from1789
Cortège derrière une grande banderole blanche « Non au démantèlement de l'Éducation nationale » ; au premier rang, des manifestants vêtus de noir, chapeau et lunettes, tiennent des pistolets en plastique et de petits drapeaux rouges.
Photographie Manifestation de personnels de l'Éducation nationale en grève, en Normandie, en 2003. La banderole mentionne Le Havre. Photographie de Philippe Alès, publiée par l'auteur sur Wikimedia Commons ; le jour exact n'est pas précisé.Philippe Alès, 2003 · CC BY-SA 3.0 : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

XXIe siècle · 1er février – 19 juin 2003 · France entière, Paris

Mobilisation contre la réforme Fillon des retraites et la décentralisation dans l'Éducation nationale

Au printemps 2003, grèves et journées de manifestation contre l'allongement de la des fonctionnaires, doublées d'un long conflit dans l'Éducation nationale.

Au pouvoir

, président de la République depuis 1995

, Premier ministre depuis 2002

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Retrait du , qui porte de 37,5 à 40 ans la des fonctionnaires, et maintien de 37,5 pour tous.

Combien ils étaient

Pas de chiffre mis en avant : estimations divergentes, sans auteur du comptage identifié.

10 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Non obtenue

0 demande obtenue, 2 en partie, sur 3

La loi du 21 août 2003 garde son cœur : 40 ans de cotisation pour les fonctionnaires d'ici 2008, puis 41 ans prévus pour tous en 2012. Le 15 mai, un accepté par la et la ajoute des mesures d'accompagnement. Le 10 juin, l'État renonce à trois métiers de l'Éducation.

Ce qui était en jeu

3 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Retrait du et maintien de 37,5 pour tous

    Les syndicats opposés au projet, , , , et en tête, refusent l'allongement de la des fonctionnaires et défendent une retraite à 37,5 années de cotisation pour tous.

    Non obtenue

    La loi est le 21 août 2003. Elle porte à 160 (40 ans) la durée de services exigée des fonctionnaires, et prévoit une hausse d'un trimestre par an pour tous à partir de 2009, jusqu'à 41 ans en 2012, calendrier qu'un décret peut ajuster.

  2. Ouverture de « vraies négociations » sur le projet

    Le 13 mai, la réclame de « vraies négociations » ; le 25 mai, les syndicats opposés demandent le report du passage du texte en et la reprise des discussions.

    Partiellement obtenue

    Des réunions ont lieu les 14 et 15 mai et aboutissent à des concessions (minimum de pension, départs anticipés pour , réduite). Mais elles ne satisfont pas la et , et François Fillon déclare le 16 mai qu'il n'y a plus de négociation.

  3. Abandon du transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationale

    Les syndicats de l'Éducation nationale refusent de confier aux environ 100 000 personnels non enseignants, ce qu'ils voient comme un premier pas vers le « démantèlement » du service public d'éducation.

    Partiellement obtenue

    Le 10 juin 2003, le gouvernement renonce à transférer les conseillers d'orientation, les assistantes sociales et les médecins scolaires. Le transfert des personnels techniciens, ouvriers et de service (), environ 90 % de l'ensemble, est maintenu, puis voté dans la loi du 13 août 2004, qui ne transfère pas la médecine scolaire.

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Première manifestation unitaire pour la retraite par répartition

    Environ 350 000 personnes défilent à l'appel de tous les syndicats ; c'est leur première manifestation commune sur ce sujet depuis janvier 2001.

  2. Discours de Jean-Pierre Raffarin au Conseil économique et social

    Le Premier ministre et l'âge de 60 ans, mais veut harmoniser public et privé ; la réforme doit aboutir avant l'été.

  3. Manifestations pour 37,5 annuités pour tousMobilisation · Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tous

    Deux mois après une première journée de grève, environ 400 000 personnes manifestent dans les grandes villes.

  4. Présentation du projet ; « ce n'est pas la rue qui gouverne »Réponse du pouvoir · Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tous

    François Fillon et Jean-Paul Delevoye présentent le projet ; Jean-Pierre Raffarin met en garde les syndicats qui préparent la grève du 13 mai.

  5. Grève et manifestations : environ 1,5 million de personnesMobilisation · Ouverture de « vraies négociations » sur le projetRéponse du pouvoir · Ouverture de « vraies négociations » sur le projet

    Plus forte mobilisation depuis 1995 selon l'Universalis ; les grèves continuent dans les transports, l'Éducation nationale et les hôpitaux.

  6. Relevé de décisions, accepté par la CFDT et la CFE-CGCDécision : accord · Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tousDemande satisfaite · Ouverture de « vraies négociations » sur le projet

    Le gouvernement concède un minimum de pension, des départs anticipés pour les et une réduite ; le front syndical se divise.

  7. Manifestation nationale à ParisRéponse du pouvoir · Ouverture de « vraies négociations » sur le projet

    , , , et demandent le report du projet ; les chiffres publiés vont de 360 000 à 730 000 personnes à Paris.

  8. Le projet de loi adopté en Conseil des ministresRéponse du pouvoir · Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tous

    Le texte est déposé à l'Assemblée nationale en  ; Jacques Chirac le juge « nécessaire » et « juste ».

  9. Débat à l'Assemblée ; recul partiel sur la décentralisationRéponse du pouvoir · Abandon du transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationale

    Ouverture du débat parlementaire, nouvelle journée de manifestations ; le même jour, le gouvernement limite la aux seuls .

  10. Huitième journée d'action : environ 200 000 personnes selon l'Universalis

    Environ 200 000 personnes ; la douzième grève enseignante de l'année est elle aussi peu suivie.

  11. Adoption définitive par le ParlementDécision : vote · Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tous

    Le Parlement adopte la réforme après vingt-neuf jours d'examen et une .

  12. Promulgation de la loi n° 2003-775Décision : loi promulguée · Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tousDécision : loi promulguée · Ouverture de « vraies négociations » sur le projet

    Le a jugé conformes, le 14 août, tous les articles contestés ; la loi paraît au le 22 août.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

Sur sa demande principale, le mouvement échoue : la loi reprend l'alignement des fonctionnaires sur 40 ans annoncé en avril, et prévoit 41 ans pour tous en 2012. Ce qui change entre l'annonce et la loi porte sur les mesures d'accompagnement du 15 mai, dont l'abaissement de l'âge de départ pour les (article 23 de la loi). Ces mesures ont été acceptées par la et la , non par les syndicats qui menaient la grève.

Le recul le plus net du gouvernement concerne l'Éducation nationale : le 10 juin, il retire du transfert les conseillers d'orientation, les assistantes sociales et les médecins scolaires, mais maintient celui des , environ 90 % des postes visés. À l'automne, le rapporteur du Sénat propose de confier la médecine scolaire aux départements ; la loi du 13 août 2004 transfère les TOS (article 82) mais pas la médecine scolaire.

L'INA rappelle qu'en 2003, des manifestants scandaient « Raffarin démission, c'est la rue qui a raison ! », et que la loi a été votée malgré la contestation. Contrairement à 1995, la réforme des retraites des fonctionnaires est menée à son terme.

Pour aller plus loin

Le récit complet7 paragraphes

Le 1er février 2003, environ 350 000 personnes manifestent en France à l'appel de tous les syndicats pour défendre la , où les cotisations des actifs financent les pensions. Le 3 février, devant le Conseil économique et social, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin promet de garder la répartition et l' de 60 ans, mais veut harmoniser peu à peu les règles du public et du privé, avant l'été.

Les 18 et 22 avril, les ministres François Fillon (Affaires sociales) et Jean-Paul Delevoye (Fonction publique) présentent les grandes lignes du projet. Les fonctionnaires devront cotiser 40 ans, comme les salariés du privé, au lieu de 37,5 ans, pour une pension complète : la durée passe de 150 à 160 d'ici 2008. Elle doit ensuite augmenter pour tous avec l'espérance de vie.

Estimation Le 7 mai, Jean-Pierre Raffarin prévient les syndicats qui préparent une grève nationale que « ce n'est pas la rue qui gouverne ». Le 13 mai, selon l'Encyclopædia Universalis, environ 1,5 million de salariés du public et du privé manifestent : c'est la plus forte mobilisation depuis les grèves de 1995. Des grèves se poursuivent ensuite à la , à la , dans l'Éducation nationale et les hôpitaux.

Après des réunions les 14 et 15 mai, le gouvernement publie un «  » : aucune retraite nette d'une carrière complète sous 85 % du net en 2008, départ avant 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler entre 14 et 16 ans et totalisent 42 ans de durée validée, pénalité () du privé ramenée de 10 % à 5 % par an. Selon l' du , cinq des huit organisations syndicales et patronales l'approuvent. La et la s'y rallient avec le patronat ; la et rejettent le projet.

Dans l'Éducation nationale, le conflit commence plus tôt et porte aussi sur la . Le gouvernement veut confier aux environ 100 000 à 110 000 personnels non enseignants. Les syndicats contestent aussi la suppression de 5 600 postes de surveillants et le non-remplacement de 20 000 aides-éducateurs. Le 3 juin est la dixième journée de grève enseignante depuis le début de l'année scolaire ; les syndicats menacent le baccalauréat.

Le 25 mai, la , , l', la et le manifestent à Paris pour obtenir le report du projet et de nouvelles négociations ; François Fillon refuse. Le projet est adopté en le 28 mai. Les journées des 3 et 10 juin rassemblent encore environ un demi-million de personnes, celle du 19 juin environ 200 000. Le 11 juin, demande « la plus grande fermeté » sur les retenues de salaire des grévistes.

L'Assemblée nationale débat du texte du 10 juin au 3 juillet ; la gauche dépose de très nombreux . Le Sénat l'adopte le 18 juillet, et le Parlement l'adopte définitivement le 24 juillet. Saisi par plus de soixante députés et plus de soixante sénateurs de l'opposition, le ne censure aucun article le 14 août. La loi n° 2003-775 portant réforme des retraites est le 21 août 2003.

Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/3

Retrait du projet Fillon et maintien de 37,5 annuités pour tous

Les syndicats opposés au projet, CGT, FO, FSU, UNSA et G10-Solidaires en tête, refusent l'allongement de la durée de cotisation des fonctionnaires et défendent une retraite à 37,5 années de cotisation pour tous.

Non obtenueNon obtenue

La loi est promulguée le 21 août 2003. Elle porte à 160 trimestres (40 ans) la durée de services exigée des fonctionnaires, et prévoit une hausse d'un trimestre par an pour tous à partir de 2009, jusqu'à 41 ans en 2012, calendrier qu'un décret peut ajuster.

  1. Demande3 avr. 2003
  2. Réponse7 mai 2003
  3. Accord15 mai 2003
  4. Réponse28 mai 2003
  5. Vote24 juil. 2003
  6. Promulgation21 août 2003
Voir les 6 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien indéterminé
  1. Demande

    Tous les syndicats appellent à manifester ; environ 400 000 personnes défilent pour défendre la retraite à 37,5 ans de cotisation pour tous.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 34 jours

    Réponse

    Le gouvernement présente le projet, qui aligne progressivement le régime des fonctionnaires sur celui du privé. Jean-Pierre Raffarin déclare que « ce n'est pas la rue qui gouverne ».

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours

    Accord

    Relevé de décisions accepté par la CFDT, la CFE-CGC et le patronat : mesures d'accompagnement, sans retour sur l'allongement de la durée de cotisation.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 13 jours

    Réponse

    Le Conseil des ministres adopte le projet de loi, déposé le jour même à l'Assemblée nationale (n° 885), en procédure d'urgence.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 57 jours

    Vote

    Adoption définitive par l'Assemblée nationale et le Sénat, après une commission mixte paritaire réunie le 23 juillet.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 28 jours

    Promulgation

    Après la décision n° 2003-483 DC du 14 août, qui ne censure aucun article, promulgation de la loi n° 2003-775, publiée au Journal officiel le 22 août. Le texte fixe à 160 trimestres la durée exigée des fonctionnaires d'ici 2008 (article 51) et prévoit 41 annuités en 2012 (article 5), calendrier ajustable par décret.

Lien indéterminé

Les sources disponibles ne permettent pas d’établir le lien.

La demande principale n'a pas été satisfaite : il n'y a pas de mesure à attribuer à la mobilisation sur ce point. L'allongement de la durée de cotisation est voté tel qu'annoncé en avril.

Revendication 2/3

Ouverture de « vraies négociations » sur le projet

Le 13 mai, la CGT réclame de « vraies négociations » ; le 25 mai, les syndicats opposés demandent le report du passage du texte en Conseil des ministres et la reprise des discussions.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Des réunions ont lieu les 14 et 15 mai et aboutissent à des concessions (minimum de pension, départs anticipés pour carrières longues, décote réduite). Mais elles ne satisfont pas la CGT et FO, et François Fillon déclare le 16 mai qu'il n'y a plus de négociation.

  1. Demande13 mai 2003
  2. Réponse13 mai 2003
  3. Accord (réalise la demande)15 mai 2003
  4. Réponse25 mai 2003
  5. Promulgation21 août 2003
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Demande

    Jour de la grande journée de grève, la CGT réclame de « vraies négociations » et menace d'une « confrontation sociale majeure » si le projet reste en l'état.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + le même jour

    Réponse

    Le soir même, les ministres proposent des modifications : pension minimale de 85 % du SMIC en 2008, départ avant 60 ans pour qui a commencé à travailler à 16 ans et cotisé quarante ans. Le front syndical ne se divise pas encore.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 2 jours

    AccordRéalise la demande

    Relevé de décisions : 19 points, dont le départ anticipé dès le 1er janvier 2004 pour les carrières commencées entre 14 et 16 ans, la décote du privé ramenée de 10 % à 5 % par an et un régime additionnel tenant compte des primes des fonctionnaires.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 10 jours

    Réponse

    À la manifestation parisienne qui demande le report du projet et la reprise des négociations, François Fillon répond par un nouveau refus.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 3 mois

    Promulgation

    La loi crée l'abaissement de l'âge de départ pour les assurés ayant commencé à travailler jeunes (article 23).

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

Les premières concessions sont proposées le soir de la journée du 13 mai, la plus suivie. Mais l'exposé des motifs du projet de loi les présente comme le résultat d'une « véritable négociation » les 14 et 15 mai, sans évoquer les grèves, et elles sont acceptées par la CFDT et la CFE-CGC, non par la CGT et FO, qui poursuivent le mouvement. Aucune source consultée n'établit le rôle propre de la rue.

Revendication 3/3

Abandon du transfert des personnels non enseignants de l'Éducation nationale

Les syndicats de l'Éducation nationale refusent de confier aux collectivités locales environ 100 000 personnels non enseignants, ce qu'ils voient comme un premier pas vers le « démantèlement » du service public d'éducation.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Le 10 juin 2003, le gouvernement renonce à transférer les conseillers d'orientation, les assistantes sociales et les médecins scolaires. Le transfert des personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS), environ 90 % de l'ensemble, est maintenu, puis voté dans la loi du 13 août 2004, qui ne transfère pas la médecine scolaire.

  1. Demande6 mai 2003
  2. Réponse2 juin 2003
  3. Réponse10 juin 2003
  4. Réponse1er oct. 2003
  5. Promulgation13 août 2004
Voir les 5 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    L'intersyndicale de l'Éducation (FSU, UNSA, CFDT, CGT, FAEN), soutenue par la FCPE (parents d'élèves), appelle à la quatrième grève nationale de l'année scolaire contre ce transfert.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 27 jours

    Réponse

    Le gouvernement reporte à l'automne l'examen du projet de loi de décentralisation.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 8 jours

    Réponse

    À une table ronde avec les syndicats, Nicolas Sarkozy (Intérieur) et Luc Ferry (Éducation) proposent de ne décentraliser que les TOS ; conseillers d'orientation, assistantes sociales et médecins scolaires restent à l'État.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 4 mois

    Réponse

    Le projet de loi relatif aux responsabilités locales, déposé au Sénat, prévoit le transfert des TOS (article 67) mais pas celui de la médecine scolaire. Le 22 octobre, le rapporteur de la commission des affaires culturelles du Sénat propose de « réintroduire » ce dernier.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 10 mois

    Promulgation

    La loi n° 2004-809 relative aux libertés et responsabilités locales confie aux départements (collèges) et aux régions (lycées) le recrutement et la gestion des TOS (article 82). Les articles consultés ne transfèrent ni la médecine scolaire, ni les assistantes sociales, ni les conseillers d'orientation.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Le recul du 10 juin intervient après dix journées de grève enseignante dans l'année scolaire, deux jours avant la première épreuve écrite du baccalauréat, jour pour lequel le SNES, principal syndicat du second degré, appelait à une journée d'action. Le même jour, selon l'Universalis, les syndicats s'engagent à ne pas gêner les examens, tout en maintenant leur mot d'ordre de grève ; la notice est titrée « Concessions du gouvernement ». Aucun texte officiel consulté ne lie la décision à la grève, et aucune seconde source indépendante n'a pu être lue sur ce point, d'où « probable ».

Tous les chiffres10 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : manifestants, personnes mobilisées. Elles ne se comparent pas entre elles.

France entièremanifestants

  • environ 350 000

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Manifestation unitaire du 1er février

Grandes villes de Francemanifestants

  • environ 400 000

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Manifestations du 3 avril

France entièremanifestants

  • environ 1,5 million

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Journée de grève et de manifestations du 13 mai — Chiffre unique, sans distinction police / syndicats. Les chiffres séparés de la police et des organisateurs n'ont pas pu être vérifiés dans une source consultée.

France entièrepersonnes mobilisées

  • plus d'un demi-million

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Grève de la fonction publique du 19 mai

Parismanifestants

  • près d'un demi-million

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Manifestation nationale à Paris, 25 mai

  • entre 360 000 et 730 000

    Estimation selon la presseLe Figaro, cité par Acrimed (fourchette entre chiffres officiels et chiffres des organisateurs)

    Manifestation nationale à Paris, 25 mai (fourchette de presse) — Le Figaro ne précise pas quelle borne vient de quelle source. Les autres journaux donnaient 400 000 (Le Parisien), 500 000 (France-Soir) et 730 000 (Libération).

Écart entre ces chiffres : du simple au 2. Lire le périmètre de chacun avant de comparer ; aucun n’est retenu comme le bon.

France entièremanifestants

  • environ un demi-million

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Journée d'action du 3 juin

France entièremanifestants

  • plus d'un demi-million

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Journée du 10 juin, ouverture du débat à l'Assemblée

Parismanifestants

  • environ 30 000

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Contre-manifestation de soutien au projet et contre les grèves, 15 juin — Manifestation favorable à la réforme, à l'appel d'associations proches de l'UMP ou libérales : ce n'est pas une estimation du mouvement contre le projet.

France entièremanifestants

  • environ 200 000

    Estimation estimation rapportée par l'Encyclopædia Universalis, sans précision d'origine

    Huitième journée d'action, 19 juin

Ce qu’on ne sait pas, ou mal8 limites
  • Pour la journée du 13 mai, aucune source consultée ne donne séparément le chiffre de la police et celui des syndicats. Wikipédia cite 1,13 million (police) et 2 millions (organisateurs) d'après un article du Nouvel Obs de 2010 qui n'a pas pu être ouvert : ces chiffres ne sont pas retenus.
  • Les ordres de grandeur des journées viennent presque tous de la chronologie de l'Encyclopædia Universalis, qui ne précise pas qui a compté. Pour le 25 mai, la presse de l'époque donnait des chiffres allant de 360 000 à 730 000 personnes à Paris.
  • Aucune donnée vérifiée sur le nombre de grévistes ou de journées de grève (Dares, ministère de la Fonction publique) : ces séries n'ont pas pu être consultées.
  • Aucun travail d'historien ou de sociologue n'a pu être lu (Cairn inaccessible) : le dossier ne s'appuie sur aucune lecture savante du mouvement.
  • Les pertes d'adhérents de la après son ralliement, évoquées par Wikipédia (environ 10 % en trois ans, ou 15 000 cartes rendues), ne sont pas confirmées par une source consultée et ne sont pas reprises.
  • Les tableaux de transition de l'article 66 de la loi (rythme exact du passage de 150 à 160 pour les fonctionnaires entre 2004 et 2008) ne sont pas reproduits dans la version Légifrance consultée.
  • Faute de moteur de recherche disponible lors de la vérification, aucune source indépendante de l'Universalis n'a pu confirmer l'ordre de grandeur du 13 mai (1,5 million) ni le lien entre la grève et le recul du 10 juin sur la  ; ces deux points reposent sur une seule synthèse.
  • Aucun chiffre n'est mis en avant : l'estimation de la journée du 13 mai 2003 ne repose que sur des synthèses encyclopédiques dans les sources lues.
Sources18 références · 1er février – 21 août 2003

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 8
  • Institution publique ou patrimoniale 2
  • Presse 1
  • Synthèse encyclopédique 7
  1. 1
    Texte officiel ou archive

    Loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites (site extérieur)

    Légifrance (JORF n° 193 du 22 août 2003) · publié le 22 août 2003

    Durée d'assurance de 160 trimestres puis hausse d'un trimestre par an à partir de 2009 jusqu'à 41 annuités en 2012 (art. 5) ; abaissement de l'âge de départ pour les carrières commencées tôt (art. 23) ; 160 trimestres pour une pension de 75 % des fonctionnaires et décote de 1,25 % par trimestre manquant (art. 51) ; mention de la décision 2003-483 DC.

    Visas ; articles 5, 22, 23 et 51 (articles L. 13 et L. 14 du code des pensions civiles et militaires) ; article 66 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  2. 2
    Texte officiel ou archive

    Décision n° 2003-483 DC du 14 août 2003, loi portant réforme des retraites (site extérieur)

    Conseil constitutionnel · publié le 14 août 2003

    Saisines par soixante députés (26 juillet, Jean-Marc Ayrault en tête) et soixante sénateurs (28 juillet, Claude Estier en tête) ; articles 3, 5, 32, 48, 51, 54 et 66 déclarés conformes, aucune censure.

    Visas (saisines) ; considérants 4 à 45 ; dispositif · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Texte officiel ou archive

    Dossier législatif : réforme des retraites (XIIe législature) (site extérieur)

    Assemblée nationale

    Projet n° 885 déposé le 28 mai 2003 en urgence ; débats en séance du 10 juin au 3 juillet ; adoption en première lecture le 3 juillet ; Sénat le 18 juillet ; CMP le 23 juillet ; adoption définitive le 24 juillet ; décision du Conseil constitutionnel du 14 août.

    Première lecture, CMP et lecture des conclusions · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Texte officiel ou archive

    Dossier législatif : projet de loi portant réforme des retraites (site extérieur)

    Sénat

    Transmission au Sénat le 3 juillet 2003, texte modifié le 18 juillet, CMP du 23 juillet, adoption définitive par le Sénat le 24 juillet, promulgation le 21 août 2003.

    Étapes de la procédure ; textes adoptés · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Texte officiel ou archive

    Projet de loi n° 885 portant réforme des retraites (exposé des motifs) (site extérieur)

    Assemblée nationale · publié le 28 mai 2003

    Processus engagé le 3 février par le discours du Premier ministre au Conseil économique et social ; « véritable négociation » les 14 et 15 mai aboutissant à un relevé de décisions approuvé par cinq des huit organisations syndicales et patronales, qui a conduit à modifier le texte ; passage de 150 à 160 trimestres (40 annuités) dans la fonction publique.

    Exposé des motifs ; commentaire des articles sur le code des pensions · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  6. 6
    Texte officiel ou archive

    La réforme des retraites. Relevé de décisions, 15 mai 2003 (site extérieur)

    Gouvernement (document mis en ligne par l'Union confédérale des retraités CFDT) · publié le 15 mai 2003

    Réunions des 14 et 15 mai avec F. Fillon et J.-P. Delevoye ; pension nette d'une carrière complète au moins égale à 85 % du SMIC net en 2008 ; départ anticipé dès 2004 pour les carrières commencées entre 14 et 16 ans ; décote du régime général ramenée de 10 % à 5 % ; régime additionnel des fonctionnaires sur les primes ; décote de la fonction publique à partir de 2006.

    Pages 1 à 3, points 1 à 19 · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Synthèse encyclopédique

    1er-3 février 2003. France. Manifestation au sujet de la réforme des retraites (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis (chronologie)

    Environ 350 000 manifestants le 1er février à l'appel de tous les syndicats, première manifestation commune depuis janvier 2001 ; discours de Raffarin au Conseil économique et social le 3 février (répartition, 60 ans, harmonisation, réforme avant l'été).

    Notice entière · consulté le 22 octobre 2026

  8. 8
    Synthèse encyclopédique

    3-24 avril 2003. France. Présentation de la réforme des régimes de retraite (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis (chronologie)

    Environ 400 000 manifestants le 3 avril pour 37,5 ans de cotisation pour tous ; présentation des grandes lignes les 18 et 22 avril (alignement public-privé d'ici 2008, 40 ans puis au-delà) ; annonce télévisée du 24 avril.

    Notice entière · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Synthèse encyclopédique

    1er-28 mai 2003. France. Poursuite de la mobilisation contre la réforme des retraites (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis (chronologie)

    « Ce n'est pas la rue qui gouverne » (7 mai) ; environ 1,5 million de manifestants le 13 mai, plus forte mobilisation depuis 1995, sans estimateur nommé ; la CGT réclame de « vraies négociations » ; concessions du soir du 13 ; accord du 15 mai de la CFDT et de la CGC aux côtés du patronat ; « plus de négociation » selon F. Fillon le 16 ; plus d'un demi-million le 19 mai ; près d'un demi-million à Paris le 25 mai ; adoption en Conseil des ministres le 28 mai.

    Paragraphes des 7, 13, 15, 16, 19, 25 et 28 mai · consulté le 22 octobre 2026

  10. 10
    Synthèse encyclopédique

    6-30 mai 2003. France. Mouvement de mobilisation dans l'Éducation nationale (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis (chronologie)

    Quatrième grève nationale de l'année scolaire le 6 mai à l'appel de l'intersyndicale soutenue par la FCPE, contre le transfert de quelque 100 000 personnels non enseignants, la suppression de 5 600 postes de surveillants et le non-remplacement de 20 000 aides-éducateurs ; mise en garde de Raffarin contre le blocage des examens le 27 mai.

    Paragraphes des 6, 22, 27 et 30 mai · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Synthèse encyclopédique

    2-20 juin 2003. France. Concessions du gouvernement dans le conflit de l'Éducation nationale (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis (chronologie)

    Report du projet de décentralisation (environ 110 000 personnels) le 2 juin ; dixième journée de grève de l'année scolaire le 3 juin ; appel du SNES à agir le 12 juin, jour de la première épreuve écrite du baccalauréat ; le 10 juin, décentralisation limitée aux TOS (environ 90 %), maintien à l'État des conseillers d'orientation, assistantes sociales et médecins scolaires ; baccalauréat peu perturbé ; douzième grève peu suivie le 19 juin.

    Paragraphes des 2, 3, 6, 10, 12 et 19 juin · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Synthèse encyclopédique

    3-19 juin 2003. France. Début de l'examen du projet de réforme des retraites devant l'Assemblée (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis (chronologie)

    Environ un demi-million de manifestants le 3 juin, plus d'un demi-million le 10 juin, environ 200 000 le 19 juin ; « la plus grande fermeté » sur les retenues de salaire (11 juin) ; environ 30 000 manifestants favorables au projet le 15 juin.

    Paragraphes des 3, 10, 11, 12, 15 et 19 juin · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Synthèse encyclopédique

    24 juillet 2003. France. Adoption du projet de loi sur les retraites (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis (chronologie)

    Adoption définitive après vingt-neuf jours d'examen ; la CFDT approuve le projet, la CGT et FO le rejettent ; obstruction de la gauche au Parlement.

    Notice entière · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Presse

    Manifestations du 25 mai 2003 : revue de presse (site extérieur)

    Acrimed (Action critique médias) · publié le 26 mai 2003

    Chiffres de la manifestation parisienne du 25 mai selon la presse du lendemain : Le Parisien 400 000, France-Soir 500 000, Libération 730 000 ; Le Figaro ouvre une fourchette de 360 000 à 730 000 entre chiffres officiels et chiffres des organisateurs.

    Introduction et passage consacré au Figaro · consulté le 22 octobre 2026

  15. 15
    Institution publique ou patrimoniale

    Avis n° 32 (2003-2004) sur le projet de loi relatif aux responsabilités locales, par Philippe Richert (site extérieur)

    Philippe Richert · Sénat, commission des affaires culturelles · publié le 22 octobre 2003

    Le projet de loi de l'automne 2003 transfère la gestion des personnels TOS ; le rapporteur propose de « réintroduire » le transfert de la médecine scolaire aux départements, qui ne figure donc plus dans le texte.

    Examen des articles : article 67 (transfert des TOS) et article additionnel après l'article 67 (médecine scolaire) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  16. 16
    Texte officiel ou archive

    Dossier législatif : loi relative aux libertés et responsabilités locales (site extérieur)

    Sénat

    Projet déposé au Sénat le 1er octobre 2003 ; décision du Conseil constitutionnel n° 2004-503 DC du 12 août 2004 ; promulgation de la loi n° 2004-809 le 13 août 2004.

    Étapes de la procédure · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Texte officiel ou archive

    Loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales (site extérieur)

    Légifrance (JORF n° 190 du 17 août 2004) · publié le 17 août 2004

    Le département (collèges) et la région (lycées) assurent le recrutement et la gestion des TOS (article 82) ; aucun article lu ne transfère la médecine scolaire, les assistants de service social ou les conseillers d'orientation.

    Article 82 (personnels techniciens, ouvriers et de service des collèges et lycées) ; titre III, chapitre IV (santé, articles 69 à 74) ; article 203 · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  18. 18
    Institution publique ou patrimoniale

    La réforme des retraites, un sujet électrique depuis 1991 (site extérieur)

    INA (L'INA éclaire l'actu) · publié le 10 janvier 2023

    En 2003, Raffarin tente à nouveau d'allonger la durée de cotisation du public ; slogan « Raffarin démission, c'est la rue qui a raison ! » ; la loi est votée malgré la contestation.

    Passage sur 2003 et vidéo « Retour vers l'info » · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Durée de cotisation

Nombre d’années (comptées en trimestres) pendant lesquelles il faut avoir cotisé pour toucher une retraite complète. Les cotisations sont prélevées sur les salaires et ouvrent des droits à la pension.

Sources : Wikipédia, « Retraite en France », Wikipédia, « Cotisation sociale »

En clair

Réforme Fillon (2003)

Réforme des retraites préparée par François Fillon, ministre des Affaires sociales, devenue la loi du 21 août 2003 : les fonctionnaires doivent cotiser 40 ans comme le privé, puis la durée augmente pour tous.

Source : Wikipédia, « Loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites »

En clair

Annuités

Années de cotisation (ou de service) accumulées au cours d’une carrière. « 37,5 annuités » signifie 37 ans et demi de cotisation pour avoir une retraite complète.

Source : Wiktionnaire, « annuité »

En clair

Relevé de décisions

Document qui résume ce que le gouvernement accepte à l’issue d’une négociation. Celui de mai 2003 sur les retraites est approuvé par cinq des huit organisations syndicales et patronales consultées.

Source : Assemblée nationale, projet de loi n° 885 portant réforme des retraites (2003), exposé des motifs

En clair

CFDT

Confédération française démocratique du travail : grande confédération syndicale de salariés, dite réformiste, née en 1964 de la transformation de la CFTC. Elle privilégie la négociation.

Source : Wikipédia, « Confédération française démocratique du travail »

En clair

CFE-CGC

Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres : syndicat fondé en 1944 qui défend les cadres, ingénieurs, agents de maîtrise et commerciaux, dans le privé comme dans le public.

Source : Wikipédia, « Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres »

En clair

Décentralisation

Transfert de pouvoirs et de compétences de l’État vers les collectivités locales (communes, départements, régions). Première vague en 1982-1983, seconde en 2003-2004 sous Jean-Pierre Raffarin.

Source : Wikipédia, « Décentralisation en France »

En clair

CGT

Confédération générale du travail : fondée en 1895 à Limoges, elle réunit des syndicats de salariés de tous les métiers et de toutes les branches, d’où son nom de confédération « interprofessionnelle ».

Source : Wikipédia, « Confédération générale du travail »

En clair

FO (Force ouvrière)

Force ouvrière : confédération syndicale de salariés née en 1947 d’une scission de la CGT, quand sa tendance réformiste et non communiste la quitte. Son nom complet est CGT-Force ouvrière.

Source : Wikipédia, « Force ouvrière »

En clair

FSU

Fédération syndicale unitaire : fédération de syndicats de l’enseignement et de la fonction publique, née en 1993 d’une scission de la FEN. C’est aujourd’hui la première fédération syndicale enseignante.

Source : Wikipédia, « Fédération syndicale unitaire »

En clair

UNSA

Union nationale des syndicats autonomes : union syndicale créée en 1993 par la réunion de cinq organisations autonomes, dont la Fédération de l’Éducation nationale (FEN).

Source : Wikipédia, « Union nationale des syndicats autonomes »

En clair

G10-Solidaires

Union de syndicats née en 1981 sous le nom de « Groupe des Dix », devenue Solidaires en 1998. La plupart de ses syndicats s’appellent SUD (solidaires, unitaires, démocratiques).

Source : Wikipédia, « Union syndicale Solidaires »

En clair

Promulgation

Acte par lequel le président de la République rend applicable une loi définitivement votée, dans les quinze jours. Il ne peut pas la bloquer, seulement demander une nouvelle délibération. La loi est ensuite publiée au Journal officiel.

Sources : Wikipédia, « Promulgation », Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

Trimestres (retraite)

Unité de compte de la retraite : chaque année travaillée peut valoir au plus quatre trimestres. Pour une pension complète, on compte les trimestres cotisés : 160 trimestres font 40 ans.

Source : Service-public.gouv.fr, « Retraite du salarié : calcul de la pension »

En clair

Conseil des ministres

Réunion des ministres présidée par le président de la République, en principe chaque mercredi. Elle examine et valide les grandes décisions du gouvernement, notamment les projets de loi avant leur dépôt au Parlement.

Source : Wikipédia, « Conseil des ministres (France) »

En clair

Carrières longues

Dispositif créé en 2003 qui permet de partir à la retraite avant l’âge légal, alors 60 ans, quand on a commencé à travailler très jeune et qu’on a cotisé plus longtemps que la durée normale.

Sources : Wikipédia, « Retraite en France », Wikipédia, « Loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites »

En clair

Décote

Réduction de la pension de retraite quand il manque des trimestres de cotisation au moment du départ. La réforme de 2003 la ramène dans le privé de 10 % à 5 % par année manquante.

Sources : Wikipédia, « Retraite en France », Wikipédia, « Loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites »

En clair

Collectivités locales

Communes, départements et régions : des collectivités qui s’administrent par des conseils élus et exercent les compétences que l’État leur confie, comme l’entretien des collèges et des lycées.

Source : Wikipédia, « Collectivité territoriale en France »

En clair

TOS

Personnels techniciens, ouvriers et de service des collèges et lycées (cuisine, entretien, accueil). La loi de 2004 les transfère de l’État aux départements (collèges) et aux régions (lycées).

Source : Wikipédia, « Liste des compétences des départements en France »

En clair

Retraite par répartition

Système où les cotisations prélevées sur les salaires des actifs servent à payer tout de suite les pensions des retraités. C’est une solidarité entre générations, et non une épargne individuelle.

Source : Wikipédia, « Retraite par répartition »

En clair

Procédure d’urgence

Procédure qui permet au gouvernement d’accélérer l’adoption d’une loi en réduisant le nombre d’allers-retours entre l’Assemblée et le Sénat. Elle s’appelle « procédure accélérée » depuis 2009.

Source : Wikipédia, « Procédure accélérée »

En clair

Commission mixte paritaire

Groupe de sept députés et sept sénateurs réuni quand l’Assemblée nationale et le Sénat ne s’accordent pas sur un texte. Il rédige une version commune, soumise ensuite au vote des deux assemblées.

Source : Wikipédia, « Commission mixte paritaire »

En clair

Conseil constitutionnel

Institution de neuf membres qui vérifie que les lois respectent la Constitution. Avant la promulgation, il peut être saisi notamment par 60 députés ou 60 sénateurs ; ce qu’il juge contraire à la Constitution est « censuré » et ne s’applique pas.

Source : Wikipédia, « Conseil constitutionnel (France) »

En clair

Journal officiel

Publication de l’État, créée en 1869, où paraissent les lois, les décrets et d’autres textes officiels. Un texte doit y être publié pour s’appliquer : sauf mention contraire, il entre en vigueur le lendemain.

Source : Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

SNCF

Société nationale des chemins de fer français : l’entreprise publique qui fait rouler les trains en France, créée en 1938 par un accord entre l’État et les anciennes compagnies privées.

Source : Wikipédia, « Société nationale des chemins de fer français »

En clair

RATP

Régie autonome des transports parisiens : l’entreprise publique qui exploite le métro de Paris et une grande partie des bus et RER d’Île-de-France, créée en 1948.

Source : Wikipédia, « Régie autonome des transports parisiens »

En clair

Smic

Salaire minimum interprofessionnel de croissance : le salaire le plus bas qu’un employeur peut verser pour 35 heures de travail par semaine. Créé en 1970, il est revalorisé au moins au rythme de l’inflation.

Source : Wikipédia, « Salaire minimum interprofessionnel de croissance »

En clair

Exposé des motifs

Texte placé en tête d’un projet ou d’une proposition de loi : il explique pourquoi le texte est présenté, ce qu’il cherche à obtenir et ce qu’il change au droit existant.

Source : Wikipédia, « Exposé des motifs »

En clair

Projet de loi

Texte de loi proposé par le gouvernement. Quand il vient de députés ou de sénateurs, on parle de proposition de loi.

Source : Sénat, « La navette parlementaire »

En clair

Matignon

L’hôtel de Matignon, à Paris, est la résidence officielle et le lieu de travail du Premier ministre. Par extension, dans la presse, « Matignon » désigne le Premier ministre lui-même ou ses services.

Source : Wikipédia, « Hôtel de Matignon »

En clair

Amendement

Modification d’un texte de loi proposée pendant son examen par des députés, des sénateurs ou le gouvernement, et soumise au vote de l’assemblée, pour le corriger, le compléter ou en supprimer une partie.

Source : Wikipédia, « Amendement (droit) »

Explorer 1789 → 2026

23 mouvements documentés : une sélection, pas un inventaire. Pourquoi ceux-là

Preuve

Sources de l’affirmation

    Les liens marqués ouvrent un site extérieur, dans un nouvel onglet. « Consultée le » indique la date de vérification, distincte de la date de publication.