
XXIe siècle · 2 août 2013 – 14 juin 2014 · Bretagne, Finistère, Quimper
Mouvement des Bonnets rouges contre l'écotaxe poids lourds, Bretagne, 2013-2014
En 2013, agriculteurs, salariés de l'agroalimentaire, patrons et élus bretons s'opposent à une taxe sur les camions. Elle est suspendue, puis abandonnée en 2014.
Le pouvoir change
, président de la République depuis 2012
Premiers ministres : , puis le 31 mars 2014
L’essentiel
- Ce qu’ils demandaient
Supprimer l', une taxe au kilomètre sur les camions, alors que l'agroalimentaire breton supprime des emplois.
- Combien ils étaient
entre 15 000 et 30 000 manifestants
Estimation selon l'AFP
8 chiffres à comparer- Ce qu’ils ont obtenu
Obtenue
1 demande obtenue, sur 3
L' est suspendue le 29 octobre 2013, trois jours après les heurts de Pont-de-Buis. Elle est abandonnée en octobre 2014, après l'échec d'une version réduite, puis au 1er janvier 2017. Les demandes sur l'emploi et sur les pouvoirs de la Bretagne n'ont pas abouti de façon mesurable.
Changement : abrogation 3,4 ans après la demande du 2 août 2013
Ce qui était en jeu
3 demandes, et ce qu’il en est advenu.
Supprimer l'
Abolir la taxe au kilomètre sur les camions, démonter ses et garder gratuites les routes bretonnes.
ObtenueSuspendue en octobre 2013, réduite à un péage de transit en 2014, puis abandonnée en octobre 2014. L'article 269 du code des douanes, qui créait la taxe, est au 1er janvier 2017.
Défendre l'emploi et mettre fin au « » dans l'agroalimentaire
Le rassemblement de Quimper se tient « pour l'emploi en Bretagne », au moment où des abattoirs et des volaillers suppriment des emplois. À Carhaix, les porte-parole réclament la fin du « » et moins de contraintes administratives pour les entreprises.
IndéterminéeLe gouvernement présente un « Pacte d'avenir pour la Bretagne » le 13 décembre 2013. Ce dossier n'a pas pu en vérifier le contenu ni les effets sur l'emploi.
Décider en Bretagne et rattacher la Loire-Atlantique
Relocaliser en Bretagne des centres de décision, puis, en 2014, créer une Bretagne à cinq départements, en y rattachant la Loire-Atlantique.
Non obtenueLa loi du 16 janvier 2015 maintient la Bretagne dans ses limites et laisse la Loire-Atlantique dans la région Pays de la Loire.
Comment c’est arrivé
12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.
Premier rassemblement contre la taxe au péage de la Gravelle
Environ un millier de personnes protestent au péage autoroutier de la Gravelle contre la future taxe, alors appelée « taxe Borloo ».
Signature du contrat avec Écomouv'
L'État signe le qui confie à Écomouv' la collecte de l' jusqu'en janvier 2025.
Premier portique détruit à Guiclan
Un de contrôle est abattu à Guiclan (Finistère). D'autres destructions suivent à l'automne.
Heurts au portique de Pont-de-Buis
Des manifestants en bonnet rouge tentent d'abattre le ; neuf blessés selon le , dont un manifestant grièvement.
Jean-Marc Ayrault annonce la suspension de l'écotaxe
Le Premier ministre suspend la mise en œuvre de la taxe, le temps d'un dialogue national et régional.
Rassemblement de Quimper
Rassemblement pour l'emploi en Bretagne, calme pour l'essentiel ; en fin de journée, des jeunes affrontent la police près de la .
Rassemblement de Carhaix
Le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » réunit les Bonnets rouges sur le site du festival des Vieilles Charrues, sans incident signalé.
Présentation du Pacte d'avenir pour la Bretagne
Le Premier ministre présente un pacte pour la Bretagne.
Rassemblements devant 18 préfectures et sous-préfectures
Les Bonnets rouges demandent la suppression définitive de l' et une Bretagne à cinq départements ; à Morlaix, des tracteurs repoussent des cars de .
Ségolène Royal suspend sine die le péage de transit
La ministre de l'Écologie constate l'échec de la version réduite de la taxe devant les transporteurs routiers.
Résiliation du contrat Écomouv'
L'État résilie le contrat, invoquant des « difficultés insurmontables ».
Abrogation de la taxe par la loi de finances pour 2017
L'article 84 de la pour 2017 la taxe à compter du 1er janvier 2017.
Ce qu’on peut en dire
Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.
InterprétationPour la (février 2017), l' est « un échec stratégique, un abandon coûteux » : 957,58 millions d'euros d'indemnités à Écomouv' et à ses partenaires, environ 70 millions de dépenses administratives et 9,83 milliards de recettes nettes perdues sur 2014-2024, à paramètres inchangés. Une hausse de la taxe sur le gazole () compense la perte. Mais les camions étrangers, qui devaient payer 31 % de l'écotaxe, ne supportent plus que 2 % de cette compensation ; le reste, 98 %, pèse sur les camions français et les automobilistes.
InterprétationLe recul de 2013 est lié à la mobilisation bretonne par la , par le rapporteur de l'Assemblée nationale et par l'AFP sur le moment. L'abandon final a d'autres causes, selon la Cour : les oppositions au péage de transit, le manque d'unanimité au gouvernement et des défauts structurels du dispositif jamais corrigés. Pour la du Sénat, la suspension est « une décision politique sans aucun fondement juridique », et la taxe n'aurait pas pu démarrer au 1er janvier 2014.
InterprétationLe mouvement réunit des acteurs aux intérêts différents : agriculteurs de la , salariés d'abattoirs menacés, chefs d'entreprise et , une alliance que le chroniqueur Christian Rogel qualifie d'« agri-ali-transport ». Son principal résultat est le retrait de la taxe. Ses revendications plus larges sur l'emploi et les pouvoirs de la Bretagne n'ont pas d'effet vérifiable : la carte régionale de 2015 laisse la Loire-Atlantique hors de Bretagne.
Pour aller plus loin
Le récit complet8 paragraphes
L' est l'un des projets issus du . La loi du 3 août 2009 prévoit une taxe sur les camions de plus de 3,5 tonnes qui circulent sur les routes nationales gratuites et sur certaines routes locales, pour financer les infrastructures de transport. Selon la , elle devait toucher environ 800 000 camions sur 15 000 km de routes et rapporter près de 890 millions d'euros nets par an.
L'État confie la collecte à une société privée, Écomouv', filiale du groupe italien Autostrade, par un signé le 20 octobre 2011. Des de contrôle sont installés au-dessus des routes : 173 selon la du Sénat, qui les juge « fort coûteux ». Prévue pour juillet 2013, la collecte est reportée au 1er janvier 2014.
La Bretagne obtient une réduction de tarif : 25 % pour le seul Finistère en 2009, puis 40 % et enfin 50 % pour toute la région en 2013. Selon la de l'Assemblée nationale, la contribution bretonne serait ainsi passée d'environ 97 millions à moins de 45 millions d'euros par an. Ces concessions n'arrêtent pas la contestation, qui se cristallise sur les .
En 2013, l'agroalimentaire breton traverse une crise : la mission de l'Assemblée nationale cite les difficultés des volaillers Doux et Tilly-Sabco, face à la concurrence internationale, et de la coopérative porcine Cooperl, face à la concurrence d'autres pays européens. La du Sénat cite aussi Marine Harvest et Gad. Lors d'une audition, le président de la mission rapporte que, pour « certains observateurs », l' n'a été que le révélateur de ces difficultés.
Le 2 août 2013, un premier est détruit à Guiclan, dans le Finistère, lors d'une manifestation d'un « Collectif pour l'emploi » ; d'autres portiques du Finistère sont visés en octobre. Selon la du Sénat, Écomouv' estime la remise en état des équipements dégradés à 18,3 millions d'euros, dont 12,7 millions pour les portiques. En février 2014, l'Agence Bretagne Presse écrit que tous les portiques du Finistère ont été attaqués, endommagés ou démontés par précaution.
Le samedi 26 octobre 2013, au moins un millier de manifestants selon l'AFP, certains coiffés de bonnets rouges, tentent d'abattre le de Pont-de-Buis ; selon le , un manifestant est grièvement blessé, deux légèrement, et six gendarmes légèrement. Le bonnet rouge rappelle une révolte bretonne contre de nouveaux impôts en 1675. La coalition réunit le syndicat agricole du Finistère, des sections des abattoirs Gad et Doux, des chefs d'entreprise et le maire de Carhaix, Christian Troadec.
Le 29 octobre 2013, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault annonce la « suspension » de l', « le temps nécessaire à un dialogue au niveau national et régional ». La mobilisation continue : rassemblements à Quimper le 2 novembre et à Carhaix le 30 novembre. À Carhaix, les porte-parole réclament la suppression définitive de l'écotaxe, la fin du « » et des centres de décision en Bretagne.
En juin 2014, le gouvernement propose un « péage de transit poids lourds » limité à environ 4 000 km de routes ; la du 8 août 2014 restreint en conséquence le réseau taxé. Le 9 octobre 2014, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, réunit les organisations de transporteurs routiers pour constater l'échec de ce péage et annonce sa « suspension ». Le contrat avec Écomouv' est résilié le 30 octobre 2014.
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application
Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.
- Demande
- Étape qui réalise la demande
- Autre décision d’une autorité
- Réponse (annonce, réunion, refus)
- Lien direct
- probable
- discuté ou indéterminé
Revendication 1/3
Supprimer l'écotaxe poids lourds
Abolir la taxe au kilomètre sur les camions, démonter ses portiques et garder gratuites les routes bretonnes.
ObtenueObtenue
Suspendue en octobre 2013, réduite à un péage de transit en 2014, puis abandonnée en octobre 2014. L'article 269 du code des douanes, qui créait la taxe, est abrogé au 1er janvier 2017.
- Demande2 août 2013
- Réponse29 oct. 2013
- Promulgation8 août 2014
- Retrait9 oct. 2014
- Application30 oct. 2014
- Abrogation (réalise la demande)29 déc. 2016
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
Destruction d'un premier portique à Guiclan (Finistère), lors d'une manifestation d'un « Collectif pour l'emploi ». L'hostilité à la taxe s'exprime ensuite par d'autres destructions, puis, en novembre, par la création du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », dit des Bonnets rouges.
- Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois
Le Premier ministre annonce la « suspension » de la mise en œuvre de l'écotaxe. Le contrat avec Écomouv' ne prévoit pas ce cas ; l'État continue de financer le dispositif sans percevoir la taxe.
- Délai depuis l’étape précédente : + 9 mois
Loi qui réduit la taxe sans la supprimer : la loi de finances rectificative pour 2014 (article 16) redéfinit le réseau taxé : seuls restent soumis les itinéraires où passent en moyenne plus de 2 500 poids lourds assujettis par jour. C'est le « péage de transit », sur environ 4 000 km au lieu de 15 000.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2 mois
Devant les organisations de transporteurs, la ministre de l'Écologie constate l'échec du péage de transit et annonce sa « suspension sine die ».
- Délai depuis l’étape précédente : + 21 jours
L'État adresse à Écomouv' la lettre de résiliation du contrat de partenariat signé en 2011.
- Délai depuis l’étape précédente : + 2,2 ans
La loi de finances pour 2017 (article 84) abroge l'article 269 du code des douanes, qui créait la taxe, à compter du 1er janvier 2017.
Lien probable
La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.
La suspension de 2013 est liée aux protestations bretonnes par des sources convergentes : la Cour des comptes écrit qu'elle a été « prise sous la pression », dans l'espoir d'apaiser les manifestations ; l'AFP la situe après les heurts du samedi précédent en Bretagne ; le rapporteur de la mission de l'Assemblée nationale dit que les contestations bretonnes y ont conduit ; le Sénat évoque des « considérations d'ordre public ». Mais l'abandon d'octobre 2014 suit les oppositions au péage de transit, que la ministre constate devant les transporteurs, et un désaccord au sein du gouvernement. Le Sénat estime en outre que la taxe ne pouvait pas démarrer au 1er janvier 2014, même sans suspension.
Revendication 2/3
Défendre l'emploi et mettre fin au « dumping social » dans l'agroalimentaire
Le rassemblement de Quimper se tient « pour l'emploi en Bretagne », au moment où des abattoirs et des volaillers suppriment des emplois. À Carhaix, les porte-parole réclament la fin du « dumping social » et moins de contraintes administratives pour les entreprises.
IndéterminéeIndéterminée
Le gouvernement présente un « Pacte d'avenir pour la Bretagne » le 13 décembre 2013. Ce dossier n'a pas pu en vérifier le contenu ni les effets sur l'emploi.
- Demande2 nov. 2013
- Demande30 nov. 2013
- Réponse13 déc. 2013
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
Rassemblement de Quimper pour l'emploi en Bretagne : prennent la parole des élus, dont Christian Troadec, Thierry Merret, de la FDSEA, porte-parole du « collectif pour l'emploi », et des représentants de salariés licenciés.
- Délai depuis l’étape précédente : + 28 jours
À Carhaix, le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » réclame la fin du dumping social et ouvre des cahiers de doléances.
- Délai depuis l’étape précédente : + 13 jours
Le Premier ministre présente le « Pacte d'avenir pour la Bretagne », que la mission de l'Assemblée nationale cite comme cadre possible pour des mesures ciblées.
Lien discuté
Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.
Selon Wikipédia, une concertation pour un pacte d'avenir pour la Bretagne est lancée le 16 octobre 2013, après les premières destructions de portiques et les plans sociaux de l'agroalimentaire, mais avant Pont-de-Buis et les grands rassemblements. Le pacte est présenté le 13 décembre 2013. Le lien entre ce pacte et la mobilisation des Bonnets rouges reste donc incertain, et ses effets sur l'emploi ne sont pas documentés ici.
Revendication 3/3
Décider en Bretagne et rattacher la Loire-Atlantique
Relocaliser en Bretagne des centres de décision, puis, en 2014, créer une Bretagne à cinq départements, en y rattachant la Loire-Atlantique.
Non obtenueNon obtenue
La loi du 16 janvier 2015 maintient la Bretagne dans ses limites et laisse la Loire-Atlantique dans la région Pays de la Loire.
- Demande30 nov. 2013
- Demande14 juin 2014
- Promulgation16 janv. 2015
Voir les 3 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
À Carhaix, les porte-parole demandent que des centres de décision soient installés en Bretagne.
- Délai depuis l’étape précédente : + 6 mois
Devant les préfectures et sous-préfectures, les Bonnets rouges réclament une Bretagne à cinq départements, Loire-Atlantique comprise.
- Délai depuis l’étape précédente : + 7 mois
La loi sur la délimitation des régions maintient la Bretagne et les Pays de la Loire dans leurs limites ; la Loire-Atlantique reste dans les Pays de la Loire.
Lien indéterminé
Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.
La loi de 2015 relève d'une réforme nationale de la carte des régions. Aucune source consultée ne lie la carte retenue aux Bonnets rouges.
Tous les chiffres8 estimations, jamais moyennées
Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : manifestants, blessés. Elles ne se comparent pas entre elles.
Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère)blessés
3, dont 2 gravement
Estimation selon la presse · Christian Rogel, tribune publiée par l'Agence Bretagne Presse
Heurts au portique de Pont-de-Buis — Chiffre tiré d'une tribune (rubrique « Point de vue »), qui ne précise pas qui sont les blessés. Le préfet, cité par l'AFP, compte un seul manifestant grièvement blessé (voir s-pontdebuis-prefet).
9 : un manifestant grièvement blessé, deux légèrement, six gendarmes légèrement
Décompte officiel selon la police · Préfet du Finistère, Jean-Luc Videlaine, cité par l'AFP
Heurts au portique de Pont-de-Buis (bilan du préfet)
Écart entre ces chiffres : du simple au 3. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
Quimpermanifestants
entre 15 000 et 30 000
Estimation selon l'AFPAFP (fourchette sans estimateurs nommés)
Rassemblement de Quimper (fourchette de l'AFP) — Fourchette rappelée dans une dépêche du 30 novembre 2013, qui écrit aussi « plus de 15 000 » sans dire qui a compté.
plus de 20 000
Estimation selon l'Agence Bretagne PresseAgence Bretagne Presse (estimation de la rédaction)
Rassemblement de Quimper — Aucun chiffre de la préfecture ni des organisateurs n'a pu être lu. L'agence, proche du mouvement régionaliste, juge son chiffre peut-être sous-estimé.
Écart entre ces chiffres : du simple au 2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
Carhaix-Plouguermanifestants
environ 30 000
Estimation selon les organisateurs · Christian Troadec, porte-parole du collectif, cité par l'Agence Bretagne Presse
Rassemblement de Carhaix
entre 25 000 et 30 000
Estimation selon la presseAgence Bretagne Presse (estimateur non précisé)
Rassemblement de Carhaix — L'article donne cette fourchette sans dire qui l'a établie. Aucun chiffre de la préfecture ou de la gendarmerie n'a pu être lu.
Écart entre ces chiffres : du simple au 1,2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.
18 préfectures et sous-préfectures de Bretagne et de Loire-Atlantiquemanifestants
entre 1 000 et 5 000
Estimation selon la presseFrance Bleu (estimation sans source précisée)
Rassemblements devant les préfectures et sous-préfectures
Quimpermanifestants
environ 300
Estimation selon la police · Préfecture du Finistère, citée par France Bleu
Rassemblement devant la préfecture de Quimper
Ce qu’on ne sait pas, ou mal8 limites
- Aucun chiffre de la , de la police ou de la gendarmerie n'a pu être lu pour Quimper (2 novembre 2013) et Carhaix (30 novembre 2013). Les chiffres retenus viennent de l'AFP, sans estimateur nommé, de l'Agence Bretagne Presse, proche du mouvement , et de l'organisateur Christian Troadec.
- Une AFP donne 15 000 à 30 000 personnes à Quimper, sans dire qui a compté ; les articles cités par Wikipédia pour Carhaix (17 000 à 40 000) n'ont pas été lus.
- Le contenu du Pacte d'avenir pour la Bretagne (montants, mesures) et ses effets sur l'emploi n'ont pas pu être vérifiés.
- Aucun travail d'historien ou de sociologue sur le mouvement n'a pu être lu : Cairn et HAL refusaient l'accès. Les analyses retenues sont celles de la et des commissions parlementaires.
- La presse régionale et nationale de l'époque (Ouest-France, Le Télégramme, Le Monde, Libération) était inaccessible. Le récit des manifestations repose surtout sur l'Agence Bretagne Presse, un média .
- Le nombre exact de détruits ou démontés et le bilan judiciaire (poursuites, condamnations) ne sont pas établis par les sources consultées.
- Pont-de-Buis : neuf blessés selon le (AFP), trois dont deux graves selon une tribune de l'Agence Bretagne Presse ; Wikipédia, d'après des sources non lues, parle d'un manifestant à la main arrachée.
- La loi du 16 janvier 2015 a modifié, jusqu'au 1er mars 2019, la procédure permettant à un département de changer de région (majorités des trois cinquièmes). Son usage éventuel pour la Loire-Atlantique n'a pas été vérifié.
Sources17 références · 4 février 2009 – 29 décembre 2016
Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.
- Texte officiel ou archive 6
- Institution publique ou patrimoniale 1
- Presse 8
- Synthèse encyclopédique 2
- 1Institution publique ou patrimoniale
Cour des comptes · publié le février 2017
Origine de la taxe, contrat Écomouv' du 20 octobre 2011, décote bretonne, suspension du 29 octobre 2013 « prise sous la pression », péage de transit, suspension sine die du 9 octobre 2014, résiliation du 30 octobre 2014 et coût de l'abandon.
- 2Texte officiel ou archive
Marie-Hélène des Esgaulx (présidente), Virginie Klès (rapporteure) · Sénat · publié le 21 mai 2014
Suspension annoncée le 29 octobre 2013 « le temps nécessaire à un dialogue au niveau national et régional », destruction du portique de Guiclan le 2 août 2013 lors d'une manifestation du « Collectif pour l'emploi », entreprises menacées (Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, Gad), coût de remise en état estimé par Écomouv', 173 portiques, et lecture de la suspension comme « décision politique sans aucun fondement juridique ».
- 3Texte officiel ou archive
Rapport d'information n° 1937 sur l'écotaxe poids lourds (site extérieur)
Jean-Paul Chanteguet (président et rapporteur) · Assemblée nationale · publié le 14 mai 2014
Crise de l'agroalimentaire breton (Doux, Tilly-Sabco, Cooperl), baisse de la contribution bretonne, Pacte d'avenir présenté le 13 décembre 2013, lien établi par le rapporteur entre contestations bretonnes et suspension, et engagement du Premier ministre de ne pas appliquer l'écotaxe selon quatre députés de l'opposition.
- 4Texte officiel ou archive
Légifrance · publié le 3 août 2009
Création du principe d'une écotaxe kilométrique sur les poids lourds pour financer les infrastructures de transport, avec aménagements pour les régions périphériques.
- 5Texte officiel ou archive
Loi n° 2014-891 du 8 août 2014 de finances rectificative pour 2014 (site extérieur)
Légifrance · publié le 8 août 2014
Article 16 : le réseau taxé est limité aux itinéraires dont le trafic moyen journalier dépasse 2 500 véhicules assujettis.
- 6Texte officiel ou archive
Code des douanes, article 269 (version abrogée) (site extérieur)
Légifrance
Abrogation de la taxe sur les véhicules de transport de marchandises par l'article 84 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016, à compter du 1er janvier 2017.
- 7Texte officiel ou archive
Légifrance · publié le 16 janvier 2015
Maintien de la Bretagne et des Pays de la Loire dans leurs limites (article 1er) ; la Loire-Atlantique figure dans les Pays de la Loire (tableau de l'article 5) ; procédure de changement de région modifiée jusqu'en 2019 (article 3).
- 8Presse
France delays 'ecotax' on road transport after protests (site extérieur)
AFP, reprise par MENAFN · publié le 29 octobre 2013
Le 29 octobre 2013, Jean-Marc Ayrault suspend la mise en œuvre de l'écotaxe après une réunion d'urgence qui suit les heurts du samedi précédent (26 octobre) en Bretagne, pour laisser le temps d'un dialogue au niveau national et régional.
- 9Presse
Ecotaxe : le Foll fait des propositions pour apaiser la colère bretonne (site extérieur)
AFP, reprise par WebManagerCenter · publié le 28 octobre 2013
Heurts du 26 octobre 2013 à Pont-de-Buis : « un millier, au bas mot » de manifestants (estimateur non nommé) ; selon le préfet du Finistère, Jean-Luc Videlaine, un manifestant grièvement blessé, deux légèrement et six gendarmes légèrement blessés.
- 10Presse
Les Bonnets rouges de retour à Carhaix pour défendre l'emploi (site extérieur)
AFP, reprise par WebManagerCenter · publié le 30 novembre 2013
Le 2 novembre 2013, les Bonnets rouges ont réuni entre 15 000 et 30 000 personnes à Quimper (« plus de 15 000 » en introduction), sans estimateur nommé.
- 11Presse
La révolte vient de loin : où va l'alliance des Bonnets rouges ? (site extérieur)
Christian Rogel · Agence Bretagne Presse · publié le 3 décembre 2013
Tribune : rassemblement de la Gravelle le 4 février 2009 (un millier de personnes), heurts de Pont-de-Buis le 26 octobre 2013 (trois blessés, dont deux graves), composition de l'alliance (CCIB, FDSEA du Finistère, FO de Gad et Doux, Christian Troadec), référence à 1675.
- 12Presse
Plus de 20 000 manifestants à Quimper pour l'emploi en Bretagne (site extérieur)
Agence Bretagne Presse · publié le 2 novembre 2013
Estimation de la rédaction (plus de 20 000), déroulement du rassemblement du 2 novembre 2013 et affrontements en fin de journée.
- 13Presse
Agence Bretagne Presse · publié le 30 novembre 2013
Participation (25 000 à 30 000 sans estimateur précisé ; « estimation prudente » de 30 000 par Christian Troadec), revendications (suppression de l'écotaxe, fin du dumping social, moins de contraintes administratives, décisions en Bretagne), cahiers de doléances, absence de débordement.
- 14Presse
Des bornes écotaxes attaquées dans le Finistère (site extérieur)
Philippe Argouarch · Agence Bretagne Presse · publié le 10 février 2014
Tous les portiques du Finistère attaqués, endommagés ou démontés à titre préventif ; incidents hors de Bretagne.
- 15Presse
Ilias Psarianos · France Bleu (ici) · publié le 14 juin 2014
Rassemblements du 14 juin 2014 devant 18 préfectures et sous-préfectures, chiffres de participation, revendications (suppression de l'écotaxe, Bretagne à cinq départements), incidents de Morlaix.
- 16Synthèse encyclopédique
Mouvement des Bonnets rouges (site extérieur)
Wikipédia
Choix du bonnet rouge en référence à une révolte antifiscale bretonne de 1675.
- 17Synthèse encyclopédique
Histoire de la politique climatique de la France (site extérieur)
Wikipédia
Lancement par Jean-Marc Ayrault, le 16 octobre 2013, d'une concertation pour un pacte d'avenir pour la Bretagne, dix jours avant Pont-de-Buis (d'après vie-publique.fr, inaccessible).






































