from1789
Une foule d'ouvriers et d'ouvrières, poings levés et souriants, sort par le grand portail d'une usine surmonté de l'inscription RENAULT.
Document d’époque Photographie de presse de l'agence Meurisse, mai 1936, légendée « Les ouvriers en grève aux usines Renault ».Agence de presse Meurisse, 1936-05 · Domaine public : notice de l’image sur Wikimedia Commons (nouvel onglet)

IIIe République · 11 mai – juillet 1936 · France entière, Paris et région parisienne, Le Havre

Grèves et occupations d'usines de mai-juin 1936

Au printemps 1936, juste après la victoire électorale du , des grèves avec occupation des lieux de travail gagnent toute la France.

Le pouvoir change

, président de la République depuis 1932

Présidents du Conseil : , puis le 4 juin 1936

L’essentiel

Ce qu’ils demandaient

Hausses de salaires, respect du droit syndical et signature de de travail.

Combien ils étaient

2 millions de grévistes

Décompte officiel selon le ministère du Travail

4 chiffres à comparer
Ce qu’ils ont obtenu

Obtenue

3 demandes obtenues, 1 en partie, sur 4

Le 7 juin, l' accorde hausses de salaires, liberté syndicale, et . Suivent trois lois de juin 1936 : congés payés, 40 heures, conventions collectives. Les congés payés durent ; les 40 heures sont démantelées à partir de 1937-1938 puis rétablies en 1946.

Changement : accord conclu 27 jours après la demande du 11 mai 1936

Ce qui était en jeu

4 demandes, et ce qu’il en est advenu.

  1. Hausses de salaires et respect du droit syndical

    Les grévistes réclament d'abord des augmentations de salaire et la garantie de pouvoir adhérer à un syndicat sans être licencié. Au Havre, la grève part du renvoi de deux ouvriers.

    Obtenue

    L' du 7 juin 1936 fixe des hausses de 15 % à 7 % et reconnaît la liberté syndicale ; son application reste inégale selon les employeurs.

  2. de travail et délégués du personnel

    Des accords négociés par et par région, fixant notamment des salaires minima, et des délégués élus pour porter les réclamations des salariés auprès de la direction.

    Obtenue

    Prévus par l' puis par la loi du 24 juin 1936 ; plusieurs milliers de conventions sont signées, mais leur effet sur la condition ouvrière est jugé modeste.

  3. Semaine de 40 heures sans baisse de salaire

    Réduire la du travail, limitée à huit heures par jour depuis la loi du 23 avril 1919, pour donner du temps libre et lutter contre le chômage.

    Partiellement obtenue

    Votée en juin 1936 et appliquée par décrets jusqu'en 1938, la semaine de 40 heures est remise en cause dès 1937 puis démantelée avant la guerre ; elle n'est rétablie qu'en 1946.

  4. Congés annuels payés

    Un congé annuel rémunéré pour tous les salariés liés à un employeur par un contrat de travail.

    Obtenue

    La loi du 20 juin 1936 accorde au moins quinze jours de congé payé après un an de service ; le droit est ensuite étendu à trois semaines en 1956.

Comment c’est arrivé

12 moments clés. Touchez un moment pour le détail.

  1. Second tour des législatives : victoire du Front populaire

    Après le premier tour du 26 avril, le second tour donne la majorité aux partis de gauche ; la devient le premier groupe de .

  2. Grève avec occupation chez Bréguet, au HavreMobilisation · Hausses de salaires et respect du droit syndical

    Les ouvriers occupent l'usine après le licenciement de deux d'entre eux qui avaient le 1er mai.

  3. Grève chez Latécoère, à Toulouse

    Deuxième grève de l'aéronautique en riposte au renvoi de grévistes du 1er mai ; la méthode de l'occupation se diffuse ensuite.

  4. Le mouvement gagne Renault et Citroën

    Les grèves atteignent la région parisienne : usines Renault de Boulogne-Billancourt, Citroën à Paris.

  5. Léon Blum forme son gouvernementMobilisation · Hausses de salaires et respect du droit syndical

    Le président de la République Albert Lebrun nomme Léon Blum. Socialistes et entrent au gouvernement ; les communistes le soutiennent sans y participer.

  6. Discours de Léon Blum et vote de confianceRéponse du pouvoir · Contrats collectifs de travail et délégués du personnelRéponse du pouvoir · Semaine de 40 heures sans baisse de salaireRéponse du pouvoir · Congés annuels payés

    Blum annonce les projets sur les 40 heures, les et les congés payés ; lui accorde sa confiance par 384 voix contre 210.

  7. Signature de l'accord MatignonDemande satisfaite · Hausses de salaires et respect du droit syndicalDemande satisfaite · Contrats collectifs de travail et délégués du personnel

    Patronat et signent l'accord sous l'arbitrage du , dans la nuit du 7 au 8 juin.

  8. Dépôt de cinq projets de loi

    Léon Blum dépose à les projets sur les 40 heures, les congés payés, les et deux textes financiers.

  9. Le mouvement atteint son ampleur maximaleDécision : vote · Contrats collectifs de travail et délégués du personnelDécision : vote · Congés annuels payés

    Malgré l', la grève continue de s'étendre jusqu'au 11 juin environ ; le musée de l'Histoire vivante situe le point culminant dans la semaine du 8 au 12 juin. La reprise est ensuite progressive.

  10. Publication des trois lois sociales au Journal officiel

    Les lois sur les congés payés (20 juin), les 40 heures (21 juin) et les (24 juin) paraissent au .

  11. Décrets d'application des congés payésDécision : application · Congés annuels payés

    Des centaines de milliers de salariés partent pour la première fois en vacances payées.

  12. Grève générale contre les décrets-lois, inégalement suivie

    La appelle à une grève de vingt-quatre heures contre les qui remettent en cause les acquis de 1936, dont les 40 heures.

Ce qu’on peut en dire

Le lien entre la mobilisation et le résultat, tel que les sources le discutent.

InterprétationLes grèves ont-elles arraché les réformes ? Selon l'Assemblée nationale, les mesures ont des origines diverses : les figuraient dans les revendications des grévistes mais pas dans le programme ; les 40 heures figuraient dans le programme sans chiffre ; les congés payés n'étaient ni dans l'un ni dans les autres, ce que LCP conteste pour les revendications. Serge Berstein décrit un gouvernement obligé par les grèves d'agir dans la précipitation pour désamorcer la crise ; pour Gérard Noiriel, le rapport de force a rendu légitimes des revendications jugées « utopiques ».

Les acquis n'ont pas tous la même durée. Les congés payés sont maintenus et passent à trois semaines en 1956. Les 40 heures sont assouplies dès 1937 ; avant la guerre, la semaine revient à 48 heures, avec un plafond de 60 heures, puis la loi de 1946 rétablit les 40 heures.

InterprétationLes se multiplient : plusieurs milliers sont signées entre 1936 et 1940. Pour l'historienne Laure Machu, leur effet sur la condition ouvrière reste modeste : ni la loi ni les accords n'obligent réellement à respecter les textes signés, l'employeur reste seul juge des licenciements et les conventions entérinent les écarts de salaire au détriment des ouvrières et des jeunes.

Pour aller plus loin

Le récit complet8 paragraphes, 2 images

Aux élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936, les partis de gauche réunissent environ 57 % des . Le Parti socialiste devient pour la première fois le premier groupe de , et Léon Blum devient le premier socialiste ; le Parti communiste soutient son gouvernement sans y entrer.

Le 11 mai 1936, aux usines Bréguet du Havre, les ouvriers se mettent en grève après le licenciement de deux d'entre eux qui avaient le 1er mai, alors jour non férié. La nouveauté est l'occupation des locaux de travail. Le 13 mai, une grève éclate aussi à l'usine Latécoère de Toulouse, en riposte au renvoi d'ouvriers qui avaient fait grève le 1er mai.

Le 28 mai, le mouvement atteint la région parisienne, notamment Renault à Boulogne-Billancourt et Citroën à Paris. Il touche ensuite presque tous les secteurs : métallurgie, dépôts de carburant, grands magasins et commerces, banques, assurances, taxis, cafés.

Interprétation Pourquoi occuper ? Le musée de l'Histoire vivante y voit à la fois un moyen d'empêcher les fermetures patronales () et, selon les mots de la philosophe Simone Weil, une façon de fêter la victoire de la gauche. Pour l'historien Xavier Vigna, cité par France 3, les ouvriers pensaient qu'un gouvernement de gauche ne réprimerait pas la grève ; il rappelle aussi les pertes de salaire et les tensions.

Le 7 juin 1936, à l', le patronat () et la Confédération générale du travail () signent un accord sous l'arbitrage de Léon Blum. Il prévoit des , la liberté syndicale, des hausses de salaires de 15 % à 7 % selon le niveau de salaire, des dans les établissements de plus de dix ouvriers et aucune sanction pour faits de grève.

L'accord ne fait pas refluer le mouvement : de nombreux employeurs refusent de l'appliquer, et certaines usines ne sont occupées qu'à partir de la mi-juin, voire en juillet. Le travail ne reprend que peu à peu, après des négociations par branche.

Le 9 juin, Léon Blum dépose cinq à des députés. Dix jours plus tard, ils sont votés par les deux chambres. Les lois sur les congés payés, les 40 heures et les sont promulguées les 20, 21 et 24 juin, puis paraissent au le 26 juin 1936.

Estimation Selon une exposition du musée de l'Histoire vivante, le ministère du Travail compte environ 2 millions de grévistes et 12 142 entreprises touchées, avec des occupations dans 74 % des cas ; la période couverte n'est pas précisée. L'Assemblée nationale parle de plus de 12 000 grèves, dont la moitié en région parisienne. L'encyclopédie Larousse avance un chiffre plus élevé, « près de 3 millions » de grévistes, sans en donner l'origine.

Une soixantaine d'ouvriers en casquette posent poing levé dans une cour d'usine, devant un drapeau tricolore et un drapeau sombre ; l'un tient un exemplaire de L'Humanité.
Photographie de presse de l'agence Meurisse, juin 1936, légendée « Grève de la métallurgie : occupation d'une usine de la banlieue parisienne ».Agence de presse Meurisse, 1936-06 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Des dizaines d'employées, allongées les unes contre les autres, les yeux fermés, sur les marches d'un escalier de grand magasin ; un homme debout les regarde à gauche.
Photographie de presse de l'agence Meurisse, juin 1936, légendée « La nuit : employés grévistes dans un grand magasin de Paris ». L'occupation se fait jour et nuit.Agence de presse Meurisse, 1936-06 · Domaine public · Wikimedia Commons (nouvel onglet)
Chaque demande, étape par étapedemande, réponse, décision, application

Chaque fil suit une revendication de sa formulation à son bilan. Le style du trait dit la solidité du lien entre la mobilisation et le résultat.

  • Demande
  • Étape qui réalise la demande
  • Autre décision d’une autorité
  • Réponse (annonce, réunion, refus)
  • Lien direct
  • probable
  • discuté ou indéterminé

Revendication 1/4

Hausses de salaires et respect du droit syndical

Les grévistes réclament d'abord des augmentations de salaire et la garantie de pouvoir adhérer à un syndicat sans être licencié. Au Havre, la grève part du renvoi de deux ouvriers.

ObtenueObtenue

L'accord Matignon du 7 juin 1936 fixe des hausses de 15 % à 7 % et reconnaît la liberté syndicale ; son application reste inégale selon les employeurs.

  1. Demande11 mai 1936
  2. Demande4 juin 1936
  3. Accord (réalise la demande)7 juin 1936
  4. Applicationjuil. 1936
Voir les 4 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien direct établi
  1. Demande

    Chez Bréguet, au Havre, la grève avec occupation exige la réintégration de deux ouvriers licenciés pour avoir chômé le 1er mai, une question de droit syndical.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + 24 jours

    Demande

    Dans la Somme, où la grève commence le 4 juin à l'usine Auer de Feuquières, les grévistes réclament surtout des hausses de salaire et la garantie du droit syndical.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 3 jours

    AccordRéalise la demande

    Accord Matignon : hausse des salaires réels du 25 mai, de 15 % pour les plus bas à 7 % pour les plus élevés, la masse salariale de chaque établissement ne pouvant croître de plus de 12 % ; liberté d'opinion et d'adhésion syndicale ; aucune sanction pour faits de grève.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    Application

    Beaucoup d'employeurs refusent d'appliquer l'accord ; les grèves et occupations se poursuivent par endroits jusqu'en juillet, et la reprise passe par des négociations branche par branche.

Lien direct établi

Les textes officiels ou les acteurs eux-mêmes relient la mesure à la mobilisation, et les sources convergent.

L'accord est négocié pendant les grèves et pour y mettre fin : la CGT y demande aux grévistes de reprendre le travail dès que les directions l'acceptent, et le patronat renonce aux sanctions pour faits de grève.

Revendication 2/4

Contrats collectifs de travail et délégués du personnel

Des accords négociés par branche et par région, fixant notamment des salaires minima, et des délégués élus pour porter les réclamations des salariés auprès de la direction.

ObtenueObtenue

Prévus par l'accord Matignon puis par la loi du 24 juin 1936 ; plusieurs milliers de conventions sont signées, mais leur effet sur la condition ouvrière est jugé modeste.

  1. Demandemai 1936
  2. Réponse6 juin 1936
  3. Accord (réalise la demande)7 juin 1936
  4. Vote11 juin 1936
  5. Vote18 juin 1936
  6. Vote19 juin 1936
  7. Promulgation (réalise la demande)24 juin 1936
  8. Applicationdéc. 1938
  9. Bilanjanv. 1940
Voir les 9 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien probable
  1. Demande

    Les conventions collectives figurent parmi les revendications des grévistes de mai-juin 1936, mais pas dans le programme du Front populaire.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 1 mois

    Réponse

    Dans son discours devant la Chambre, Léon Blum annonce le dépôt de projets de loi, dont un sur les contrats collectifs.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    AccordRéalise la demande

    L'accord Matignon prévoit l'établissement immédiat de contrats collectifs et des délégués ouvriers dans chaque établissement de plus de dix ouvriers.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 4 jours

    Vote

    La Chambre des députés adopte le projet par 571 voix contre 5.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 7 jours

    Vote

    Le Sénat l'adopte avec modifications par 280 voix contre 2, ce qui impose une seconde lecture à la Chambre.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 1 jour

    Vote

    La Chambre adopte définitivement le texte, dix jours après son dépôt. Il rend obligatoire, dans les conventions négociées en commission mixte, l'élection de délégués dans les établissements de plus de dix personnes.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours

    PromulgationRéalise la demande

    Promulgation de la loi sur les conventions collectives, publiée au Journal officiel le 26 juin ; un arrêté du ministre du Travail peut étendre certaines clauses à toute une branche.

  8. Délai depuis l’étape précédente : + env. 2,4 ans

    Application

    Fin 1938, environ six mille conventions ont été signées et six cents étendues par arrêté, selon l'Assemblée nationale ; l'historienne Laure Machu parle de près de cinq mille accords entre 1936 et 1938.

  9. Délai depuis l’étape précédente : + env. 13 mois

    Bilan

    Le Sénat compte près de six mille conventions conclues jusqu'en janvier 1940. Pour Laure Machu, elles protègent sans transformer : pas de vrai mécanisme pour les faire respecter, peu de limites au pouvoir de licencier, des inégalités maintenues, notamment entre hommes et femmes.

Lien probable

La chronologie et plusieurs sources rendent le lien vraisemblable, sans le démontrer.

Absente du programme électoral, la mesure figure dans les revendications des grévistes et dans l'accord Matignon, signé avant la loi. Elle s'appuie toutefois sur des réflexions plus anciennes : loi de 1919 et rapport de Pierre Laroque en 1934.

Revendication 3/4

Semaine de 40 heures sans baisse de salaire

Réduire la durée légale du travail, limitée à huit heures par jour depuis la loi du 23 avril 1919, pour donner du temps libre et lutter contre le chômage.

Partiellement obtenuePartiellement obtenue

Votée en juin 1936 et appliquée par décrets jusqu'en 1938, la semaine de 40 heures est remise en cause dès 1937 puis démantelée avant la guerre ; elle n'est rétablie qu'en 1946.

  1. Demandejanv. 1936
  2. Réponse6 juin 1936
  3. Vote12 juin 1936
  4. Vote18 juin 1936
  5. Promulgation (réalise la demande)21 juin 1936
  6. Application27 oct. 1936
  7. Retrait1937
  8. Retrait1938
  9. Bilan25 févr. 1946
Voir les 9 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Demande

    La CGT réclame une baisse de la durée du travail ; le programme du Rassemblement populaire, adopté début 1936, reprend cette demande sans la chiffrer.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 5 mois

    Réponse

    Léon Blum annonce devant la Chambre un projet sur la semaine de 40 heures ; il le dépose le 9 juin.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 6 jours

    Vote

    La Chambre adopte le texte au scrutin public, avec 408 voix pour ; le nombre de voix contre diffère selon les passages de la source (100 ou 160).

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 6 jours

    Vote

    Le Sénat adopte le texte par 176 voix contre 80.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 3 jours

    PromulgationRéalise la demande

    La loi limite à 40 heures par semaine le travail effectif dans l'industrie et le commerce, interdit toute baisse du niveau de vie ou des salaires à ce titre et renvoie les modalités à des décrets par profession.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 4 mois

    Application

    Décret pour la métallurgie : cinq journées de 8 heures ou six de 6 h 40. Des décrets d'application sont pris profession par profession, de l'automne 1936 à la fin de 1938.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + env. 2 mois

    Retrait

    Dès 1937, invoquant les difficultés économiques, les pouvoirs publics reviennent sur certains points de la loi : la répartition sur cinq jours est abandonnée et les heures supplémentaires sont facilitées.

  8. Délai depuis l’étape précédente : + env. 12 mois

    Retrait

    En 1938, les décrets-lois dits Reynaud mettent à mal les 40 heures. La grève générale de vingt-quatre heures lancée par la CGT le 30 novembre 1938 contre les décrets-lois est inégalement suivie. À la veille de la guerre, la semaine revient à 48 heures.

  9. Délai depuis l’étape précédente : + env. 8,2 ans

    Bilan

    La loi du 25 février 1946 rétablit les 40 heures, tout en autorisant jusqu'à vingt heures supplémentaires par semaine.

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

Le principe figurait déjà dans les revendications de la CGT et, sans chiffre, dans le programme électoral. L'historien Serge Berstein range le partage du travail par la réduction de sa durée parmi les remèdes que Léon Blum prévoyait contre la crise, et décrit un gouvernement contraint par les grèves d'agir dans la précipitation. Les grèves pèsent donc sur le calendrier, sans être l'origine de la demande.

Revendication 4/4

Congés annuels payés

Un congé annuel rémunéré pour tous les salariés liés à un employeur par un contrat de travail.

ObtenueObtenue

La loi du 20 juin 1936 accorde au moins quinze jours de congé payé après un an de service ; le droit est ensuite étendu à trois semaines en 1956.

  1. Demande1907
  2. Vote2 juil. 1931
  3. Réponse6 juin 1936
  4. Vote11 juin 1936
  5. Vote17 juin 1936
  6. Promulgation (réalise la demande)20 juin 1936
  7. Application1er août 1936
  8. Bilan1956
Voir les 8 étapes datées et le lien de causalitéReplier les étapesLien discuté
  1. Demande

    La Fédération du sous-sol (mineurs) formule la première revendication de congés payés ; la demande revient dans de nombreuses grèves de 1928-1930.

  2. Délai depuis l’étape précédente : + env. 24,5 ans

    Vote

    La Chambre adopte une proposition de loi sur les congés payés ; transmise au Sénat en 1932, elle n'y est jamais examinée.

  3. Délai depuis l’étape précédente : + 4,9 ans

    Réponse

    Léon Blum annonce un projet de loi sur les congés payés ; le gouvernement reprend le texte voté en 1931.

  4. Délai depuis l’étape précédente : + 5 jours

    Vote

    La Chambre adopte le texte à l’unanimité des 592 votants selon l’Assemblée nationale, qui signale des rectifications de vote publiées le 12 juin.

  5. Délai depuis l’étape précédente : + 6 jours

    Vote

    Le Sénat adopte le texte à mains levées.

  6. Délai depuis l’étape précédente : + 3 jours

    PromulgationRéalise la demande

    Loi instituant un congé annuel payé : après un an de service, un congé continu d'au moins quinze jours, dont douze jours ouvrables ; publication au Journal officiel le 26 juin.

  7. Délai depuis l’étape précédente : + 42 jours

    Application

    Les décrets d'application permettent à des centaines de milliers de salariés de partir en vacances dès l'été 1936.

  8. Délai depuis l’étape précédente : + env. 19,4 ans

    Bilan

    Les congés payés sont portés à trois semaines pour tous les salariés en 1956.

Lien discuté

Des historiens ou analystes en désaccord, ou d’autres causes plausibles.

Les sources divergent. Selon l'Assemblée nationale, les congés payés ne figuraient ni dans le programme du Front populaire ni dans les revendications des grévistes ; LCP les range au contraire parmi les revendications ouvrières, absentes du programme. Un texte voté en 1931 attendait au Sénat depuis 1932 et le gouvernement le reprend. Selon LCP, le projet est déposé dans l'espoir de mettre fin aux occupations : les grèves expliquent au moins la rapidité du vote.

Tous les chiffres4 estimations, jamais moyennées

Chaque estimation garde son auteur, sa date, son périmètre et son unité. Seules celles d’un même encadré se comparent. Unités présentes : grévistes, grèves. Elles ne se comparent pas entre elles.

France entièregrévistes

  • 2 millions

    Décompte officiel selon le ministère du TravailMinistère du Travail (chiffre cité par le musée de l'Histoire vivante)

    Grévistes recensés par le ministère du Travail pendant la vague de grèves — Même source : 12 142 entreprises touchées et un taux d'occupation de 74 %. L'exposition ne précise ni la période couverte ni la méthode, et la statistique originale du ministère n'a pas pu être consultée. Total de grévistes recensés par grève, pas forcément de personnes distinctes.

  • deux millions de grévistes, neuf mille établissements occupés

    Estimation selon des chercheursGérard Noiriel, historien (cité par France 3)

    Grévistes et établissements occupés, ordre de grandeur national — Ordre de grandeur cité dans un livre de synthèse, sans méthode indiquée ; rien n'indique un comptage indépendant de celui du ministère du Travail, ce n'est donc pas une confirmation séparée.

France entièregrèves

  • plus de 12 000

    Relevé selon le dossier historique de l'Assemblée nationaleAssemblée nationale (dossier historique)

    Nombre de grèves — Dont la moitié en région parisienne. La page ne précise pas la période couverte.

France entièregrévistes

  • deux millions

    Estimation selon l'INA (article de Florence Dartois)INA (article de Florence Dartois, sans source précisée)

    Grévistes le 11 juin 1936 — Présenté comme un chiffre à une date précise, alors que le chiffre du ministère porte sur une période non précisée : les deux ne mesurent pas forcément la même chose.

Ce qu’on ne sait pas, ou mal10 limites
  • Le chiffre de 2 millions de grévistes est attribué au ministère du Travail par le musée de l'Histoire vivante, sans période ni méthode précisées, et la statistique originale n'a pas pu être consultée (Gallica inaccessible). La même source parle de 12 142 « entreprises » touchées, quand d'autres parlent de « grèves ». L'encyclopédie Larousse avance « près de 3 millions » de grévistes, sans source : l'ordre de grandeur reste incertain.
  • Hausses de salaires de  : le texte de l'accord prévoit une échelle de 15 % à 7 %, avec un plafond de 12 % pour la de chaque établissement ; l'Assemblée nationale résume par « 7 % » et Serge Berstein (Universalis) parle d'une « augmentation moyenne de 12 % ». Aucune source consultée ne mesure la hausse réellement appliquée ni son érosion par l'inflation de 1936-1938.
  • L'INA indique qu'environ 600 000 travailleurs ont bénéficié du « billet de congés payés » à l'été 1936 et 1 800 000 l'été suivant, sans source ; ce chiffre ne mesure pas le nombre total de vacanciers et n'est pas retenu comme estimation.
  • Un total de grévistes sur le mois et un nombre de grévistes à une date donnée (« deux millions le 11 juin » selon l'INA) ne mesurent pas la même chose ; aucune des sources consultées ne donne la méthode de comptage.
  • La durée du premier congé payé diffère selon les sources : « 14 jours » sur le site de l'Assemblée nationale, « douze jours » selon l'INA, « deux semaines » pour Universalis et Larousse ; le texte de la loi reproduit par Legisocial et cité par LCP dit au moins quinze jours, dont douze .
  • Le vote des congés payés à le 11 juin 1936 est donné à l'unanimité des 592 votants après recomptage (Assemblée nationale) ou à 563 voix contre 1 (LCP). Le vote des 40 heures est donné à 408 voix contre 100 ou contre 160 selon deux passages de la même page de l'Assemblée nationale.
  • Le nombre de varie selon la source et la période : près de 5 000 entre 1936 et 1938 (Laure Machu), environ 6 000 fin 1938 (Assemblée nationale), près de 6 000 jusqu'en janvier 1940 (Sénat).
  • Le texte de l' a été lu dans une reproduction (sujet d'examen citant l'historien Jean Vigreux), pas dans un original d'archives. Le contenu exact des de 1938 n'a pas été lu dans le .
  • Les articles d'historiens en ligne (Antoine Prost dans Le Mouvement social, chapitres OpenEdition, HAL) n'ont pas pu être ouverts ; les interprétations citées viennent d'encyclopédies, de la presse et d'un article de vulgarisation scientifique.
  • Le dossier porte sur la France métropolitaine ; la loi des 40 heures s'appliquait aussi à l'Algérie, et des grèves ont eu lieu dans l'empire colonial, que ce dossier ne couvre pas.
Sources25 références · 3 mai 1936 – 30 novembre 1938

Chaque numéro dans le texte renvoie à l’une de ces références. La barre indique la nature de la source, du texte officiel à la synthèse encyclopédique : ce n’est pas une note de fiabilité.

  • Texte officiel ou archive 3
  • Institution publique ou patrimoniale 14
  • Travaux de recherche 1
  • Presse 3
  • Synthèse encyclopédique 4
  1. 1
    Institution publique ou patrimoniale

    Une ouverture de la législature sur fond de grèves (site extérieur)

    Assemblée nationale (rubrique Histoire, « Il y a 90 ans : le Front populaire et les lois sociales de la République »)

    Grève Bréguet du 11 mai, extension le 28 mai, refus d'appliquer l'accord Matignon, plus de 12 000 grèves, discours de Blum du 6 juin et confiance par 384 voix contre 210.

    Page entière · consulté le 22 octobre 2026

  2. 2
    Institution publique ou patrimoniale

    Les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936 (site extérieur)

    Assemblée nationale (rubrique Histoire)

    Dates des deux tours, 57,17 % des suffrages pour la gauche, SFIO premier groupe avec 149 membres, gouvernement Blum soutenu par le PCF sans participation.

    Texte et tableau « Résultat détaillé des élections législatives de 1932 et 1936 » · consulté le 22 octobre 2026

  3. 3
    Institution publique ou patrimoniale

    Des « Accords de Matignon » aux cinq premières lois adoptées (site extérieur)

    Assemblée nationale (rubrique Histoire)

    Conférence du 7 juin entre CGPF et CGT, dépôt de cinq projets le 9 juin, calendrier des votes et publication au Journal officiel du 18 au 26 juin 1936.

    Page entière et tableau des cinq projets · consulté le 22 octobre 2026

  4. 4
    Institution publique ou patrimoniale

    Les quarante heures hebdomadaires (site extérieur)

    Assemblée nationale (rubrique Histoire)

    Revendication CGT reprise sans chiffre par le programme, dépôt le 9 juin, votes du 12 juin (408 voix pour) et du 18 juin (176 contre 80), promulgation le 21 juin, décret métallurgie du 27 octobre 1936.

    Texte, encadré « Dossier législatif » · consulté le 22 octobre 2026

  5. 5
    Institution publique ou patrimoniale

    Les congés payés (site extérieur)

    Assemblée nationale (rubrique Histoire)

    Ni dans le programme ni dans les revendications des grévistes, texte de 1931 resté au Sénat, vote unanime du 11 juin, Sénat le 17 juin, promulgation le 20 juin, décrets du 1er août 1936.

    Texte et encadré des antécédents parlementaires · consulté le 22 octobre 2026

  6. 6
    Institution publique ou patrimoniale

    Les conventions collectives (site extérieur)

    Assemblée nationale (rubrique Histoire)

    Absente du programme mais présente dans les revendications des grévistes ; votes du 11 juin (571 contre 5), du 18 juin (280 contre 2) et du 19 juin ; promulgation le 24 juin ; environ 6 000 conventions et 600 extensions fin 1938.

    Texte, tableau de la navette, paragraphe sur l'application · consulté le 22 octobre 2026

  7. 7
    Texte officiel ou archive

    Projet de loi n° 343 modifiant et complétant le chapitre IV bis du Code du travail « de la convention collective du travail » (site extérieur)

    Chambre des députés, seizième législature (archives de l'Assemblée nationale) · publié le 19 juin 1936

    Texte adopté par la Chambre le 11 juin et modifié par le Sénat le 18 juin 1936 ; clause obligatoire de délégués élus dans les établissements de plus de dix personnes.

    Pages 1 à 3 : exposé des motifs et article 31 vc · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  8. 8
    Texte officiel ou archive

    Loi du 21 juin 1936 instituant la semaine de quarante heures dans les établissements industriels et commerciaux et fixant la durée du travail dans les mines souterraines (site extérieur)

    Légifrance

    Plafond de 40 heures de travail effectif par semaine, interdiction de baisser le niveau de vie ou les salaires, décrets d'application par profession.

    Articles 1 (article 6 et 7 du Code du travail) et 2 · consulté le 22 octobre 2026

  9. 9
    Texte officiel ou archive

    Loi du 20 juin 1936 instituant un congé annuel payé dans l'industrie, le commerce, les professions libérales, les services domestiques et l'agriculture (site extérieur)

    Légifrance (Journal officiel, version initiale)

    Date et intitulé officiel de la loi sur les congés payés.

    Notice du texte (titre et date) ; le texte des articles n'est pas affiché · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  10. 10
    Presse

    Joyeux anniversaire aux… congés payés ! (site extérieur)

    Pierre-Jean Fabas · Legisocial · publié le 27 juin 2016

    Durée du congé : au moins quinze jours continus, dont douze jours ouvrables, après un an de service ; une semaine après six mois.

    Reproduction de l'article 54 f issu de la loi de 1936 · consulté le 22 octobre 2026

  11. 11
    Institution publique ou patrimoniale

    Les congés payés ont 90 ans (site extérieur)

    Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) · publié le 9 juin 2026

    La loi de 1936 accorde un congé annuel continu payé d'au moins quinze jours.

    Entretien avec Michel Miné et Bertrand Réau · consulté le 22 octobre 2026

  12. 12
    Institution publique ou patrimoniale

    Sujet d'histoire-géographie, terminale générale : document 1, « Les accords de Matignon, 7 juin 1936 » (site extérieur)

    Académie de Versailles (Banque nationale de sujets, GTCHIGE05509)

    Articles 1 à 7 de l'accord : contrats collectifs, liberté syndicale, hausses de 15 % à 7 % plafonnées à 12 %, délégués au-delà de dix ouvriers, aucune sanction, appel à la reprise.

    Pages 2 et 3, document 1 (texte cité par Jean Vigreux, Histoire du Front populaire, Tallandier, 2016) · consulté le 22 octobre 2026

  13. 13
    Institution publique ou patrimoniale

    1936 : nouvelles images, nouveaux regards sur le Front populaire (panneaux 1 à 4 de l'exposition) (site extérieur)

    Éric Lafon, Frédéric Cépède, Jean Vigreux, Marion Fontaine et al. · Musée de l'Histoire vivante (Montreuil) · publié le 2016

    Grèves des 11 et 13 mai (Bréguet, Latécoère), raisons des occupations, chiffres du ministère du Travail (12 142 entreprises, 2 millions de grévistes, 74 % d'occupations), programme adopté début 1936.

    Panneau 3/15 « La victoire électorale » et panneau 4/15 « Les grèves de l'espoir retrouvé » · consulté le 22 octobre 2026

  14. 14
    Synthèse encyclopédique

    Front populaire : l'expérience Blum (juin 1936-juin 1937) (site extérieur)

    Serge Berstein · Encyclopædia Universalis

    Gouvernement de socialistes et de radicaux soutenu par les communistes ; partage du travail par la réduction de sa durée dans le diagnostic de Blum ; vague de grèves de deux millions de salariés ; Blum contraint d'agir dans la précipitation pour désamorcer la crise ; droit syndical reconnu à Matignon en échange de la fin des grèves ; « augmentation moyenne de 12 % » ; deux semaines de congés payés. La page ne dit pas que les grèves ont seulement accéléré des réformes déjà prévues.

    Section 2, début (suite réservée aux abonnés) · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  15. 15
    Synthèse encyclopédique

    CGT (Confédération générale du travail) : la CGT et la Seconde Guerre mondiale (site extérieur)

    Encyclopædia Universalis

    Grève générale de vingt-quatre heures lancée par la CGT le 30 novembre 1938 contre les décrets-lois, inégalement suivie.

    Section 4, premier paragraphe · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  16. 16
    Travaux de recherche

    Front populaire : le temps des conventions collectives (site extérieur)

    Laure Machu · CNRS Le Journal · publié le 24 juin 2016

    Près de 5 000 accords signés de 1936 à 1938, rapport Laroque de 1934, effets limités des conventions sur la condition ouvrière.

    Intertitres « Aucune obligation de respecter les textes signés » et « Un effet modeste sur la condition ouvrière » · consulté le 22 octobre 2026

  17. 17
    Institution publique ou patrimoniale

    Rapport n° 136 sur le projet de loi relatif à la réduction de la durée maximale du travail (site extérieur)

    André Méric · Sénat · publié le 11 décembre 1975

    Loi des huit heures du 23 avril 1919 ; recul des 40 heures dès 1937 (abandon de la répartition sur cinq jours, heures supplémentaires facilitées) ; retour à 48 heures (plafond de 60) à la veille de la guerre ; rétablissement par la loi du 25 février 1946 ; congés portés à trois semaines en 1956.

    Pages 4 et 5, « Les principales étapes de la législation » · consulté le 22 octobre 2026

  18. 18
    Institution publique ou patrimoniale

    Rapport sur le projet de loi relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social (site extérieur)

    Sénat

    Procédure d'extension créée en 1936 ; près de 6 000 conventions conclues jusqu'en janvier 1940.

    Intertitre « c) La loi du 24 juin 1936 » · consulté le 22 octobre 2026

  19. 19
    Institution publique ou patrimoniale

    Les lois sur la durée du travail. I. La loi de 1919 sur la journée de huit heures. II. La loi de 1936 sur la semaine de quarante heures (F/22/2187-F/22/2317) (site extérieur)

    P. Gillet, P. Laharie et Y. Poulle · Archives nationales · publié le 2003

    Décrets d'application de la loi des 40 heures pris profession par profession de septembre 1936 à octobre 1938, et jusqu'au 31 décembre 1938.

    Introduction, pages 4 et 5, « Les archives de la loi de quarante heures » · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  20. 20
    Institution publique ou patrimoniale

    1936 : le Front populaire, l'union de la gauche contre le fascisme et la misère sociale (site extérieur)

    Florence Dartois · INA · publié le 10 juin 2024

    Blum nommé par Albert Lebrun le 4 juin 1936 ; deux millions de grévistes le 11 juin (chiffre sans source précisée). La page attribue à tort les 40 heures et les congés payés à l'accord Matignon : elle n'est pas utilisée pour ces points.

    Parties « L'épreuve du pouvoir », « Les congés payés révolutionnent le monde du travail », « Un formidable mouvement social » · consulté le 22 octobre 2026

  21. 21
    Institution publique ou patrimoniale

    Les années 1930, la République en crise et le Front populaire (parcours « Mémoires de mines ») (site extérieur)

    Stéphane Gomanne · INA (Fresques)

    En 1938, les décrets-lois Reynaud remettent en cause la semaine de 40 heures.

    Texte du parcours, fin · consulté le 22 octobre 2026

  22. 22
    Presse

    « Le patronat est complètement déboussolé, il a peur d'une révolution » : quand des milliers d'ouvriers grévistes occupaient les usines de la Somme en 1936 (site extérieur)

    Romane Idres · France 3 Hauts-de-France · publié le 7 juin 2026

    Revendications de salaires et de droit syndical dans la Somme dès le 4 juin ; lectures de Xavier Vigna et Gérard Noiriel ; ordre de grandeur de deux millions de grévistes et neuf mille établissements occupés.

    Article (fin de page non lue) ; propos de Xavier Vigna et de Gérard Noiriel · consulté le 22 octobre 2026 · lecture partielle

  23. 23
    Synthèse encyclopédique

    Grève (site extérieur)

    Encyclopédie Larousse

    Le mouvement gagne encore en ampleur jusqu'au 11 juin ; reprise progressive après des négociations branche par branche.

    Section 1.4 et chronologie, année 1936 · consulté le 22 octobre 2026

  24. 24
    Synthèse encyclopédique

    Front populaire (site extérieur)

    Encyclopédie Larousse

    Estimation divergente de « près de 3 millions » de grévistes, sans source ; deux semaines de congés payés ; accord Matignon conçu pour répondre au mouvement de grèves.

    Passage sur la vague de grèves après la victoire électorale · consulté le 22 octobre 2026

  25. 25
    Presse

    Ces lois qui font votre été : il y a 90 ans, les congés payés (site extérieur)

    Anne-Charlotte Dusseaulx · LCP-Assemblée nationale · publié le 3 août 2026

    Congés payés comptés parmi les principales revendications des ouvriers mais absents du programme électoral ; projet déposé dans l'espoir de mettre fin aux occupations ; vote de la Chambre le 11 juin 1936 par 563 voix contre 1 ; congé d'au moins quinze jours dont douze ouvrables.

    Article entier · consulté le 22 octobre 2026

Recherche documentaire du 22 octobre 2026, contre-vérification du 22 octobre 2026, réalisées par des agents d’IA à partir de sources ouvertes. Aucune relecture d’historien à ce stade. Lexique : définitions sourcées, rédigées pour ce site. Méthode.

Portrait de Louis XVI

roi de France, puis roi des Français

Louis XVI

Du 10 mai 1774 au 21 septembre 1792

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Joseph-Siffred Duplessis · Domaine public

Portrait de Charles X

roi de France

Charles X

Du 16 septembre 1824 au 2 août 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard, vers 1825 · Domaine public

Portrait de Louis-Philippe Ier

roi des Français

Louis-Philippe Ier

Du 9 août 1830 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Franz Xaver Winterhalter, 1841 · Domaine public

Portrait de Gouvernement provisoire

présidé par Dupont de l’Eure

Gouvernement provisoire

Du 24 février 1848 au 9 mai 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1830 · Domaine public

Portrait de Commission exécutive

présidée par François Arago

Commission exécutive

Du 9 mai 1848 au 28 juin 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ary Scheffer, 1842 · Domaine public

Portrait de Adolphe Thiers

chef du pouvoir exécutif, puis président de la République

Adolphe Thiers

Du 17 février 1871 au 24 mai 1873

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Nadar, années 1870 · Domaine public

Portrait de Armand Fallières

président de la République

Armand Fallières

Du 18 février 1906 au 18 février 1913

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Auteur inconnu · Domaine public

Portrait de Albert Lebrun

président de la République

Albert Lebrun

Du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1932 · Domaine public

Portrait de Charles de Gaulle

président de la République

Charles de Gaulle

Du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Ludwig Wegmann, 1963 · CC BY-SA 3.0 DE

Portrait de Georges Pompidou

président de la République

Georges Pompidou

Du 20 juin 1969 au 2 avril 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Valéry Giscard d’Estaing

président de la République

Valéry Giscard d’Estaing

Du 27 mai 1974 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1975 · CC BY 4.0

Portrait de François Mitterrand

président de la République

François Mitterrand

Du 21 mai 1981 au 17 mai 1995

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Comet Photo AG (Zurich), 1983 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jacques Chirac

président de la République

Jacques Chirac

Du 17 mai 1995 au 16 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de François Hollande

président de la République

François Hollande

Du 15 mai 2012 au 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Matthieu Riegler, 2012 · CC BY 3.0

Portrait de Emmanuel Macron

président de la République

Emmanuel Macron

Depuis le 14 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia, Élysée
Portrait : Cabinet du Premier ministre du Japon, 2023 · CC BY 4.0

Portrait de Jules de Polignac

président du Conseil

Jules de Polignac

Du 8 août 1829 au 29 juillet 1830

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : François Gérard · Domaine public

Portrait de Casimir Perier

président du Conseil

Casimir Perier

Du 13 mars 1831 au 16 mai 1832

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean-Baptiste Aubry-Lecomte, 1822 · Domaine public

Portrait de Jean-de-Dieu Soult

président du Conseil

Jean-de-Dieu Soult

Du 29 octobre 1840 au 18 septembre 1847

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jean Broc · Domaine public

Portrait de François Guizot

président du Conseil

François Guizot

Du 18 septembre 1847 au 24 février 1848

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Paul Delaroche (photo Daderot), 1839 · Domaine public

Portrait de Georges Clemenceau

président du Conseil

Georges Clemenceau

Du 25 octobre 1906 au 20 juillet 1909

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Atelier Nadar · Domaine public

Portrait de Albert Sarraut

président du Conseil

Albert Sarraut

Du 24 janvier 1936 au 4 juin 1936

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Agence de presse Meurisse, 1936 · Domaine public

Portrait de Léon Blum

président du Conseil

Léon Blum

Du 4 juin 1936 au 21 juin 1937

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anonyme (Keystone France), 1936 · Domaine public

Portrait de Michel Debré

Premier ministre

Michel Debré

Du 8 janvier 1959 au 14 avril 1962

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Ludwig Wegmann, 1960 · CC BY-SA 3.0 de

Portrait de Georges Pompidou

Premier ministre

Georges Pompidou

Du 14 avril 1962 au 10 juillet 1968

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Maurice Couve de Murville

Premier ministre

Maurice Couve de Murville

Du 10 juillet 1968 au 20 juin 1969

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Hugo van Gelderen / Anefo, 1963 · CC0

Portrait de Jacques Chaban-Delmas

Premier ministre

Jacques Chaban-Delmas

Du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Eric Koch / Anefo, 1969 · CC0

Portrait de Pierre Messmer

Premier ministre

Pierre Messmer

Du 5 juillet 1972 au 27 mai 1974

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Fritz Cohen, 1964 · Domaine public

Portrait de Jacques Chirac

Premier ministre

Jacques Chirac

Du 27 mai 1974 au 25 août 1976

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Christian Lambiotte, 1997 · CC BY 4.0

Portrait de Raymond Barre

Premier ministre

Raymond Barre

Du 25 août 1976 au 21 mai 1981

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Koen Suyk / Anefo, 1980 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Pierre Mauroy

Premier ministre

Pierre Mauroy

Du 21 mai 1981 au 17 juillet 1984

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Anefo (Nationaal Archief), 1981 · CC BY-SA 3.0 nl

Portrait de Laurent Fabius

Premier ministre

Laurent Fabius

Du 17 juillet 1984 au 20 mars 1986

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : CEVIPOF Sciences Po, 1981 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Alain Juppé

Premier ministre

Alain Juppé

Du 17 mai 1995 au 2 juin 1997

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Archives nationales, 1995 · CC BY-SA 4.0

Portrait de Jean-Pierre Raffarin

Premier ministre

Jean-Pierre Raffarin

Du 6 mai 2002 au 31 mai 2005

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Claude Truong-Ngoc, 2013 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Dominique de Villepin

Premier ministre

Dominique de Villepin

Du 31 mai 2005 au 17 mai 2007

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Georges Seguin (Okki), 2010 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Jean-Marc Ayrault

Premier ministre

Jean-Marc Ayrault

Du 15 mai 2012 au 31 mars 2014

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Remi Jouan, 2012 · CC BY-SA 3.0

Portrait de Manuel Valls

Premier ministre

Manuel Valls

Du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Présidence de la Nation argentine, 2016 · CC BY 2.5 ar

Portrait de Bernard Cazeneuve

Premier ministre

Bernard Cazeneuve

Du 6 décembre 2016 au 15 mai 2017

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jérémy Barande, 2018 · CC BY-SA 2.0

Portrait de Édouard Philippe

Premier ministre

Édouard Philippe

Du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Jacques Paquier, 2019 · CC BY 2.0

Portrait de Élisabeth Borne

Première ministre

Élisabeth Borne

Du 16 mai 2022 au 9 janvier 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Benoît Granier, 2022 · Licence Ouverte

Portrait de Gabriel Attal

Premier ministre

Gabriel Attal

Du 9 janvier 2024 au 5 septembre 2024

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, 2023 · Domaine public

Portrait de Sébastien Lecornu

Premier ministre

Sébastien Lecornu

Depuis le 9 septembre 2025

Dans la frise à cette période

Sources : Wikipédia
Portrait : Département de la Défense des États-Unis, 2024 · Domaine public

En clair

Front populaire

Coalition de gauche formée pour les élections législatives de 1936 autour du Parti radical, de la SFIO et du Parti communiste. Victorieuse en avril-mai 1936, elle porte Léon Blum au gouvernement et disparaît en novembre 1938.

Source : Wikipédia, « Front populaire (France) »

En clair

Convention collective

Accord écrit, négocié entre employeurs et syndicats, qui fixe pour une entreprise ou toute une branche les conditions de travail, notamment les salaires, en complément du droit du travail. En 1936, on parle aussi de « contrats collectifs ».

Source : Wikipédia, « Convention collective »

En clair

Accord Matignon

Accord signé dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 à l’hôtel Matignon entre le patronat (CGPF) et la CGT, sous l’arbitrage de Léon Blum. Il prévoit des hausses de salaires, la liberté syndicale et l’élection de délégués du personnel.

Source : Wikipédia, « Accords de Matignon (1936) »

En clair

Délégués ouvriers

Salariés élus par leurs collègues pour porter leurs réclamations auprès de la direction. L’accord Matignon de 1936 les instaure dans les établissements de plus de dix ouvriers : on les appelle ensuite délégués du personnel.

Sources : Wikipédia, « Délégué du personnel », Wikipédia, « Accords de Matignon (1936) »

En clair

Branche

Branche professionnelle : ensemble des entreprises d’un même secteur d’activité (métallurgie, textile, banques…), couvertes par une même convention collective. Négocier « par branche », c’est fixer des règles communes à tout ce secteur.

Sources : Wikipédia, « Branche professionnelle », Wikipédia, « Convention collective »

En clair

Durée légale du travail

Durée de travail fixée par la loi au-delà de laquelle les heures comptent comme heures supplémentaires, mieux payées ; ce n’est pas un maximum. La loi de 1919 instaure la journée de huit heures, celle de 1936 la semaine de 40 heures.

Source : Wikipédia, « Durée du travail en France »

En clair

SFIO

Section française de l’Internationale ouvrière : nom du Parti socialiste français de 1905 à 1969, année où il devient le Parti socialiste. En 1936, son dirigeant Léon Blum devient président du Conseil.

Source : Wikipédia, « Section française de l’Internationale ouvrière »

En clair

Chambre des députés

Sous la IIIe République (1875-1940), assemblée de députés élus au suffrage universel, qui fait la loi avec le Sénat. Réunies à Versailles, les deux chambres forment l’Assemblée nationale.

Source : Wikipédia, « Chambre des députés (Troisième République) »

En clair

Chômer (un jour)

Ici, ne pas travailler un jour donné, en raison d’une fête, et non être sans emploi. En 1936, le 1er mai n’est pas encore un jour férié : des ouvriers sont licenciés pour l’avoir chômé, ce qui déclenche des grèves.

Source : Larousse, « chômer »

En clair

Radicaux (Parti radical)

Membres du Parti républicain, radical et radical-socialiste, fondé en 1901, qui occupe une place centrale dans la vie politique de la IIIe République. En 1936, il forme le Front populaire avec la SFIO et le Parti communiste.

Source : Wikipédia, « Parti radical (France) »

En clair

CGT

Confédération générale du travail : fondée en 1895 à Limoges, elle réunit des syndicats de salariés de tous les métiers et de toutes les branches, d’où son nom de confédération « interprofessionnelle ».

Source : Wikipédia, « Confédération générale du travail »

En clair

Président du Conseil

Titre du chef du gouvernement en France sous plusieurs régimes des XIXe et XXe siècles, avant le Premier ministre de la Ve République. Georges Clemenceau en 1907 et Léon Blum en 1936 occupent cette fonction.

Sources : Wikipédia, « Président du Conseil des ministres (France) », Wikipédia, « Hôtel de Matignon »

En clair

Journal officiel

Publication de l’État, créée en 1869, où paraissent les lois, les décrets et d’autres textes officiels. Un texte doit y être publié pour s’appliquer : sauf mention contraire, il entre en vigueur le lendemain.

Source : Wikipédia, « Journal officiel de la République française »

En clair

Décret-loi

Décret du gouvernement qui a la même force qu’une loi. Sous la IIIe République, le gouvernement ne peut en prendre qu’après une autorisation du Parlement ; en 1938, des décrets-lois remettent en cause les 40 heures.

Source : Wikipédia, « Décret-loi »

En clair

Suffrages exprimés

Votes valables, pris en compte pour calculer les résultats d’une élection : on en retire les bulletins nuls et, selon les pays, les votes blancs. Les abstentionnistes, qui n’ont pas voté, n’y figurent pas non plus.

Source : Wikipédia, « Suffrages exprimés »

En clair

Lock-out

Fermeture provisoire d’une entreprise, décidée par l’employeur pour répondre à un conflit collectif : les salariés ne peuvent plus entrer travailler. En 1936, occuper l’usine est aussi un moyen de l’empêcher.

Source : Wikipédia, « Lock-out »

En clair

Hôtel Matignon

Hôtel particulier de la rue de Varenne, à Paris, qui est depuis 1935 la résidence officielle et le lieu de travail du chef du gouvernement. Par extension, « Matignon » désigne le chef du gouvernement et ses services.

Source : Wikipédia, « Hôtel de Matignon »

En clair

Confédération générale de la production française

Organisation patronale française créée en 1919, qui représente les employeurs. Sous la pression des grèves, elle signe en 1936 l’accord Matignon avec la CGT ; le CNPF en 1946, puis le Medef en 1998, lui succèdent.

Source : Wikipédia, « Confédération générale de la production française »

En clair

Projet de loi

Texte de loi proposé par le gouvernement. Quand il vient de députés ou de sénateurs, on parle de proposition de loi.

Source : Sénat, « La navette parlementaire »

En clair

Matignon

L’hôtel de Matignon, à Paris, est la résidence officielle et le lieu de travail du Premier ministre. Par extension, dans la presse, « Matignon » désigne le Premier ministre lui-même ou ses services.

Source : Wikipédia, « Hôtel de Matignon »

En clair

Masse salariale

Somme de toutes les rémunérations brutes versées aux salariés d’une entreprise ou d’un établissement. En 1936, l’accord Matignon plafonne à 12 % la hausse de la masse salariale de chaque établissement.

Source : Wikipédia, « Masse salariale »

En clair

Jours ouvrables

Jours qui ne sont ni fériés ni légalement chômés, c’est-à-dire en général tous les jours sauf le dimanche. À ne pas confondre avec les jours ouvrés, ceux où l’entreprise travaille effectivement.

Source : Wikipédia, « Jour ouvrable »

Explorer 1789 → 2026

23 mouvements documentés : une sélection, pas un inventaire. Pourquoi ceux-là

Preuve

Sources de l’affirmation

    Les liens marqués ouvrent un site extérieur, dans un nouvel onglet. « Consultée le » indique la date de vérification, distincte de la date de publication.