise la demande)20 avr. 1871
  3. Application20 avr. 1871
  4. Bilan28 mai 1871
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    L'arrêté se fonde sur les « justes demandes » de toute la corporation des ouvriers boulangers ; la date de ces demandes n'est pas précisée.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    PromulgationRéalise la demande

    Arrêté de la commission exécutive : le travail de nuit est supprimé ; les placeurs sont remplacés par un registre dans chaque mairie et un registre central au ministère du Commerce.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + le même jour

    Application

    Pour faire respecter l'interdiction, la Commune recourt à des saisies et à l'affichage des sanctions dans les boutiques, selon la synthèse Wikipédia, qui ne date pas ces mesures.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 38 jours

    Bilan

    La fin de la Commune met fin au pouvoir qui avait pris l'arrêté.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

Le texte de l'arrêté se présente lui-même comme une réponse aux demandes des ouvriers boulangers : le lien entre la revendication et la mesure est écrit dans le document officiel.

Revendication 4/5

Séparer l'Église et l'État

Le décret invoque la liberté de conscience et juge que le budget des cultes impose les citoyens contre leur propre foi. Il accuse aussi le clergé d'avoir été complice de la monarchie.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Décrétée à Paris le 3 avril 1871, la séparation ne s'applique que dans le Paris de la Commune et disparaît avec elle. La loi du 9 décembre 1905 l'instaure pour toute la France, trente-quatre ans plus tard, sans lien établi avec la Commune.

  1. Promulgation (réalise la demande)3 avr. 1871
  2. Bilan28 mai 1871
  3. Bilan9 déc. 1905
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
  1. PromulgationRéalise la demande

    Affiche datée du 3 avril 1871 : l'Église est séparée de l'État, le budget des cultes est supprimé et les biens des congrégations religieuses sont déclarés propriétés nationales.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 55 jours

    Bilan

    La fin de la Commune met fin à l'application du décret dans Paris.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 34,5 ans

    Bilan

    Prolongement sans lien établi : la loi du 9 décembre 1905 sépare les Églises et l’État dans toute la France.

Lien indéterminé

Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.

Trente-quatre ans séparent les deux textes. Aucune des sources consultées ne présente la loi de 1905 comme une suite de la Commune. Faute d'étude d'historien lue sur ce point, le lien n'est pas établi.

Revendication 5/5

Amnistier les condamnés de la Commune

Après la répression, des parlementaires républicains réclament l'amnistie des insurgés condamnés. La question divise le Parlement pendant près de neuf ans.

ObtenueObtenue

Obtenue en deux temps : amnistie partielle le 3 mars 1879, pour les condamnés libérés ou graciés ; loi du 11 juillet 1880, qui considère comme amnistiés les condamnés graciés avant le 14 juillet 1880, sauf certains condamnés pour incendie ou assassinat dont la peine n'a pas été commuée.

  1. Demande13 sept. 1871
  2. Réponse19 mai 1876
  3. Réponse22 mai 1876
  4. Promulgation (réalise la demande)3 mars 1879
  5. Promulgation (réalise la demande)11 juil. 1880
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Demande

    Henri Brisson et 47 cosignataires déposent une proposition d'amnistie ; l'urgence est rejetée le jour même.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 4,7 ans

    Réponse

    Après quatre jours de débat, la Chambre des députés, pourtant à majorité républicaine, rejette cinq propositions d'amnistie.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 3 jours

    Réponse

    Au Sénat, Victor Hugo défend sa proposition d'amnistie ; seuls dix collègues votent avec lui.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 2,8 ans

    PromulgationRéalise la demande

    Loi sur l'amnistie partielle : elle vaut pour les condamnés des insurrections de 1871 qui ont été ou seront libérés ou graciés dans les trois mois. Selon le Sénat, les meneurs en sont exclus ; la loi écarte aussi les condamnés pour crimes de droit commun.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 16 mois

    PromulgationRéalise la demande

    Loi d'amnistie : sont amnistiés les condamnés graciés avant le 14 juillet 1880, sauf les condamnés contradictoirement à mort ou aux travaux forcés pour incendie ou assassinat. Cette exception ne vaut pas pour ceux dont la peine a été commuée avant le 9 juillet 1880.

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

Les deux lois visent nommément les condamnés des insurrections de 1870-1871. Mais l'amnistie est portée par des parlementaires républicains (Brisson, Hugo, puis Gambetta en 1880) et n'aboutit qu'en 1879-1880 ; la synthèse Wikipédia lie ce moment à la conquête de tous les pouvoirs par les républicains. Le poids propre des anciens communards n'est pas mesuré.

Tous les chiffres15 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : votants, morts, soldats perdus, prisonniers, condamnations, condamnés à la déportation. Elles ne se comparent pas entre elles.

Parisvotants

  • 229 167 votants sur 485 569 inscrits

    Estimation selon les résultats cités par l'encyclopédie Larousse

    Votants aux élections municipales du 26 mars 1871 — La synthèse Wikipédia donne environ 230 000 votants pour 475 000 inscrits : l'écart sur les inscrits n'est pas résolu.

Paris (inhumations dans l'enceinte de la ville)morts

  • 6 000 à 7 500

    Estimation selon des chercheursRobert Tombs, historien (Cambridge), 2011

    Communards inhumés dans Paris pendant et peu après la Semaine sanglante — Estimation fondée sur les relevés d'inhumation, les rapports de la police et de la voirie et les registres de cimetières, déduction faite des morts non communards (otages, soldats, civils). Tombs estime à environ 1 400 le nombre de personnes exécutées sur ordre militaire après une forme de jugement.

Parismorts

  • 10 000 à 20 000

    Estimation selon des chercheurs · Hélène Lewandowski, historienne, 2021

    Bilan humain de la Commune — Fourchette donnée sans détail de méthode dans l'article.

  • 20 000 à 30 000

    Estimation selon l'encyclopédie LarousseEncyclopédie Larousse (article non signé)

    Parisiens tués au combat ou exécutés, du 3 avril au 31 mai 1871 — Chiffre donné sans source ni méthode.

  • 20 000 à 30 000

    Estimation selon le site du SénatSénat, page « Bref rappel sur la Commune de Paris »

    Personnes fusillées sans procès pendant la Semaine sanglante — Chiffre donné sans source. Une autre page du même dossier du Sénat parle de 6 000 insurgés fusillés.

  • au moins 17 000, probablement 20 000

    Estimation selon Prosper-Olivier Lissagaray, cité par Robert TombsProsper-Olivier Lissagaray, Histoire de la Commune (1876), cité par Robert Tombs

    Victimes de la Semaine sanglante selon un ancien communard — Tombs montre que le chiffre de 17 000 repose sur une déposition mal comprise devant la commission d'enquête de 1871.

  • environ 500

    Estimation selon des chercheurs · Robert Tombs, historien, 2011

    Soldats de l'armée de Versailles tués dans les combats de rue — Le seul chiffre officiel publié, plus de 800 morts, couvre toute la guerre civile depuis avril.

  • 52

    Estimation selon l'encyclopédie LarousseEncyclopédie Larousse (article non signé)

    Otages exécutés par des communards

  • 64

    Estimation selon le site du SénatSénat, page « Victor Hugo et la Commune »

    Otages exécutés par la Commune

Écart entre ces chiffres : du simple au 577. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

Paris et inhumations supposées hors de la villemorts

  • au moins 30 000

    Estimation selon Camille Pelletan, cité par Robert TombsCamille Pelletan, La Semaine de Mai (1880), cité par Robert Tombs

    Victimes de la Semaine sanglante selon Camille Pelletan — Ouvrage favorable à l'amnistie. Pelletan suppose 10 000 à 12 000 corps emportés hors de Paris ; Tombs n'en trouve aucune trace dans les archives.

Paris et alentourssoldats perdus

  • environ 1 000 hommes

    Estimation selon l'encyclopédie LarousseEncyclopédie Larousse (article non signé)

    Pertes de l'armée de Versailles, avril-mai 1871

Parisprisonniers

  • environ 38 000 (36 309 enregistrés)

    Décompte officiel selon l’administration · Chiffres cités par le Sénat, page « Bref rappel sur la Commune de Paris »

    Prisonniers après la chute de la Commune — Dont 5 000 soldats, 850 femmes et 650 enfants de 16 ans ou moins. Le Larousse parle d'environ 40 000 arrestations, Laure Godineau de plus de 40 000.

Paris (justice militaire)condamnations

  • 13 450

    Décompte officiel selon l’administrationRapport du général Appert à l'Assemblée nationale (1875)

    Condamnations prononcées par les conseils de guerre — 10 137 condamnations contradictoires et 3 313 par contumace. Sur 46 835 personnes dont le sort est récapitulé, 23 727 ont bénéficié d'un non-lieu, 7 213 d'un refus d'informer et 2 445 ont été acquittées. Chiffres de l'autorité chargée de la répression.

Paris (justice militaire)morts

  • 23

    Décompte officiel selon l’administration · Rapport du général Appert, cité par le Sénat et le Larousse

    Condamnés à mort effectivement exécutés — Sur 95 condamnations à mort contradictoires. Le Larousse parle de 268 condamnations à mort, sans préciser si les contumaces sont comprises.

Paris (justice militaire)condamnés à la déportation

  • 4 586

    Décompte officiel selon l’administration · Rapport du général Appert, cité par le Sénat

    Condamnés à la déportation — Somme des 1 169 condamnés à la déportation en enceinte fortifiée et des 3 417 condamnés à la déportation simple, en Algérie ou en Nouvelle-Calédonie, selon le Sénat. Laure Godineau parle de plus de 4 000 condamnés contradictoirement à la déportation et aux travaux forcés.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal11 limites
  • Aucun décompte officiel des morts de la n'existe. Les estimations vont de 6 000 à plus de 30 000 selon les sources, les périmètres (combats seuls ou tout avril-mai, Paris seul ou banlieue) et les méthodes. Le Larousse et le Sénat donnent 20 000 à 30 000 morts sans citer de source.
  • Le compte rendu du livre de Robert Tombs de 2014 par Claudette Toulmonde lui prête une révision « à environ 10 000 » morts. Son article de 2011 rappelle qu'il avait proposé environ 10 000 morts pour toute la ville en 1994, puis conclut à 6 000-7 500 communards inhumés dans l' de Paris : les périmètres diffèrent. Wikipédia cite pour le livre de 2014 5 700 à 7 400 morts ; l'ouvrage n'a pas été consulté.
  • L'estimation de Michèle Audin (15 000 à 20 000 communards tués, 2021) et celle de Jacques Rougerie (environ 10 000) ne sont connues que par Wikipédia ; l'article de L'Humanité qui présente le travail d'Audin était inaccessible. Elles ne sont donc pas retenues dans les estimations.
  • Les pages du Sénat se contredisent : 20 000 à 30 000 personnes « fusillées sans procès » sur l'une, 6 000 insurgés fusillés sur l'autre ; 64 otages exécutés contre 52 selon le Larousse. La page « Victor Hugo et la Commune » date l'élection de l'Assemblée du 16 janvier 1871, alors que les autres sources donnent le 8 février.
  • Les chiffres de la répression (prisonniers, jugements, condamnations) viennent du rapport du général Appert, c'est-à-dire de la justice militaire qui menait la répression.
  • Le décret de séparation est souvent daté du 2 avril ; l'affiche consultée est datée du 3 avril 1871. Les dates des décrets sur le Mont-de-Piété et les échéances (29 mars, 16 avril, 6 mai) ne viennent que de Wikipédia : les numéros du Journal officiel de la Commune n'ont pas pu être ouverts (fichiers trop lourds).
  • On ignore, dans les sources consultées, comment les décrets sociaux ont été appliqués au quotidien et ce qu'ils sont devenus juridiquement après la reconquête de Paris.
  • Le dossier ne couvre que Paris : les communes insurrectionnelles d'autres villes, comme Lyon, ne sont pas traitées.
  • La date de l'incendie des Tuileries varie selon les textes : le soir du 23 mai (Lewandowski) ou le 24 mai (Lemire et Potin, qui mentionnent aussi le 23).
  • La synthèse Wikipédia «  » résume les estimations d'historiens récents (Tombs, Rougerie, Merriman) entre 5 700 et 25 000 morts parmi les insurgés ; ces ouvrages n'ont pas été consultés et ne portent aucun chiffre du dossier.
  • Aucun effectif des insurgés n'est établi dans les sources lues ; le nombre de votants du 26 mars 1871 ne vient que d'une encyclopédie (Larousse) et le nombre d'inscrits est discuté.
Sources20 références · 19 septembre 1870 – 11 juillet 1880

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 6
  • Institution publique ou patrimoniale 5
  • Travaux de recherche 7
  • Synthèse encyclopédique 2
  1. 1
    Synthèse encyclopédique

    la Commune (site extérieur)

    Encyclopédie Larousse en ligne

    Chronologie (19 septembre 1870, armistice « le 28 », 8 février, 18 et 26 mars 1871), Thiers chef du pouvoir exécutif, 227 canons, 229 167 votants sur 485 569 inscrits, 85 élus dont 15 refusent de siéger, liste des mesures sociales, 52 otages, 20 000 à 30 000 Parisiens tués du 3 avril au 31 mai, environ 40 000 arrestations, 13 450 condamnations dont 268 à mort, 23 exécutions.

    Article entier : siège, armistice, élections, 18 mars, mesures, Semaine sanglante, répression · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Institution publique ou patrimoniale

    Bref rappel sur la Commune de Paris (site extérieur)

    Sénat (dossier d'histoire « Victor Hugo et l'amnistie des Communards »)

    Élections du 8 février 1871, gouvernement à Bordeaux puis Versailles, Semaine sanglante du 21 au 28 mai, 20 000 à 30 000 fusillés sans procès, environ 38 000 prisonniers, détail du rapport Appert (20 juillet 1875) : 46 835 personnes, non-lieux, acquittements, 13 450 condamnations, peines de déportation.

    Page entière · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Institution publique ou patrimoniale

    Le Parlement et l'amnistie - Premiers débats (site extérieur)

    Sénat (dossier d'histoire « Victor Hugo et l'amnistie des Communards »)

    Proposition Brisson du 13 septembre 1871, rejet de cinq propositions par la Chambre du 16 au 19 mai 1876, promulgation de l'amnistie partielle le 3 mars 1879 (meneurs exclus) et de la loi d'amnistie le 11 juillet 1880.

    Page entière · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Institution publique ou patrimoniale

    Victor Hugo et l'amnistie des Communards (site extérieur)

    Sénat

    Discours de Victor Hugo au Sénat le 22 mai 1876 ; seuls dix collègues le suivent.

    Introduction du dossier · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Institution publique ou patrimoniale

    Victor Hugo et la Commune (site extérieur)

    Sénat (dossier d'histoire « Victor Hugo et l'amnistie des Communards »)

    La Commune a exécuté 64 otages et Versailles a fait fusiller 6 000 insurgés, selon cette page (chiffres divergents des autres sources).

    Paragraphe sur Hugo à Bruxelles · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Texte officiel ou archive

    Loi sur l'amnistie partielle du 3 mars 1879 (Journal officiel du 5 mars 1879) (site extérieur)

    Journal officiel de la République française, numérisé par le Sénat · publié le 5 mars 1879

    Amnistie des condamnés pour faits relatifs aux insurrections de 1871 libérés ou graciés dans les trois mois suivant la promulgation, exclusion des condamnés pour crimes de droit commun (article 5) ; loi datée du 3 mars 1879.

    Partie officielle, articles 1 à 5 · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Texte officiel ou archive

    Loi du 11 juillet 1880 relative à l'amnistie (Journal officiel du 12 juillet 1880) (site extérieur)

    Journal officiel de la République française, numérisé par le Sénat · publié le 12 juillet 1880

    Les condamnés des événements insurrectionnels de 1870-1871 graciés avant le 14 juillet 1880 sont amnistiés, sauf les condamnés contradictoirement à mort ou aux travaux forcés pour incendie ou assassinat dont la peine n'a pas été commuée avant le 9 juillet 1880.

    Partie officielle, article unique · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Texte officiel ou archive

    Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État (site extérieur)

    Légifrance · publié le 9 décembre 1905

    Date de la loi de séparation et principe selon lequel la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

    Articles 1 et 2 · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Texte officiel ou archive

    Commune de Paris, affiche n° 41 : décret du 29 mars 1871 sur les loyers (site extérieur)

    Wikimedia Commons (photographie d'une affiche de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris) · publié le 29 mars 1871

    Remise générale des termes d'octobre 1870, janvier et avril 1871, baux résiliables six mois, congés prorogés de trois mois, motif des charges de la guerre.

    Texte de l'affiche, considérant et articles 1 à 5 · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Texte officiel ou archive

    Commune de Paris, affiche n° 59 : décret de séparation de l'Église et de l'État (site extérieur)

    Wikimedia Commons (photographie d'une affiche de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris) · publié le 3 avril 1871

    L'Église est séparée de l'État, le budget des cultes supprimé, les biens de mainmorte des congrégations déclarés propriétés nationales ; affiche datée du 3 avril 1871.

    Texte de l'affiche, considérants et articles 1 à 4 · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Texte officiel ou archive

    Commune de Paris, affiche n° 176 : arrêté du 20 avril 1871 sur le travail de nuit (site extérieur)

    Wikimedia Commons (photographie d'une affiche de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris) · publié le 20 avril 1871

    Sur les « justes demandes » des ouvriers boulangers, la commission exécutive supprime le travail de nuit et les placeurs, remplacés par des registres en mairie.

    Texte de l'affiche, préambule et articles 1 et 2 · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Institution publique ou patrimoniale

    Barricade de l'entrée du Faubourg Saint-Antoine, place de la Bastille, 18 mars 1871 (site extérieur)

    Paris Musées, musée Carnavalet - Histoire de Paris

    Photographie anonyme d'une barricade place de la Bastille, datée du 18 mars 1871 par une légende manuscrite ; image sous licence CC0.

    Notice PH4142-177, inscriptions · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Travaux de recherche

    How bloody was la Semaine Sanglante? A revision (site extérieur)

    Robert Tombs · H-France Salon, vol. 3, n° 1 · publié le 2011

    Révision du bilan à 6 000-7 500 communards tués, dont environ 1 400 exécutés ; anciens chiffres de Lissagaray et Pelletan ; environ 500 soldats tués ; lecture de la déposition de Mac-Mahon ; commémorations et faibles conséquences pour la IIIe République.

    Parties I à III, tableaux 1 à 3, annexe 1 (p. 1-13) · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Travaux de recherche

    Victimes et bourreaux de la Semaine sanglante (site extérieur)

    Robert Tombs · 1848. Révolutions et mutations au XIXe siècle, n° 10 (Persée) · publié le 1994

    Les histoires républicaines classiques (Seignobos, Lavisse) retiennent un minimum de 17 000 morts.

    p. 81 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  15. 15
    Travaux de recherche

    Robert Tombs, Paris, bivouac des révolutions. La Commune de 1871 (site extérieur)

    Claudette Toulmonde · Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, n° 129 (OpenEdition) · publié le 7 novembre 2015

    Selon la recension, Tombs ramène dans son livre de 2014 le nombre des morts à « environ 10 000 ».

    Compte rendu, passage sur la Semaine sanglante · consulté le 22 octobre 2026

  16. 16
    Travaux de recherche

    L'écran de fumée des incendies de la Commune de 1871 (site extérieur)

    Hélène Lewandowski · Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, n° 148 (OpenEdition) · publié le 1er mars 2021

    Bilan humain de 10 000 à 20 000 morts, sans source ; au moins 581 bâtiments endommagés, hors opérations militaires de l'ouest parisien ; incendie des Tuileries décidé par Bergeret, le soir du 23 mai.

    Section « Chronologie des destructions » et note 16 · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Travaux de recherche

    Le retour d'exil, un nouvel exil ? Le cas des communards (site extérieur)

    Laure Godineau · Matériaux pour l'histoire de notre temps, n° 67 (Persée) · publié le 2002

    Plus de 40 000 arrestations à Paris ; plus de 4 000 condamnés à la déportation et aux travaux forcés, embarqués pour la Nouvelle-Calédonie à partir de 1872 ; amnisties de mars 1879 et juillet 1880.

    p. 11 (seule page lue) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  18. 18
    Travaux de recherche

    Reconstruire le Palais des Tuileries. Une émotion patrimoniale et politique « rémanente » ? (1871-2011) (site extérieur)

    Vincent Lemire et Yann Potin · Livraisons de l'histoire de l'architecture, n° 22 (OpenEdition) · publié le 2011

    Le palais des Tuileries figure parmi les édifices civils incendiés par la Commune ; l'article date l'incendie du 24 mai 1871, et une fois du 23 mai.

    Introduction · consulté le 22 octobre 2026

  19. 19
    Travaux de recherche

    La place de la Semaine sanglante dans la commémoration de la Commune en France (site extérieur)

    Alain Dalotel · 1848. Révolutions et mutations au XIXe siècle, n° 5 (Persée) · publié le 1989

    Lors du centenaire de 1971, la Semaine sanglante est largement passée sous silence.

    p. 107 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  20. 20
    Synthèse encyclopédique

    Commune de Paris (site extérieur)

    Wikipédia

    Élections prévues d'abord le 22 mars ; exécution des généraux Lecomte et Thomas en fin de journée le 18 mars ; dates des décrets sur le Mont-de-Piété (29 mars, 6 mai) et les échéances (16 avril) ; difficultés d'application de l'interdiction du travail de nuit ; contexte de l'amnistie de 1879-1880.

    Sections « Soulèvement du 18 mars », « Élections municipales du 26 mars 1871 », « Mesures économiques et sociales d'urgence », « Travail et démocratie sociale », « Amnistie et réhabilitation » · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Semaine sanglante

Nom donné à la semaine du 21 au 28 mai 1871, pendant laquelle l’armée reprend Paris et écrase la Commune ; de nombreux insurgés sont exécutés. C’est l’épisode le plus meurtrier de la Commune, au bilan jamais établi avec précision.

Source : Wikipédia, « Semaine sanglante »

En clair

Gouvernement de Versailles

En 1871, l’Assemblée nationale et le gouvernement d’Adolphe Thiers siègent à Versailles, et non à Paris. Après le soulèvement du 18 mars, l’armée régulière s’y replie ; on parle alors des troupes « versaillaises ».

Sources : Wikipédia, « Commune de Paris », Wikipédia, « Versailles »

En clair

Garde nationale (1870-1871)

Milice de citoyens armés, distincte de l’armée régulière. Pendant le siège de 1870-1871, environ 590 000 gardes nationaux défendent Paris ; leurs délégués élus forment un Comité central qui refuse tout désarmement de la ville.

Sources : Wikipédia, « Garde nationale (France) », Wikipédia, « Comité central de la Garde nationale »

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Arrêté

Décision administrative écrite, prise par une autorité comme un ministre, un préfet ou un maire, sans vote d’une assemblée. Dans une colonie, le gouverneur promulgue aussi par arrêté les lois et décrets venus de Paris.

Sources : vie-publique.fr, « Qu’est-ce qu’un arrêté ? », Wikipédia, « Gouverneur de la Martinique »

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Budget des cultes

Argent public qui payait le clergé des cultes reconnus : depuis le Concordat de 1801, l’État verse un traitement aux évêques et aux curés, et salarie aussi les pasteurs. La loi de 1905 y met fin dans toute la France.

Sources : Wikipédia, « Régime concordataire français », Wikipédia, « Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État »

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Amnistie

Mesure votée par une loi qui « oublie » des infractions passées : les faits visés ne peuvent plus être punis et les condamnations sont effacées. Elle se distingue de la grâce, qui réduit ou supprime seulement une peine.

Source : Wikipédia, « Amnistie en France »

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Grâce

Décision du chef de l’État qui supprime ou réduit la peine d’un condamné, sans effacer l’infraction comme le fait l’amnistie. Après la Commune, une commission des grâces, créée en juillet 1871, examine le sort des condamnés.

Sources : Wikipédia, « Grâce (droit français) », Wikipédia, « Semaine sanglante »

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Peine commuée

Commuer une peine, c’est la changer, par l’effet d’une grâce, en une peine moins lourde : une condamnation à mort peut ainsi devenir une détention à vie. Le condamné reste puni, mais moins sévèrement.

Sources : Larousse, « commuer », Wikipédia, « Grâce (droit français) »

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Enceinte de Paris

Ligne de fortifications construite autour de Paris sous Louis-Philippe, dite enceinte de Thiers, entre les actuels boulevards des Maréchaux et le futur boulevard périphérique. En 1860, Paris étend ses limites jusqu’à elle.

Source : Wikipédia, « Enceinte de Thiers »

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Chef du pouvoir exécutif

Titre donné à Adolphe Thiers par l’Assemblée nationale le 17 février 1871, « en attendant qu’il soit statué sur les institutions » : il est à la fois chef de l’État et chef du gouvernement.

Source : Wikipédia, « Adolphe Thiers »

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Terme (de loyer)

Date à laquelle un loyer doit être payé, et par extension la somme due à cette date. Le 29 mars 1871, la Commune dispense les locataires de payer les loyers d’octobre 1870, de janvier et d’avril 1871.

Sources : Larousse, « terme », Wikipédia, « Commune de Paris »

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Congrégation religieuse

Communauté catholique dont les membres, religieux ou religieuses, prononcent des vœux autour d’un même projet spirituel. Beaucoup se consacrent à l’enseignement ou aux soins des malades ; en 1871, la Commune sécularise leurs biens.

Sources : Wikipédia, « Congrégation religieuse », Wikipédia, « Commune de Paris »

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Commission exécutive (1871)

Organe que la Commune crée le 29 mars 1871 pour gouverner : quelques élus placés à la tête de commissions spécialisées (finances, enseignement, services publics…), « autant de petits ministères » selon l’historien Jacques Rougerie.

Source : Wikipédia, « Commune de Paris »

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Conseil de guerre

Tribunal militaire. L’état de siège ayant été proclamé dans la Seine et la Seine-et-Oise, ce sont des conseils de guerre qui jugent les communards : vingt-deux s’ajoutent aux quatre existants et siègent pendant quatre ans.

Sources : Wikipédia, « Conseil de guerre », Wikipédia, « Semaine sanglante »

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IIIe République

Régime républicain de la France de septembre 1870 à juillet 1940, soit près de soixante-dix ans : le premier, depuis 1789, à s’installer dans la durée. Il prend fin en 1940 avec l’instauration du régime de Vichy.

Source : Wikipédia, « Troisième République (France) »

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Mur des Fédérés

Partie du mur du cimetière du Père-Lachaise, à Paris, devant laquelle 147 combattants de la Commune, les « fédérés », sont fusillés à la fin de la Semaine sanglante. Il devient un lieu de mémoire, avec un premier défilé en mai 1880.

Source : Wikipédia, « Mur des Fédérés »

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Non-lieu

Décision qui arrête les poursuites contre une personne avant que l’affaire n’arrive au procès : il n’y a ni condamnation ni acquittement, la personne n’est tout simplement pas jugée.

Source : Wikipédia, « Non-lieu »

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Condamnation contradictoire

Condamnation prononcée à l’issue d’un procès où l’accusé a pu débattre et se défendre ; elle s’oppose au jugement « par défaut ». Après la Commune, plus de 10 000 condamnations sont contradictoires, les autres prononcées par contumace.

Sources : Wikipédia, « Jugement contradictoire (droit français) », Wikipédia, « Semaine sanglante »

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Déportation (peine)

Peine qui oblige un condamné à quitter son territoire pour vivre, surveillé ou enfermé, dans un lieu lointain. Pour les communards, une loi du 23 mars 1872 fixe ce lieu en Nouvelle-Calédonie, « en enceinte fortifiée » ou « simple ».

Sources : Wikipédia, « Déportation », Wikipédia, « Commune de Paris »

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Chambre des députés

Sous la IIIe République (1875-1940), assemblée de députés élus au suffrage universel, qui fait la loi avec le Sénat. Réunies à Versailles, les deux chambres forment l’Assemblée nationale.

Source : Wikipédia, « Chambre des députés (Troisième République) »

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Promulgation

Acte par lequel le président de la République rend applicable une loi définitivement votée, dans les quinze jours. Il ne peut pas la bloquer, seulement demander une nouvelle délibération. La loi est ensuite publiée au Journal officiel.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

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